FOIRE ANNUELLE DE PLAUDERSWEI
LER (la), opéra, musique de Eberwein (Traugott-Maximilien) , représenté à Rudolstadt en 1818.
foire d'cheux nous (la), opérette en un acte, paroles de MM. Bordet et Henriot,. musique de M. Hagel, représentée aux Folies- Belleville le 10 avril 1885.
FOIRE DE LEIPZIG (la) , opéra allemand, musique de Keiser, représenté à Hambourg en 1710.
FOIRE DE SMYRNE (la), opéra-comique, musique de Sor, repr. à Londres vers 1802.
FOIRE DE VILLAGE (la), opéra-comique, musique de Benda , représenté à Gotha vers
* FOIRE DE VILLAGE (la), opéra-comique en deux actes, musique de Vitzthumb, représenté à Bruxelles en 1786.
FOIRE saint-laurent (la), opéra-bouffe en trois actes, livret de MM. H. Crémieux et Saint-Albin, musique de M. Jacques Offenbach, représenté aux Folies-Dramatiques le 10 février 1877. Le héros de cette trop longue farce est Bobèche, dont l'ex-danseuse Malaga est la maîtresse, tout en étant la femme légitime du prince Ramollini, berné et trompé. Les amours de Nicolas , fils de Curtius, l'homme aux figures de cire, et de Carlinette ; une scène de fantasmagorie, une parade, une valse des chats, une parodie du duo des Huguenots forment une série d'enfantillages capables peut-être de distraire des désœuvrés, mais auxquels les gens de goût ne prennent aucun plaisir. Le public des Folies-Dramatiques a applaudi, au premier acte, le trio militaire, la ronde de la foire Saint-Laurent ; au second, le rondeau de Carlinette; au troisième, la ronde de « Lucrèce et Tarquin. * Chanté par Max-Simon, Milher, Luco, Haymé, Vavasseur, MU" Vanghel, Juliette Girard, Mmo Geoffroy.
* FOLCO D'ARLES, drame lyrique, poème de Salvatore Cammarano, musique de Nicola De Giosa, représenté au théâtre San Carlo, de Naples, en 1851. C'était le début, sur cette scène importante, d'un musicien fort distingué qui, l'année précédente, avait obtenu un succès brillant au théâtre Nuovo avec un joli opéra-bouffe intitulé Don Checco. Il n'eut qu'à se réjouir de l'accueil fait par le public napolitain à ce nouvel ouvrage, qui avait pour interprètes Arati, de Bassini, Memmi, Baldanza et Mmes Tadolini et Salvetti.
FOLIE (une), opéra-comique en deux actes, paroles de Bouilly, musique de Méhul, représenté à l'Opéra-Comique le 4 avril 1802. Cette pièce est amusante. Il s'agit, comme dans le Barbier de Séville, d'un tuteur trompé, mais les épisodes sont heureusement variés. On y remarque surtout la scène dans laquelle une correspondance amoureuse s'établit au moyen d'une chaîne de rubans qui se déroule d'une fenêtre. L'ouvrage débute par une ouverture telle qu'on a cessé d'en écrire depuis longtemps. Le premier duo : De l'intrigue, ô vastes mystères! a été écrit pour le chanteur Martin, c'est-à-dire qu'il est inabordable pour nos
FOLI
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ténors modernes. La romance du premier acte : Je suis encore dans mon printemps, a été populaire. Dans le second acte , l'air picard : Si jamais je prends femme, est très-naïf et le duo qui le termine produit bon effet. Dans le trio entre Cerberti, Armantine et Carlin, Méhul a montré une verve comique , un esprit, une vivacité de déclamation incontestables. Le quatuor final est aussi remarquable. Nous ne comprenons pas le jugement sévère que M. Fétis a porté sur les œuvres de Méhul. Une folie et VIrato valent mieux assurément que la plupart des petits opéras italiens composés à cette époque. Une folie est restée longtemps au répertoire. On a repris cette pièce à l'Opéra-Comique en 1843, avec le concours de Chollet, Audran, Ricquier, Henri et M"e Révilly.
