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MADRID EN EL ANO DOS MIL, 1WU

mêlée de musique, paroles de MM. Perrin et Palacio, musique de MM. Angel Rubio et Nieto, représentée aux Variétés de Madrid en janvier 1887.

* MADRID Y sus A FUERAS, revue, musique de M. Ruperto Cbapi, représentée en

MAES

MAPI

3880 à Madrid, sur le théâtre du Prince Alphonse.

MjEDCHEN aus der fremde (das) [la Fille du pays étranger], opéra allemand en trois actes, musique de Rietz, représenté à Dusseldorf en 1839.

M^EDCHEN IM EICHTHALE (das) [la Fille de la vallée aux chênes] , opéra allemand , musique de Ferdinand d'Antoine , écrit à Cologne vers 1790.

MtfiDCHEN VOM LANDE (das) [la Fille en voyage], opéra allemand, musique de Suppé, représenté à Vienne en 1847.

* MiEDCHEN VON SCHILDA (die), opéra en trois actes, paroles de M. R. Bunge, musique de M. Alban Forster, représenté au théâtre de la Cour de Neustrelitz, le 3 février 1887.

MffiDCHENMARKT (der) [le Marché aux filles], opéra en un acte, musique de Ditters, représenté à Oels en 1797.

M^DCHENMARKT ZU NINIVE (der) [le Marché aux filles à Ninive], opéra allemand, musique de Kospoth, repr. à Berlin eai795.

maese tallarines, zarzuelaen un acte, musique de M. Isidore Hernandez, représentée à Madrid, sur le théâtre Breton, le ief octobre 1875.

* maestra (la), opéra-bouffe, paroles anonymes, musique de Gioacchino Cocchi, Girolamo Cordella et Gaetano Latilla, représenté à Naples, sur le théâtre des Fiorcntini, en 1751. Latilla n'avait écrit pour cet ouvrage qu'un air et une cavatine qui trouvaient place au second acte ; tout le reste de la partition était dû à Cordella et surtout à Cocchi.

MAESTRO (il) , opéra italien , musique de Ottani, représenté à Munich vers 1769.

* MAESTRO BLAGUARINO (il), Opérabouffe en un acte, paroles de Th. Julian, musique de Pilati, représenté au théâtre municipal de Lille le 25 décembre 1865.

MAESTRO DE BOURGADE (le), Opéracomique en un acte, paroles de M. Ch. Bridault, musique de M. Bonnefoy, représenté à Strasbourg en février 1867.

MAESTRO DEL SIGNORINO (il), opérabouffe italien, musique de Soffredini; représenté à Livourne en mars 1872.

MAESTRO DI CAPELLA (il) [le Maître de chapelle], opéra italien, musique de Délia- Maria, représenté en Italie en 1794.

maestro di musica (il), opéra italien, musique de Pergolèse, représenté à Naples vers 1731. Cet ouvrage fut joué à Paris avec beaucoup de succès, à l'Opéra, le 19 septembre 1752, par la troupe de chanteurs bouffes italiens qui avait été amenée à ce théâtre et dont les exploits, qui ameutèrent tout Paris, donnèrent lieu à la querelle burlesque connue sous le nom de guerre des Bouffons. Ces chanteurs avaient débuté par la Serva padronade Pergolèse, dontle succès fut colossal. Il Maestro di musica, du même maître, n'en eut guère moins. Comme le premier, celui-ci était joué par Manelli, Cosini et la Tonelli. Voyant ce succès , la Comédie-Italienne, qui avait fait traduire à son usage, parBaurans, la Servapadrona (la Servante maîtresse), qui avait fait courir tout Paris à ce théâtre, pour y voir Rochard et Mme Favart, fit de même pour il Maestro di musica, que Baurans traduisit aussi sous le titre du Maître de musique, et qui ne fut pas moins bien accueilli du public.

* maestro Di scuola (il), opéra-bouffe, musique de Federico Parisini, représenté au théâtre Brunetti, de Bologne, en 1869.

