‹ Dictionnaire des opérasChapitre 428 sur 928 · JOAN · texte numérisé non relu

JOAN

de Magnus, de l'archer Ulrich et de Charles- Quint, et Mi'e Révilly celui de Marie, la femme du docteur.

* JEUNESSE DE GRÉTRY (la), Opéra-

comique en deux actes, musique de M. Félix Pardon, représenté au théâtre de la Monnaie de Bruxelles le 10 avril 1871. C'était le début à la scène de l'auteur, qui avait déjà obtenu le second prix de Rome à l'Académie de Belgique et qui n'avait pas encore accompli sa vingtième année. Un critique, son compatriote, disait de cet ouvrage : « La Jeunesse de Grétry n'eut pas grand succès ; non pas qu'elle lût sans valeur musicale, mais l'influence de Lohengrin y était plus sensible que celle de l'Epreuve villageoise. Comme il arrive souvent aux jeunes gens, le compositeur avait traité dans un style trop ambitieux une donnée modeste qui ne comportait pas tant de fracas. »

JEUNESSE DE HENRI V, opéra en trois actes, musique de Volder, écrit à Anvers vers

* JEUNESSE DE HOCHE (la), opéra-comique ■en un acte, musique de M. Giuseppe Gariboldi, représenté à Versailles le 5 septembre 1878.

* JEUNESSE DE LA TOUR (LA), Opéra-CO-

mique en trois actes, paroles de M. Le Pailleur, musique de M. Henri Cieutat, représenté à Cambrai le 28 mars 1887.

jeunesse de lulli (la), opéra-comique en un acte , paroles des frères Dartois, musique de Mlle péan de Larochejagu, représenté sur le théâtre Montmartre le 28 décembre 1846, et à la Salle lyrique, rue de la Tourd'Auvergne, en mars 1853.

* jeunesse de parny (la), opéra comique en deux actes, paroles de M. Gaston Rennes, musique de M. Lucien Piat, représenté au théâtre de la République en 1896.

JEUNESSE DE PIERRE (LA),0péra-C0mique

en deux actes, paroles et musique de M. Eugène Vivier, le corniste fameux par ses calembours, représenté à Nice en mars 1893.

JEUNESSE DE PIERRE LE GRAND (la),

opéra-comique allemand, musique de Weigl, représenté à Vienne vers 1830.

JEUX FLORAUX (les) , opéra en trois actes, paroles de Bouilly, musique d'Aimon, représenté à l'Académie royale de musique le 16 novembre 1818. Lays chanta le principal rôle, celui d'un ménestrel. La musique de cet

ouvrage fut louée par les connaisseurs , mais l'auteur n'a pas trouvé une seconde occasion de produire son talent.

jeux olympiques (les), opéra en un acte, poème de Senneterre, musique de Blavet, représenté à l'Académie royale de musique en 1753.

JITANO POR AMOR (el) [le Bohémien par amour], opéra espagnol en deux actes, musique de Garcia (Manuel-del-Popolo-Vicente) , représenté à Mexico en 1828.

JOAILLIER DE SAINT-JAMES (le), opéra-

comique en trois actes, paroles de MM. de Saint-Georges et de Leuven, musique de Grisar, représenté à l'Opéra-Comique le 17 février 1 862. Le livret et la musique reproduisent en grande partie l'opéra de Lady Melvîl, représenté au théâtre de la Renaissance le 15 novembre 1838. On distingue dans cet ouvrage les variations sur l'air de la Molinara : Nel cor più non mi sento, et la romance de ténor, chantée pas Montaubry : Adieu, madame. Couderc jouait très bien un rôle de Gascon, Mlle Monrose était charmante dans celui de lady Melvil, et l'excellent comique qui avait nom Sainte-Foy obtenait, dans ses couplets du troisième acte, un des plus beaux succès de larmes qu'on puisse imaginer.

