FLORESTAN OU LE CONSEIL DES DIX
opéra en trois actes, paroles de Delrieu, musique de Garcia, représenté à l'Académie royale de musique le 26 juin 1822. Cet ouvrage tomba , et l'administration de l'Opéra renonça définitivement à produire les compositions du célèbre chanteur.
FLORETTE, opéra allemand, musique de Pohlei, représenté à Leipzig en 1836.
Florette ET COLIN, opéra-comique en un acte, paroles de Lebas, musique de Champein, représenté au théâtre des Beaujolais vers 1786.
FLORETTE ET COLIN, opéra en un acte, musique de Champein, représenté au théâtre desBeaujolais vers 1790.
FLORETTO, opéra allemand, musique de Strungk, représenté à Hambourg vers 1685.
* FLORIAN, opéra en quatre actes, paroles de Mme ***, musique de Mlle Ida Walter, représenté au Novelty-Theatre de Londres le 27 juillet 1886. Cet opéra était le premier ouvrage dramatique écrit en Angleterre par une femme. Son auteur, miss Ida Walter, nièce du directeur du Tinies, avait été élève de l'Académie royale de musique de Londres et ne s'était encore fait connaître auparavant que par quelques chansons. Florian, qui fut assez favorablement accueilli, était chanté par Mlles Griswold et Dorothy Dickson et M. Ben Davies. L'ouvrage, toutefois, n'obtint que deux représentations.
* FLORIAN amoureux, opérette en un acte, paroles de M. Leclerc, musique de
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M. J- Bénard, représentée à la salle Herz le
FLORIBELLA, opéra en trois actes, musique de Weyse, repr. à Copenhague vers 1810.
FLORIDANTE, opéra italien, musique de Hœndel, repr. à Londres en décembre 1721.
FLORINDA, opéra espagnol, musique de Garcia (Manuel-del-Popolo-Vicente) , représenté à Madrid vers 1805.
FLORINDA, opéra italien, paroles de Scribe, musique de Thalberg, représenté au théâtre italien de Londres en 1851.
* FLORINDA, zarzuela en trois actes, musique de M. Miguel Marqués, représentée à Madrid, sur le théâtre de la Zarzuela, en mars 1880.
FLORINDO, opéra allemand, musique de Hsendel, représenté à Hambourg en 1708.
FLORINE, opéra-comique en trois actes, paroles de Imbert, musique de Désaugiers , représenté à l'Opéra-Comique le 15 juin 1780.
FLORIS VON NAMUR, opéra allemand, musique de Oberthur, représenté à Wiesbaden vers 1840.
FLUCHT (die) [la Fuite], opéra allemand, musique de Stœr, représenté au théâtre delà Cour, à Weimar, en 1843.
FLUCHT NACH DER SCHWEIZ (die)' [la Fuite vers la Suisse], opéra allemand, musique de Kiïcken, représenté à Berlin en 1839.
FLÛTE ENCHANTÉE (la) [Die Zauberflœte], opéra allemand en deux actes, musique de Mozart, représenté à Vienne le 30 septembre 1791. Cette partition, composée dans les derniers mois de son existence , est comptée au nombre de ses chefs-d'œuvre. Elle appartient au genre romantique et fantastique. Schikaneder, alors directeur du théâtre de Vienne, se trouvait dans une situation financière fort embarrassée. Il s'adressa à Mozart pour lui demander une partition. L'excellent artiste se mit à l'œuvre , et, au bout de quelques semaines, il livrait au directeur du théâtre cet ouvrage admirable, sans exiger de lui d'autres honoraires que la promesse de ne laisser prendre aucune copie de sa musique, se réservant comme bénéfice le prix de la vente de la partition à d'autres théâtres , si l'ouvrage réussissait. Le Zauberflœte eut cent vingt représentations de suite. Les copies se répandirent de toutes parts , et Mozart;, trompé, n'éleva aucune réclamation. Ce fut pour lui le chant du cygne, et ce dernier ef-
fort devait être entièrement désintéressé. La Flûte enchantée fut accueillie très favorablement par le public viennois ; mais Mozart, à cause de son état de faiblesse, ne put diriger l'orchestre que pendant environ dix représentations. Il mourut trois mois après. Dix ans plus tard, Morel et Lachnith firent représenter sur le théâtre des Arts (Opéra) un opéra sous le titre des Mystères d'Isis , dans lequel ils introduisirent la majeure partie des morceaux du Zauberflœte, en y ajoutant des fragments tirés d'autres ouvrages de Mozart, de Don Juan, de la Clémence de Titus, des Noces de Figaro, et même quelques morceaux des symphonies d'Haydn. Cet arrangement singulier eut alors un grand succès. Les Mystères d'Isis avaient pour interprètes Chéron , Lainez Lays , Dufresne , Mmes Maillart, Henry, Armand. En 1816, cet ouvrage fut repris avec Lays, Derivis, Nourrit père, Mues Branchu, Armand, Albert.
