HENRI IV OU LA. BATAILLE D'IVRY
drame lyrique en trois actes, en prose , avec des ariettes , paroles de De Rosoy , musique de Martini, représenté à la Comédie-Italienne le 14 novembre 1774. Il fut repris avec des changements le 23 avril 1814 au théâtre Feydeau.
HENRI IV À IVRY, opéra allemand, musique de Stunz , représenté à Munich vers
HENRI IV ET d'aubigné, opéra allemand en trois actes, musique de Marschner, représenté à Dresde en 1817.
HENRI IV, ROI DE CASTILLE , opéra, musique de Mattheson, roprésenté à Hambourg en 1711.
HENRIETTE ET VERSEUIL , opéra- comique en un acte, paroles de Guillet et Eugène Hus, musique de Solié, représenté à Feydeau le 30 juillet 1803.
* HENRY CLIFPORD, opéra en trois actes, paroles de M. Mountjoy, musique de M. Isaac Albeniz, représenté avec succès à Barcelone, sur le théâtre du Liceo, le 8 mai 1895. Le sujet est un épisode de la fameuse guerre des Deux Roses, entre les maisons de Lancastre et d'York ; la partition est une œuvre bien inspirée et de forme très soignée. L'œuvre était chantée par Mmes Dardée, Mas, Nava et Marra, MM. Suagnez, Puiggener et Perello.
HERACLITE ET Démocrite, opéra-ballet, musique de Batistin (Struck) , représenté à Versailles vers 1715.
HÉRACLius, opéra allemand, musique de Keiser, représenté à Hambourg en 1712.
HERCULANUM, opéra en quatre actes, paroles de MM. Méry et Hadot, musique de M. Félicien David , représenté à l'Académie impériale de musique le 4 mars 1859. Cet opéra est l'œuvre lyrique la plus importante du compositeur. Le développement des morceaux, les formes plus riches de l'instrumentation, la prédominance de l'expression dra- , matique sur l'emploi du genre descriptif, si familier à l'auteur du Désert , ont permis au public de juger sous un nouveau jour le talent remarquable de M. Félicien David. Il est résulté de cette épreuve, qu'on désirerait le voir travailler plus assidûment pour notre première scène lyrique. Il y a vraiment des scènes fort belles , vigoureusement enlevées dans Herculanum, et, malgré des situations qui rappellent des modèles écrasants, tels que
le duo d'Alice et de Bertram dans Robert le Diable, et le septuor de Poliuto, le compositeur a su être neuf, puissant et original. Le livret est quelque peu bizarre. Il se ressent de l'indécision des auteurs. Il s'agissait d'abord d'un drame mêlé de chants, comme le sont beaucoup de drames allemands , et intitulé :1a Fî7i du monde; ensuite d'up, opéra destiné au Théâtre-Lyrique, -sous ie titre: le Dernier amour ; enfin on s'arrêta au sujet A' Herculanum. L'action se passe donc sous le règne de Titus , à la veille de la grande catastrophe qui ensevelit sous les cendres du Vésuve Herculanum et Pompéi. Les auteurs, pour donner plus de grandeur à leur fiction, se sont inspirés des livres saints. L'histoire des villes maudites de Sodome et de Gomorrhe, Polyeucte et les Martyrs , comme aussi les prophéties relatives à la fin du monde, ont fourni à Méry ses plus belles images. Mais, en raison de la fusion de ces éléments divers, le livret à! Herculanum est une œuvre hybride, peu intéressante, manquant totalement de couleur historique, malgré le déploiement des moyens matériels, les décors magnifiques et les riches costumes. Olympia, reine d'une contrée située sur les bords de l'Euphrate, et sœur du proconsul Nicanor, est venue en Italie se faire couronner solennellement. On pourrait dire de ce personnage d'Olympia , que c'est Vénus tout entière à sa proie attachée , si Méry était parvenu à lui donner, de la vie ; mais ce n'est qu'un être ■ bizarre, ni femme ni démon. Son frère, Nicanor , tient également plutôt de Bertram que du proconsul. On amène en leur présence deux époux chrétiens , Hélios et Lilia. Nicanor ordonne qu'on les conduise immédiatement au supplice ; mais Olympia veut recourir à des moyens plus doux. Elle demande qu'on la laisse s'entretenir avec Hélios, tandis qu'elle livre la pauvre Lilia aux entreprises criminelles de son frère. Olympia est aussi sûre de triompher du pauvre Hélios que si elle était Vénus elle-même :
Tout est soumis à ma puissance ;
L'univers est à mes genoux.
Toi qui dois tout à ma clémence,
Crains de la changer en courroux !
Un pouvoir rempli de mystère
Rend partout mes charmes vainqueurs:
Je suis l'idole de la terre
Et la reine de tout les cpenri.
C'est ce pouvoir qui me fit belle
Pour tout séduire et tout charmer.
Un seul me «erait-il rebelle,
Et le seul que je peux aimer !
De ton Dieu brave l'anathème,
Hélios, déserte ses lois !
Tu peux monter nu rang siiprAm •
Et t'aiseoir au trône des rois.
HERG
HERG
Cependant elle ajoute à cette déclaration l'influence d'un breuvage aphrodisiaque qu'elle lui fait verser par l'esclave Locusta. Au milieu du festin apparaît le trouble -fête Magnus , qui donne lecture de quelques versets de l'Apocalypse , citation d'assez mauvais goût au théâtre. On se moque de lui; l'orgie recommence, et ainsi finit le premier acte. Le décor du deuxième acte transporte le spectateur dans la vallée d'Ottoyano , où se réunissent les chrétiens. Nicanor vient y trouver Lilia. C'est la plus belle scène de l'ouvrage :
NICANOR
C'est toi que je cherchais.
lilia, avec un sentiment d'effroi.
Moi?... Que me voulez-vous?
NICANOR
Que fais-tu parmi ceux que poursuit mon courroux?