JOANITA, opéra en trois actes, paroles de. Edouard Duprez , musique de Gilbert Duprez, représenté à l'Opéra national le 1 1 mars 1852. Cet ouvrage avait été représenté le 19 novembre 1851, à Bruxelles, sous le titre de Y Abîme de la Maladetta. On a dit que l'auteur des paroles n'a fait que traduire un scénario italien; cela est probable, car on ne voit que sur les scènes de la Péninsule une telle accumulation d'événements invraisemblables. Il semble qu'on ne cherche qu'à fournir au musicien une suite de situations fortement accusées, sans se soucier de les relier les unes aux autres. La figure seule de Joanita a été dessinée avec soin et a excité un intérêt sympathique. C'est qu'il s'agissait de Mlle Caroline Duprez , nièce du librettiste , fille du compositeur et son élève la plus parfaite. Parmi les chanteurs célèbres qui ont écrit des oeuvres lyriques, Duprez doit briller au premier rang. Ce n'est pas qu'il | prétendre à occuper dans l'histoire de l'art une place à côté de Rossini , de Meyerbeer , de Donizetti et môme de Bellini; mais nous ne connaissons pas de virtuose chanteur, de ténor illustre qui ait possédé à l'égal de Lu-

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prez l'art d'écrire pour les voix , et les connaissances si variées de l'instrumentation ; il y a, en outre, dans Joanita, des scènes dramatiques bien développées, surtout le finale du second acte. Nous citerons, parmi les morceaux les plus goûtés , une jolie romance chantée par Poultier; un duetto pour voix de femmes, dans le premier acte ; le chœur des figurants de l'Opéra, déguisés en faux marquis, dont la musique est un arrangement pour les voix du menuet délicieux de Hippolyte et Aride, de Rameau, dans le deuxième acte ; et enfin , au troisième, les vocalises de bravoure , merveilleusement exécutées par MUe Caroline Duprez. Poultier chantait le premier rôle de ténor. Les autres interprètes étaient Balanqué, Duprat et MUe Guichard.

JOANNA, opéra anglais, musique de Busby, représenté au théâtre de Covent-Garden, à Londres, en 1800.

JOANNA, opéra-comique en deux actes, paroles de Marsollier, musique de Méhul, rep. à, l'Opéra-Comique le 22 nov. 1802.

JOB ET son chien , opérette en un acte, paroles de M. Mestépès, musique de M. Emile Jonas , représentée aux Bouffes-Parisiens le 6 février 1863. Cette extravagance a cependant inspiré une jolie musique au jeune compositeur. Jouée par Desmonts, Marchand, Georges et Mlle Géraldine.

* jocelyn, opéra en quatre actes et huit tableaux, livrât inspiré du poème de Lamartine et écrit par MM. Armand Silvestre et Victor Capoul, musique de M. Benjamin Godard, représenté au théâtre de la Monnaie de Bruxelles le 25 février 1888 et à Paris, sur le théâtre du Château-d'Eau, le 13 octobre suivant. C'est M. Capoul, le ténor bien connu, qui avait eu l'idée de tirer du poème célèbre de Lamartine un livret d'opéra à son usage. Son désir était en effet de terminer sa carrière théâtrale par la création du rôle de Jocelyn, et, chose singulière, ce ne fut pas lui qui en fut chargé lorsque l'ouvrage fit à Bruxelles sa première apparition ; c'est seulement lorsque celui-ci fut monté à Paris, dans les conditions assez médiocres que pouvait offrir le théâtre du Château-d'Eau, qu'il put satisfaire ce désir longtemps caressé.

