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JEAN QUI PLEURE ET JEAN QUI RIT

opérette, paroles de Mangin, musique de M. Marc Chautagne, représentée aux Folies- Marigny en novembre 1868.

* JEAN raisin, opérette en trois actes, paroles de M. Burani, musique de M. Carman, représentée aux Folies-Dramatiques le 30 mars 1893.

* JEAN SANS TERRE, opéra, musique du R. P. Adolphe de Doss, représenté à Liège, au collège Saint-Servais, par les élèves de l'établissement, vers 1881.

* JEAN SECOND OU CHARLES -QUINT DANS LES MURS DE GAND, opéra-comique en un acte, musique de Charles Ots, représenté à Gand le 19 décembre 1816.

JEAN SOBIESKI, drame en cinq actes, en vers, de Kristien Ostrowski, musique de M. Adolphe Nibelle, représeuté au théâtre de la Porte-Saint-Martin le 25 décembre 1875. Mme Marie Lhéritier a chanté un rôle dans cet ouvrage.

* JEANIE DEANS, opéra, livret tiré par M. Joseph Bennett d'un roman de Walter Scott dont l'action se passe à Edimbourg, musique de M. Mac Cunn, représenté avec beaucoup de succès à Edimbourg, par la compagnie CarlRosa, en octobre 1894. La partition, conçue dans le sentiment des œuvres de Richard Wagner, a paru véritablement remarquable; on assure néanmoins que le patriotisme local a été pour une bonne part dans l'accueil fait à l'ouvrage, d'autant que les deux auteurs étaient l'un et l'autre Écossais.

JEANNE D'ARC, pièce de Schiller avec la musique de Weber (Bernard-Anselme), écrite vers 1806.

JEANNE D'ARC, opéra anglais, musique de Balfe, représenté à Londres en 1S39.

" JEANNE D'ARC, opéra allemand en cinq actes, d'après la pièce de Schiller; mis en musique par le baron Vesque de Puttlingen, conseiller à la chancellerie de cour et d'Etat d'Autriche, connu dans le monde musical sous le pseudonyme de Jean de Hoven. Cet ouvrage , dont l'instrumentation est traitée avec talent, a été représenté à Vienne en 1S41 et sur le théâtre de Dresde le 25 février 1845 ; il a obtenu un succès estimable.

JEANNE D'ARC, tragédie de Schiller, avec la musique composée par Damrosch, exécutée sur le théâtre grand -ducal de Weimar le 26 mars 1857.

JEANNE D'ARC, tragédie de Schiller, musique de M. Max Bruch, exécutée à Cologne en avril 1859.

JEANNE D'ARC, opéra en cinq actes et un prologue, paroles de MM. Méry et Edouard Duprez , musique de Gilbert Duprez, représenté sur le Grand-Théâtre-Parisien le 24 oc-

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tobre 1865. Chanté parDuwast, ténor, et Mlle Brunetti.

* JEANNE D'ARC, scène lyrique, paroles de M. Jules Barbier, musique de M. Gaston Serpette, exécutée à l'Opéra le 24 novembre 1871. C'était la cantate qui avait valu le premier grand prix de Rome à M. Serpette en cette même année 1871.

JEANNE D'ARC, drame en cinq actes et sept tableaux, de M. Jules Barbier, musique de M. Charles Gounod, représenté au théâtre de la Gaîté le 8 novembre 1873. Il n'entre pas dans le plan de cet ouvrage de donner l'analyse du remarquable drame de M. Jules Barbier, dans lequel l'histoire de l'héroïne française a été plus respectée que dans les autres pièces dont elle a fourni le sujet. Je dois me contenter de mentionner dans la partie musicale le chœur des fugitifs, le chœur: Dieu le veut, celui des soldats dans le cachot de Jeanne et une marche funèbre. Le rôle du page Loys a été chanté par MUe Perret.

* Jeanne D'ARC, cantate, musique de M. Charles Poisot, exécutée à la salle Erard le 3 mai 1874.

JEANNE D'ARC, opéra en quatre actes et six tableaux, livret et musique de M. A. Mermet, représenté au théâtre national de l'Opéra le mercredi 5 avril 1876. Le premier acte se passe à Domremy. Les paysannes chantent sous l'ombrage d'un vieux chêne auquel s'attache une croyance superstitieuse, on ne sait pourquoi. Des soldats français, conduits par le capitaine Gaston de Metz, maudissent Isabeau. On voit au loin les flammes dévorer un village, les populations fuient en désordre; Jeanne annonce que le capitaine anglais Salisbury vient de périr sur les bords de la Loire et chante une sorte de ballade où la délivrance du pays est prédite. Un capitaine vendu au parti anglais, Richard, se trouble au récit de Jeanne. Celle-ci, restée seule avec Gaston, lui révèle sa mission et lui demande de la conduire vers le sire de Baudricourt. Gaston devient épris de Jeanne. On pouvait espérer que M. Mermet éviterait cette banalité grossière. L'héroïne fait ses adieux à son pays natal pendant que des voix célestes l'encouragent à remplir sa mission. Au second acte, Agnès Sorel excite le courage du dauphin qui lui répond par des paroles d'amour. Une fête, dont Agnès est la reine, a lieu, et elle est interrompue par la nouvelle d'une victoire remportée par Jeanne sur les Anglais. Le roi •onsent à recevoir l'héroïne. Elle entre, et à ce