POLIE A ROME (une), opéra-bouffe en trois actes, paroles de M. Victor Wilder, musique de M. Federico Ricci ; représenté au théâtre des Fantaisies-Parisiennes le 30 janvier 1869. Le libretto italien adapté à la scène française a conservé les qualités et les défauts originels de Topera buffa : la verve, la malice, l'enfantillage dans les scènes comiques, et aussi la faiblesse de l'intrigue, l'absence de toute sensibilité vraie, la longueur des épisodes. Don Pacifico de Bergame arrive à Rome pour épouser Laurence, jeune héritière, qui ne peut jouir de la fortune qui lui a été léguée qu'à la condition de se marier avec ce don Pacifico, vieil ami du testateur. Laurence a donné son cœur à Maurice, et tous deux se concertent avec deux de leurs amis et une suivante, pour berner et dégoûter le pauvre Bergamasque, qui tient beaucoup plus à la dot qu'à Laurence. Enfin, on imagine une créature millionnaire en faveur de laquelle don Pacifico se désiste de ses projets à l'égard de Laurence. Il a signé une renonciation qui lui est enlevée habilement au milieu d'une mascarade sur la place du Corso, et rien ne s'oppose plus à l'union des deux jeunes gens. La musique de cet ouvrage a de la vivacité et de l'élégance, du brio sans banalité ; elle est ingénieuse et toujours scénique ; l'orchestration, qui est la mise en scène de l'idée musicale, est partout soignée et intelligente. Toutefois, cette idée ne brille pas par l'originalité et l'invention. Chaque fois même que le compositeur veut aborder les régions plus hautes de l'art musical, il ne réussit pas. Je ne parle pas de l'ouverture, qui n'a aucun rapport d'expression avec la pièce, parce que ces sortes de morceaux sont quelquefois empruntés à d'autres ouvrages; mais je citerai
la fin du premier acte et le duo entre Maurice et Laurence au deuxième acte. En revanche, le trio de femmes : Dans l'ombre et le silence, est fort joli; le trio bouffe qui le suit et le duo entre don Pacifico et Laurence : O fleur d'amour, sont traités avec esprit et produisent le plus charmant effet. L'air de la Folie est le morceau capital du deuxième acte et de tout l'ouvrage au point de vue du chant. Le troisième acte, qui débute par une gracieuse valse chantée, est le plus chargé de musique ; le quintette de la bonne aventure et un quatuor accompagné par les chœurs doivent être rangés au nombre des meilleures inspirations de M. Federico Ricci. L'interprétation à' Une folie à Rome a été si heureuse que cet opéra a eu un succès de vogue. MUe Marimon a brillamment chanté le rôle à vocalises de Laurence ; les autres rôles ont été chantés par Soto , Arsandaux, Léopold Ketten, Mlle Persini et Mme Decroix.
* FOLIE espagnole (la), divertissement en un acte, de M. Francesco, musique de M. Pénavaire, représenté aux Folies-Bergère le 18 mars 1874.
FOLIE MUSICALE (la) OU LE CHANTEUR PRISONNIER, opéra-comique en un acte, paroles de Francis d'AUarde, musique de Pradher, représenté au théâtre Feydeau le 24 septembre 1807.
FOLIES amoureuses (les), opéra-comique en trois actes , paroles de Regnard , retouchées par Castil-Blaze, musique de Mozart, Cimarosa, Paër, Rossini, Generali et Steibelt, représenté au Gymnase le 3 avril 1823 et àl'Odéon le 5 juin 1824.
* FOLIES AMOUREUSES (les), Opéra-COmique en trois actes, d'après Regnard, paroles de MM. André Lénéka et Matrat, musique de M. Emile Pessard, représenté à l'Opéra-Comique le 15 avril 1891. Les Folies amoureuses, l'une des plus plaisantes et des plus aimables comédies de Regnard, furent représentées à la Comédie-Française le 15 janvier 1704 ; l'ouvrage était précédé d'un prologue en vers libres et suivi d'un divertissement intitulé le Mariage de la folie, qui, l'un et l'autre, furent bientôt supprimés. C'est la grande tragédienne Adrienne Le Couvreur qui établit dans cette pièce le rôle d'Agathe, et voici ce qu'un chroniqueur contemporain disait à ce sujet: « M"e Le Couvreur voulut faire, dans cette pièce, le rôle de la folle ; mais elle ne sçavoitpas jouer de la guitare. Un nommé Chabrun, fameux maître de guitare, étoit