Il ne semblait pas d'ailleurs qu'il y eût dans un tel ouvrage les éléments d'un succès brillant et prolongé. Cela tient surtout à la nature du sujet, qui, s'il est pathétique, n'est véritablement pas scénique, et dans lequel, on le sait, l'analyse des sentiments tient beaucoup

plus de place que l'action, ce qui est précisément le contraire de ce qu'il faut au théâtre. Quelques efforts qu'aient faits les auteurs, ils n'en ont pu tirer ce qu'ils n'y pouvaient trouver, c'est-à-dire le mouvement, la chaleur et la vie. Il a fallu user de subterfuges, imaginer des épisodes et des incidents indirects pour obtenir ce semblant de mouvement qui est absent de l'œuvre initiale, et ces incidents à côté, forcément plaqués sur une action froide par elle-même, ne font pas corps avec elle et n'y sont pas logiquement et fortement soudés. De ce nombre est le tableau révolutionnaire du troisième acte, qui présente le supplice de l'évêque au milieu de la populace jacobine. Ici pourtant, il y avait une bonne situation musicale à développer par le compositeur, et c'est précisément là qu'il s'est dérobé. Ce déchaînement populaire, ces chœurs d'enfants, de femmes, de plébéiens, ces chants du Ça ira, de la Carmagnole, qui se croisent, s'enchevêtrent et s'entre-choquent au milieu du tumulte et de la joie farouche causée par l'approche de l'exécution, tout cela pouvait provoquer une explosion suparbe et grandiose. Il faut bien dire qu'il n'en esl rien, et que ce tableau, qui eût dû être curieux et orignal, a été manqué par le musicien. Les chœurs ici se succèdent à la queue-leuleu, d'une façon banale, au lieu de se combiner d'une façon vraiment musicale ; les deux chants révolutionnaires, qui auraient pu provoquer un curieux travail harmonique, sont produits dans toute leur nudité ; enfin, l'orchestre, dont le rôle aurait pu être si plein d'intérêt, manque à la fois de couleur, de puissance et d'énergie.

Mais il y a, d'autre part, des pages charmantes dans la partition de Jocelyn. Bien qu'on y rencontre quelques bons élans dramatiques, les meilleures sont surtout celles qui exigeaient de la grâce et de la tendresse. Ainsi, au premier acte, la scène de Jocelyn et de sa mère, malheureusement trop longue au point de vue scénique, mais qui, au point de vue musical, est développée et conduite avec un rare talent, dans un sentiment exquis. Ainsi encore le grand duo de Jocelyn et de Laurence, qui forme presque tout le second tableau du second acte et qui est d'une couleur adorable. Il faut encore citer quelques morceaux épisodiques : le prélude du second acte, qui est vraiment joli; une adorable chanson paysanne à deux voix, Mignonne, c'est bientôt le temps des accordailles, dont le rythme et le dessin sont pleins de grâce et de fraîcheur ; enfin un chœur d'hommes charmant au qua-

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trième acte, accompagné merveilleusement par les violons dans la douceur. En résumé, Jocelyn est une œuvre inégale, mais dans laquelle le compositeur avait fait preuve d'un incontestable talent. L'exécution de cette œuvre à Bruxelles était extrêmement remarquable, de la part de Mmes Rose Caron (Laurence), Van Besten (la mère), Legault, Storre] et Gandubert, de MM. Engel (Jocelyn), Seguin (l'évêque), Frankin (le geôlier), Vinche, Rouyer et Isnardon. A Paris, les rôles de Laurence, de la mère, de Jocelyn et de l'évêque étaient tenus par Mmes Marguerite Gay et Haussmann, par MM. Capoul et Couturier.

JOCKEl (le), comédie en un acte, mêlée d'ariettes, et en prose, paroles de Hoffman, musique de Solié , représentée sur le théâtre de l'Opéra-Comique le 16 nivôse an IV (6 janvier 1796). Pendant plusieurs années, cette pièce fut jouée une ou deux fois par semaine; et elle obtint assez de succès pour donner à Hoffman un rang parmi les auteurs dramatiques. La musique de Solié a beaucoup vieilli. Il est vrai qu'on a entendu les principaux motifs du Jockei dans les vaudevilles, entre autres les couplets de la première scène : Lorsque vous verrez un amant ; la facture facile des airs de Solié se prêtait au goût du public récemment admis à jouir très librement des plaisirs de l'esprit. C'est peutêtre le compositeur qui a fourni le plus de ces espèces de mélodies appelées timbres à la Clef du Caveau.