Enfin les Mystères d'Isis furent encore chantés en 1827 par Dabadie, Alexis Dupont, Serda, Mmes Grassari, Quincy, Jawureck.
Mentionnons encore pour mémoire les représentations de cette œuvre données au Théâtre-Italien en 1829, par la troupe allemande d'Aix-la-Chapelle, sous la direction de Roeckel. Quoique la plupart des critiques aient trouvé ridicules les scènes naïves et fantastiques de Schikaneder, il faut convenir que cette fantaisie allemande n'était pas complètement dépourvue de situations musicales, puisque Mozart y a déployé les trésors de son imagination et de son cœur avec une richesse, je dirai même une profusion plus grande que dans ses autres ouvrages.
La Flûte enchantée, mise en quatre actes, avec des paroles nouvelles de MM. Nuitter et Beaumont, fut représentée au Théâtre- Lyrique le 23 février 1865. Le nouveau livret reproduit presque exactement la pièce primitive de l'auteur allemand ; mais c'est dans la partition allemande qu'il faut chercher l'inspiration vraie de Mozart. Quoi qu'il en soit, voici une courte analyse du livret. Un prince égyptien, nommé Tamino, doit épouser Pamina, sa fiancée ; mais la Reine de la Nuit s'oppose à leur bonheur, et, par sa puissance magique, fait surgir les plus formidables obstacles sous les pas de Pamina. D'un autre côté, Papageno, l'oiseleur, court après la jeune Papagena, qui échappe à sa poursuite, et il partage le sort du prince. Trois petites fées s'intéressent à leur destinée, et, pour contrarier les desseins de la Reine de la Nuit, font cadeau aux deux amants d'une flûte et d'une
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sonnette magiques. Cependant Pamina a été enlevée par un farouche Nubien, appelé Monostatos, qui habite un palais inaccessible. Les talismans seraient eux-mêmes impuissants pour la délivrer , si le prêtre d'Isis ne s'intéressait au sort des amants. Les scènes, tour à tour imposantes et gracieuses, même un peu comiques, se succèdent jusqu'à ce que la protection des trois fées bienfaisantes et du grand prêtre Sarastro triomphe des méchants desseins de la Reine de la Nuit et de Monostatos. Après tant d'infortunes et d'épreuves subies avec constance, sinon avec un courage égal, les deux couples sont réunis dans la Vallée merveilleuse. A voir le parti que Mozart a tiré du livret de la Flûte enchantée, on sent qu'il a dû y travailler de concert avec Schikaneder. Il est impossible, en effet, d'imaginer un accord plus parfait entre l'auteur dramatique et le musicien. D'ailleurs, l'idée n'en est pas si mauvaise, et elle ne paraît pas avoir été bien saisie par les feuilletonistes qui l'ont critiquée ou plutôt dédaignée. Les contrastes des caractères, la variété des scènes et la marche de l'action ont fourni au compositeur des situations musicales fort heureuses: d'une part, l'amour pur, chaste, éthéré du prince pour Pamina; dans la sphère au-dessous, les personnages moins mystiques de Papageno et Papagena ; d'autre part, la brutalité sauvage du tyran africain Monostatos; d'un côté, la Reine de la Nuit, puissance malfaisante et jalouse du bonheur des mortels; de l'autre, les bonnes petites fées qui forment un triple personnage de la plus gracieuse invention. Enfin l'élément hiératique est magnifiquement représenté par le cortège des prêtres d'Isis, et dans la personne du pontife du grand Osiris, dont l'influence souveraine confond le mensonge, s'oppose à la tyrannie homicide et protège l'innocence, la beauté , l'amour vertueux. Le fantastique, chez Mozart, n'est point lugubre et désespéré comme chez "Weber, mais il a une originalité piquante et une grâce un peu étrange. L'esprit en est occupé sans malaise, et l'oreille toujours charmée. Mozart reste constamment musicien et s'exprime en sa langue. Plusieurs compositeurs contemporains ont changé tout cela. Il se sont mis à la remorque des romanciers et des critiques littéraires. Ils ont cherché l'effet, et peu à peu les procédés d'imitation puérile ont remplacé l'inspiration. Ces procédés bientôt connus, imités, sont reproduits partout et en toute occasion, fatiguant l'auditoire et l'obsédant. Ce genre, que nous avons vu naître, a
