MARQUISE DE BRINVILLIERS ( LA
drame lyrique en trois actes, paroles de Scribe et Castil - Blaze , musique d'Auber, Batton, Berton, Blangini, Boieldieu, Carafa, Cherubini , Hérold et Paër , représenté à l'Opéra-Comique le 31 octobre 1831. L'histoire de cette célèbre empoisonneuse n'aurait pas dû fournir le sujet d'un opéra. Elle est trop odieuse pour être mise en musique, et l'habileté avec laquelle Scribe défigure les personnages historiques pour les mettre en scène n'a pas suffi à rendre lamarçuise intéressante. En attribuant à l'amour les crimes de l'empoisonneuse, les auteurs de la pièce ont commis une faute de plus. Ils ont mis sur le compte de cette passion souvent violente, mais jamais capable d'une basse scélératesse, ce qu'on ne peut attribuer qu'à une nature vicieuse, à une cupidité, monstrueuse et aux plus sauvages instincts. La marquise de Brinvilliers , qui a déjà envoyé son mari dans l'autre monde pour aimer plus librement le comte de Saint-Bris, a
MARQ