JOCONDE, opéra-comique en trois actes, paroles de Desforges, musique de Jadin, représenté sur le théâtre de Monsieur, salle Feydeau, le 14 septembre 1790. Même sujet que celui du conte de La Fontaine. La musique a eu du succès ; mais celle de Nicolo l'a fait oublier.

JOCONDE, opéra-comique allemand, musique de Cari Zeller , représenté au théâtre An der Wien, à Vienne, en mars 1876, avec succès.

JOCONDE, opéra-corr.ique allemand en trois actes, livret de West et Moret, musique de Cari Zeller, représenté au Stadttheater de " Leipzig le 21 mai 1878.

JOCONDE OU LES COUREURS D'AVEN- TURES, opéra-comique en trois actes, paroles d'Etienne, musique de Nicolo, représenté à l'Opéra-Comique le 28 février 1814. Joconde est un des types les plus parfaits du genre opéra-comique. Légèreté, grâce,

vivacité, tour mélodique facile et partout spirituel, il résume toutes ces qualités. Sa popularité a duré longtemps, et il est resté presque constamment au répertoire. L'accord de l'inspiration du musicien avec le caractère des situations est tel que certaines phrases de la partition sont devenues en quelque sorte proverbiales. L'air de la romance : Dans un délire extrême, est dans son genre musqué, galant et troubadour, un petit chef-d'œuvre. Tout le monde en a chanté le refrain :

Et l'on revient toujours A ses premiers amours.

Le quatuor scénique dans lequel la jeune villageoise trompe si agréablement Joconde et son ami, à la faveur de l'obscurité, est un des meilleurs morceaux de la partition ; la phrase principale y est répétée en canon par chaque personnage sur les paroles aussi fort connues :

Quand on attend sa belle.

Que l'attente est cruelle 1

Et qu'il sera doux L'instant du rendez-vous !

Nous ne devons pas omettre le grand air de Joconde si caractérisé : J'ai longtemps parcouru le monde, et qui rappelle l'air de Madamina de Leporello. On a, eu tort de dire que Joconde était un don Juan français. Il est inconstant, frivole, trop facilement amoureux, mais toujours aimable et jamais odieux. Nous signalerons encore le trio : Amour! seconde mon courage, et les couplets si fins et si spirituels : Parmi les filles du canton. Chollet a laissé des souvenirs dans le rôle de Joconde.

JOCRISSE, opéra-comique en un acte, paroles de MM. Cormon et Trianon, musique de M. Eugène Gautier, représenté à l'Opéra- Comique le 10 janvier 1862. On a distingué deux airs bien faits : Les Jocrisses sont de bons enfants, et Trinquer, trinquer. Cette pièce n'a pas réussi.

JODELET, opéra-comique allemand, musique de Franck (Jean-Wolfgang), représenté à Hambourg en 16S0.

JODELET, opéra-comique allemand, musique de Keiser, rep. à Hambourg en 1726.

JOEGGELI (Joachim) , opéra-comique allemand, paroles de Koester, d'après la nouvelle du poète Jérémie Gotthelf, intitulée le Chaudronnier, musique do Taubcrt, représenté à Berlin le i« octobre 1853. C'est une gracieuse idylle traitée avec goût par le musicien, et qui a été bien interprétée par la gracieuse

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cantatrice allemande , Mme Koester , femme de l'auteur du livret.

* Joël, grand opéra en trois actes, paroles de M. Louis Gallet, musique de Gilbert Desroches (pseudonyme de M>»e la baronne Legoux), représenté à Nice le 11 avril 1889.

JOHANNISNACHT (die) [la Nuit de la Saint- Jean], opéra en trois actes, musique de A. Eilers, représenté à Gotha le 3 mars 1880.

* john smith, opérette, paroles de M. Laur, musique de M. Calcheott, représentée à Londres, sur le théâtre du Prince of Wales, en mars 1889.

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