MAESTRO E LA CANTANTE (IL), opéra-

bouffe, musique de M. Lauro Rossi, représenté au théâtre Nota, à Turin, dans le mois de septembre 1867. C'est un pot-pourri composé de quelques airs des opéras de Lucie, du Trouvère, de l'Africaine, etc., le tout arrangé avec assez de goût. On a remarqué dans cet ouvrage la chanson napolitaine et le duo entre le maestro et la chanteuse. Interprété par Valentino Fioravanti et M"c Giannetti. maestro fanatico (il), opéra italien, musique de Liverati, représenté à Trieste en 1804 et à Vienne en 1805.

* maestro griselli, opéra-comique en un acte, paroles de M. Armand Lafrique, musique de M. Emile Bouichcre, repr. au Théâtre- Lyrique de la galerie Vivienne en février 1895.

MAESTRO PERSEGUITATO (il) , musique de Bondineri, représenté à Florence en 1788.

* MAESTRO SMANIA, opéra en un acte, livret posthume d'Antonio Ghislanzoni, musique de M. Cesare Clandestini, représenté à Bergame, sur le théâtre Riccardi, le 13 mars

* MAFIOSO (un), drame lyrique en deux actes, paroles de M. Giuseppe Bonaspetti, musique de M. Enrico Mineo, représenté sans succès, le 29 septembre 1896, au théâtre Social de Varèse.

MAGE

MAGE

MAGA (la.) [la Magicienne], opéra espagnol, musique de Sanchez, représenté à Cadix en 1854.

MAGA CIRCE (la) [Circé la magicienne], opéra italien, musique d'Anfossi, représenté à Rome en 1788.

MAGA FULM1NATA (la) [la Magicienne foudroyée], opéra italien, livret de Benedetto Ferrari, musique de Francesco Manelli, représenté à Venise, sur le théâtre de Saint- Cassien, en 1638, et à Bologne, sur le théâtre Formagliari, en 1641.

* MAGASIN DE MUSIQUE (le), zarzuela, paroles de MM. Prieto et Barbera, musique de MM. Chueca et Valverde, représentée sur le théâtre du Colisée de Lisbonne en août 1889.

* MAGE (le), opéra en cinq actes et six tableaux, poème de M. Jean Richcpin, musique de M. J. Massenet, représenté à l'Opéra le 16 mars 1891. Il est peut-être curieux d'emprunter l'analyse de son poème à l'auteur luimême; voici comment l'a tracée M. Jean Richepin.

Acte 1er (/e Camp de Zarastra, près la ville de Bakhdi). Devant la tente de Zarastra, lequel va faire aujourd'hui son entrée triomphale dans la ville de Bakhdi, comme vainqueur des Touraniens, des captifs couches dans la nuit chantent une de leurs cantilènes. Le jour naît, on vient les faire lever pour les conduire à la ville. Amrou, grand-prêtre des Dévas, demande Zarastra, puis s'éloigne, ayant ainsi ménagé à sa fille Varedha une entrevue avec Zarastra qu'elle veut épouser. Prêtresse de la Djahi(déesse delavolupté), Varedha avoue son amour à Zarastra et tente de le séduire. Il la repousse, ayant horreur de la Djahi, dit-ilmais la vraie cause de ce refus, Amrou l'apprend après le départ de Varedha désespérée. Caché, il assiste aux aveux qu'échangent le vainqueur et sa captive, Zarastra et la reine du Touran, Anahita.