moment a lieu la scène connue dans l'histoire de la reconnaissance du roi au milieu de la foule des seigneurs. On voit ensuite Agnès Sorel, amante de Gaston de Metz, conduite par Richard près de la tente de Jeanne, où il espère la faire assister à un rendez-vous amoureux et exciter sa jalousie. En effet, Agnès surprend Gaston aux pieds de Jeanne endormie ; mais celle-ci, à son réveil, chasse d'un geste le téméraire. Agnès est satisfaite et se déclare l'amie et la protectrice de Jeanne. A la fin du troisième acte, sur les bords de la Loire, on assiste à une véritable orgie de soldats et de filles, où la danse échevelée et l'ivresse offusquent les regards. Jeanne paraît, fait un miracle ; un soldat qui voulait l'insulter tombe mort. Cette foule, consternée, s'agenouille. Jeanne les entraîne à la délivrance d'Orléans. On entonne le Veni Creator. Gaston de Metz, qui a empêché Jeanne de tomber dans une embuscade de» Anglais, est tué par Richard. Jeanne pleure sa mort ; mais ses voix célestes la rappellent à sa mission. Dans le dernier tableau, Charles VII est couronné dans la cathédrale de Reims. Jeanne a une vision qui lui montre le bûcher où doit se consommer son sacrifice.

On ne peut nier que les intentions de M. Mermet n'aient été excellentes et qu'il n'ait tenté de faire une œuvre nationale. Son poëme est meilleur, sous ce rapport, que les tragédies presque odieuses, par le sentiment qui lésa inspirées, de Henri VI Ae Shakspeare, de Jeanne d'Arc de Schiller, de la Giovanna d'Arco de Solera. Mais il a échoué, et nous le regrettons des premiers. Tant qu'on ne se contentera pas de prendre dans l'histoire vraie et rigoureusement exacte de la sainte héroïne française les épisodes d'un drame, en se conformant strictement aux données de l'histoire, traitées avec goût, c'est-à-dire en faisant le choix nécessaire, nous n'aurons jamais un bon opéra de Jeanne d'Arc. Le succès de Roland à Roncevaux , quoiqu'un peu artificiel , pouvait faire présager unégal succès à la partition de Jeanne d'Arc, Le livret a rendu ce succès impossible. La musique manque d'inspiration, de caractère, d'expression. J'ai remarqué, mais san» en être autrement frappé, dans le premier acte, la romance de Jeanne accompagnée par les flûtes imitant les oiseaux, le chœur des voix célestes ; dans le deuxième, l'air à roulades d'Agnès Sorel, la romance de Gaston ■ Elle est pure, elle est chaste et belle, sans contredit le meilleur morceau de l'ouvrage; dans le troisième, le chœur du Veni Creator:

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dans la scène de la cathédrale, la marche exécutée par l'orchestre et l'orgue. Distribution : Jeanne d'Are, Mlle Krauss ; Agnès Sorel, MUe Daram ; le roi, Faure et Manoury ; Richard, Gaillard ; Gaston de Metz, Salomon, le rôle le mieux tenu de l'opéra ; maître Jean, Caron. Dans la danse : MUes Fonta, Colombier, Pallier, Robert, etc. Les décors étaient fort beaux ; on a admiré surtout le décor des bords de la Loire et l'intérieur de la cathédrale de Reims.

* jeanne D'ARC, opéra en quatre actes et six tableaux, musique de Pierre Tschaïkowsky, représenté à Saint-Pétersbourg en février 1881. L'estime et la sympathie qu'inspirait le compositeur, artiste d'un ordre très élevé et qui avait donné de nombreuses preuves de son talent, valurent à sa nouvelle œuvre un vif succès.

Jeanne D'arc À ORLÉANS, drame historique en trois actes, en vers, mêlé d'ariettes, paroles de Desforges, musique de Kreutzer, représenté à la Comédie-Italienne le 10 mai 1790. Kreutzer écrivit la musique de cet ouvrage très rapidement. Elle parut néanmoins un début assez heureux pour qu'on confiât à Fauteur un nouveau livret. L'année suivante, la partition de Paul et Virginie obtint un succès complet.

JEANNE D'ARC À ORLÉANS, opéra-COmique en trois actes, paroles de Théaulon et Armand Dartois, musique de Carafa, représenté à l'Opéra-Comique le 10 mars 1821.

JEANNE DE MONTFAUCON, drame allemand, musique de Wraniczky, représenté à Vienne vers 1798.

JEANNE DE MONTFAUCON, drame dont Lobe a composé la musique, représenté à Sleswig vers 1809.

Jeanne DE NAPLES , opéra allemand, musique de Sulzer , représenté à Prague en août 1865.

* Jeanne ET JEANNOT, opéra-comique en un acte, musique de M. Jules Conrardy, représenté à Liège en 1861.

JEANNE GREY, opéra anglais en trois actes, musique de Balfe, représenté au théâtre de Drury-Lane le 27 mai 1837.

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