même déjà vieilli, tandis que la muse de Mozart porte gaiement son siècle d'existence. L'ouverture de la Flûte enchantée est une des compositions instrumentales les plus intéressantes de l'œuvre du maître et fait partie du répertoire classique de la Société des concerts du Conservatoire. Le trio des Fées, la chanson de Y Oiseleur, l'air chanté par la Reine de la Nuit, et le célèbre quintette Hm, hm,hm, forment le premier acte. Ces deux derniers morceaux offrent des effets bizarres bien appropriés au sujet. Dans l'air de la Vision, ce sont des sons saccadés, stridents, qui ne sortent pas d'ordinaire du gosier d'une mortelle ; dans le quintette, c'est une imitation comique des sons inarticulés que peut produire un muet. Après l'entrée de l'oiseleur dans la volière , au second acte , on entend un duo dialogué délicieux dans le sentiment du Voi che sapete des Nozse di Figaro. Mme Carvalho et Troy ont chanté excellemment le motif: Ton cœur m'attend! le mien t'appelle! La scène dans laquelle la clochette magique fait fuir en cadence Monostatos et sa troupe est fort gaie, sans bouffonnerie exagérée. Le troisième acte s'ouvre par l'invocation chantée par le grand prêtre : Isis, c'est l'heure où sur la terre. On ne peut rien concevoir de plus majestueux, de plus hiératique que ces 'belles phrases, dites par une voix de basse profonde, auxquelles répondent en pianissimo quatre mesures du quatuor vocal, harmonieuses et suaves. Nous rappellerons, dans ce troisième acte, l'air de la Reine de la Nuit : Oui, devant toi tu vois une rivale, où se trouvent accumulés des tours de force et des traits aigus qui montent jusqu'au contre-fa; ce qui prouve, aussi bien que les airs de basse dans leur genre, que Mozart ne dédaignait pas d'écrire pour la virtuosité vocale lorsque les circonstances l'exigeaient. Il ne fallait rien moins que le soprano aigu d'Aloysia Weber, belle-sœur de Mozart, et celui de Mlle Nilsson pour interpréter cet air singulier. Le second air de basse : La haine et la colère, était resté dans la mémoire de tous ceux qui avaient entendu les Mystères d'Isis. C'est un morceau d'un grand style. Quant au chœur des prêtres d'Isis qui termine le troisième acte, nous ne craignons pas de dire, qu'à notre avis, il n'a rien été écrit au théâtre de plus religieux, de plus noble, de plus grand. Les couplets : La vie est un voyage, ont eu un succès populaire ; mais on est encore surpris de l'intérêt nouveau qu'ils excitent lorsqu'on les entend accompagnés par le travail de l'orchestre le plus
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Un, le plus spirituel qu'on puisse imaginer; la clochette magique y joue aussi son rôle. Le dernier morceau de la partition est un duo bouffe entre Papagena et Papageno, que le public ne se lasse po>nt de redemander. La partition de la Flûte enchantée manque sans doute d'unité; le sujet s'y opposait; mais, au point de vue purement musical, elle est la plus riche qui soit sortie de la plume de Mozart. Il semble que , se sentant arrivé au terme de sa carrière terrestre, il ait semé avec profusion toutes ses idées sans en réserver pour d'autres ouvrages , si tant est qu'il y ait jamais songé. L'interprétation de cet opéra a été excellente au Théâtre-Lyrique. M. Carvalho n'a pas économisé non plus ses richesses vocales. L'ouvrage ne compte pas moins de dix-huit rôles, dont voici la distribution :
Tamino , Michot; Papageno, Troy ; Sarastro, Depassio; Monostatos, Lutz; Psammis, Fromant; Manès, Petit ; Bamboloda, Gerpré; Gardiens du temple, Péront et Gilland. Pamina, Mme Carvalho; Papagena, Mme Ugalde ; la Reine de la Nuit, Mlle Nilsson; trois fées, Mlles Albrecht, Estagel et Fonti; trois initiés : Mmes Daram , Willème et Peyret.
Une belle édition de la partition, avec paroles françaises et conforme à la représentation du Théâtre-Lyrique, a été publiée chez Heugel, en 1865. Elle est ornée d'un portrait intéressant de Mozart.
FOI GARDÉE (la), opéra-comique, musique de Boxberg, représenté à Onolzback en 1698.
FOIRE ANNUELLE (la), opéra allemand, musique de J. Michl, représenté à Munich vers 1777.