Acte II, 1er tableau [les Souterrains du temple de la Djahi). Dans les souterrains du temple de la Djahi, Varedha descend pour mourir. Son père vient la rappeler au désir de' vivre, en lui révélant l'amour de Zarastra et d'Anahita, et en l'excitant par toutes les rages de la jalousie à troubler leur bonheur. — 2" tableau {la place de Bakhdi). Défilé des chefs vaincus, des vierges prisonnières, du butin que Zarastra offre au roi. Il lui présente enfin Anahita. Elle o'» lui demandent à être unis. Le roi y consent. Amrou et Varedha

s'y opposent, disant que Zarastra a promis mariage à la prêtresse, dont il est l'amant. En vain Zarastra se défend contre cette calomnie. Tous les prêtres, appelés en témoignage par Amrou, soutiennent Varedha. La foule, le roi, Anahita elle-même sont forcés de les croire. Les dieux ne sont-ils pas, par les prêtres, contre Zarastra? Le roi lui ordonne d'épouser la prêtresse. Il refuse, s'indigne du mensonge universel, maudit les faux témoins, les imposteurs et jusqu'aux dieux menteurs qui les protègent, et, sous l'anathème, il fuit loin de ce monde faux et en appelle à Mazda, le dieu de vérité.

Acte III (la Montagne sainte). Comme Moïse au Sinaï, Zarastra s'entretient avec son dieu sur la montagne sainte. Il en redescend, devenu le Mage, pour prêcher à ses premiers disciples la loi nouvelle. Il institue le mazdéisme et envoie ses mages répandre au loin sa doctrine. Resté seul, il a sa Tentation au Désert. D'abord, en lui-même, le souvenir d'Anahita. Il le repousse. Puis surgit Varedha, qui vient lui offrir le trône, grâce à un complot ourdi par Amrou, et surtout vient s'offrir elle-même. Elle se traîne devant lui, dans toutes les affres d'une passion folle, frénétique. Repouss'ée de nouveau, elle se venge en torturant Zarastra par la jalousie, comme elle a été torturée elle-même. Elle lui annonce qu'Anahita aime le roi, ce qui est faux, et qu'elle va l'épouser.

Acte IV (la Salle du sanctuaire, dans le temple de la Djahi). Anahita n'aime pas le roi, mais le roi l'aime et veut, en effet, l'épouser de force. Une fête est donnée dans le temple de la Djahi. On célèbre les mystères de la déesse. Ballet voluptueux. Le roi et Anahita sont introduits. Malgré ses prières et ses menaces, on unitla reine du Touran au roi. C'est Amrou qui consacre cette union. Enfin, Varedha est vengée de sa rivale, qui jamais plus ne pourra lui ravir Zarastra. Mais ce triomphe est court : Anahita, sachant qu'on la voulait marier contre son gré, a fait soulever son peuple. Elle l'attendait depuis le commencement de la cérémonie. 11 arrive enfin. Le temple est envahi par les Touraniens. Feu et fer ! Incendie ! Massacre ! Amrou, le roi, Varedha, sont frappés. C'est Anahita qui commande la tuerie en chantant férocement la marche touranienne.

Acte V (les Ituines du temple de la Djahi). Sur les ruines du temple et de la ville rntièro détruite, Zarastra pleure son pays. 11 reconnaît ses ennemis personnels parmi les morts. 11 a peur d'y rencontrer Anahita. Mais non I

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Voici les trompettes des Touraniens. AnaMta est vivante ! Elle et Zarastra se retrouvent. Ils s'aiment toujours. Mazda ne défend pas à son Mage une sainte union. Mais voici Varedha, qui n'était point morte et qui revient à elle, et qui, en les voyant enlacés, reprend force dans sa fureur. Elle les maudit. Elle invoque, contre eux et contre le dieu nouveau, la statue colossale de la Djahi, restée seule debout dans les ruines. Le feu se rallume. La statue s'écroule. Un mur dïncendie barre la retraite à Zarastra et à Anahita. Le Mage sans effroi, invoque son dieu, maître du feu. Les flammes, à son ordre, s'éteignent. Et, d'un pas majestueux, Zarastra emmène Anahita, tandis que Varedha meurt dans un suprême cri de rage, étouffé sous les accords triomphants de l'hymne mazdéen.

Il faut dire que M- Richepin, qui est un vrai poète, s'est trompé sur la valeur de son sujet. Les personnages mis en scène par lui n'offrent aucun intérêt, et les incidents qui les font agir sont sans action sur le spectateur. En réalité,, l'œuvre est froide, et sa passion manque autant d'accent que de sincérité. Il était donc difficile au musicien d'exalter son imagination sur un drame aussi sombre, sans variété, sans émotion véritable. Aussi le créateur grandiose du Roi de Lahore, le peintre délicieux de Marie-Madeleine, le poète exquis de Manon, ne pouvait rester ici à la hauteur de lui-même : ce n'est faire tort ni à son talent, ni à son inspiration de le constater en toute sincérité. Ce n'est pas à dire non plus que la partition du Mage soit sans valeur, mais elle n'est que secondaire dans l'œuvre si brillante et si abondante de M. Massenet, bien qu'on y puisse noter plus d'une page intéressante et d'une belle venue. Au premier acte, le joli duo de Zarastra et d'Anahita, celui, plus rapide et plus mouvementé, de Zarastra et de Varedha, sont d'un très bon effet, et le chant des prisonniers touraniens est d'une couleur pleine de mélancolie. Le second acte est moins heureux, et je ne vois guère à y signaler que les deux strophes tout empreintes de tendresse que chantent successivement Zarastra et Anahita. Au troisième, on trouve une sorte d'invocation dite par Zarastra qui n'est pas sans grandeur, et l'on peut citer aussi, dans son duo avec Varedha, la phrase vraiment charmante placée dans la bouche de la prêtresse : Sous les coups tu peux briser tout mon corps qui t'aime... La scène de la révolte, au quatrième acte, est bien traitée et d'un bel effet dramatique, de même que celle de l'incendie au cinquième,

qui ne manque pas de puissance. Mais dans tout cela on ne retrouve pas la fraîcheur et la générosité d'inspiration dont M. Massenet a donné tant de preuves. L'œuvre en son ensemble manque de caractère, et elle ne semble pas être de celles qui sont destinées à vivre longuement. Les interprètes du Mage étaient, à l'Opéra : M«>es Fierons (Varedha), Lureau-Escalaïs (Anahita), MM. Vergnet (Zarastra), Delmas ( Amrou),et Martapoura (le roi).

magellone, opéra allemand en trois actes, livret et musique de Hermann Krônlein, représenté à Carlsruhe le 21 avril 1874, après la mort de l'auteur.

MAGIC BRIDE (the) [la Fiancée enchantée], opéra anglais, musique de C.-E. Horn, représenté à Londres vers 1815.

MAGIC FAN (the) [l'Eventail magique] , opéra anglais, musique de Bishop, représenté auWaux-Hall eni832.

MAGICIAN (the) [le Magicien] , opéra-comique anglais, musique de Mazzinghi, représenté à Covent-Garden vers 1791.

MAGICIAN (the) [le Magicien] , opéra anglais, musique de Jonathan Blewitt , représenté à Londres vers 1813.

* magicien (le), opéra, poème imité d'une comédie de Calderon, musique de M. Joseph Rheinberger, représenté à Munich en novembre 1866.

* MAGICIEN (le), opéra-comique en un acte, paroles de M. H. Piquet, musique de M. Claude Fiévet, professeur à l'École de musique de Valenciennes, représenté à Valenciennes le 12 mars 1896.

MAGICIEN SANS MAGIE (le), opéra-comique en deux actes, paroles de Roger et Creuzé de Lesser, musique de Nicolo Isouard, représenté à l'Opéra-Comique le 4 novembre

* MAGICIENNE (la.), opéra de Tschaïkowski. — Voyez Charmeuse (la).

MAGICIENNE (la) , opéra en cinq actes, paroles de M. de Saint- Georges, musique d'Halévy, représenté à l'Académie impériale de musique le 17 mars 1858. Le sujet n'était pas heureux, et les développements, empruntés à plusieurs ouvrages très connus, manquaient de nouveauté et d'intérêt. La donnée du livret a été tirée d'une légende poitevine. Un comte de Lusignan est devenu amoureux de la belle Mélusine , noble et riche châte-

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