‹ Dictionnaire des opérasChapitre 5 sur 928 · XVI DICTIONNAIRE DES OPERAS · texte numérisé non relu

XVI DICTIONNAIRE DES OPERAS

nombreuses et peu importantes. Il va sans dire que, pour la plus grande partie des quatre mille notices nouvelles renfermées dans ce volume, je me suis borné à une simple nomenclature. Cependant, toutes les fois que j'ai eu à parler d'un ouvrage important, même à l'étranger, d'un de ceux qui ont vraiment excité l'attention ou la sympathie du public, j'ai fait en sorte de réunir sur lui tous les détails intéressants et de le faire connaître au lecteur aussi complètement qu'il m'était possible. On peut s'en rendre compte en consultant, entre autres, les articles suivants : pour l'Italie, Falstaff, Otello, CavaMeria rusticana, l'Amico Fritz, Manon Lescaut, Asrael, i Pagliacci; pour l'Allemagne, Merlin, Haensel et Gretel, Juanita; pour la Russie, Onéguine, le Démon, Boris Godounoff., la Dame de Pique, Judith; pour la Belgique, l'Enfance de Roland; pour l'Angleterre, Esmeralda, Dorothy, Iolanthe ; pour l'Espagne, Gloria y peluca, Jugar con fuego, las hijas de Eva, la Fattuchiera, En las astas del taro; pour le Portugal, Lauriane, Fret Luiz de Souza, etc.

Tel qu'il se présente aujourd'hui, le Dictionnaire lyrique, qui n'a guère d'analogue en d'autres pays, est assurément, pour son objet spécial, le recueil le plus étendu, le plus vaste et le plus complet qu'on puisse trouver dans toute l'Europe. Il peut servir de guide au curieux comme au travailleur,, à l'amateur comme à l'historien, à tous ceux qui veulent se renseigner, d'une façon précise et sûre, sur tout ce qui touche, depuis la naissance et la formation de l'opéra, à l'histoire delà musique appliquée au théâtre dans tous les États civilisés.

Arthur POUGIN

Toutes les notices nouvelles contenues dans cette nouvelle édition du Dictionnaire lyrique sont précédées d'un astérisque. Elles se distinguent ainsi des anciennes, qui ne sont accompagnées d'aucun signe.

* ABADIA DEL ROSARIO (la), drame lyrique, musique de M. Llanos, représenté sans succès au théâtre Apolo, de Madrid, en novembre isso.

ABARIS ou LES BORÉADES, tragédie lyrique, musique de Rameau, écrite vers l'année 1762. Sur les trente-six ouvrages dramatiques composés par le célèbre musicien dijonnais , quatre seulement ne furent pas représentés : Samson , dont Voltaire avait fait le livret; Linus; le Procureur dupé, et Aèaris. (Voyez ces noms.)

* A basso porto, opéra sérieux, livret tiré par M. Checchi d'un drame de M. Cognatti portant le même titre, musique de M. Ettore Spinelli, représenté au théâtre Costanzi, de Rome, en mars 1895, après avoir été joué l'année précédente en Allemagne.

* ABBATE COLLARONE (l'), opéra, musique de Domenico Fischietti, rep. en Italie en 1749.

ABBATE DELL' ÉPÉE (l'), opéra italien, musique de J. Mosca, représenté à Naples en 1826. Ce fut le dernier opéra écritpar le fécond •compositeur napolitain dont les ouvrages, fort médiocres pour la plupart , défrayèrent pendant vingt ans les principales scènes de l'Italie. A l'apparition du Barbier de Rossini , Mosca

prétendit, et prouva presque, que le jeune maestro s'était approprié le procédé du crescendo appliqué ' au rythme dont il avait le premier fait usage dans un de ses opéras joué en 1811 , et ayant pour titre : i Prelendenti deîusi. Rossini a fait comme Molière: il a pris son bien où il l'a trouvé.

* ABBÉ DE SAINT-GALL (l), opéra, musique de M. Hœrther (pseudonyme de M. Gunther, docteur en médecine), représenté avec quelque succès, en juillet 1864, au théâtre Victoria, de Berlin.

ABDALASIUS, MAURORUM IN HISPANIA

rex, drame. Cette partition a été exécutée par les étudiants du couvent des Bénédictins de Salzbourg le 2 et le 4 septembre 1754. La musique a été composée par Eberlin (Jean), le savant organiste.

ABDALONIMO, opéra, musique de Buononcini, représenté à Vienne en 1709.

ABDERKAN, opéra en trois actes, paroles d'Andrieux, musique deBoieldieu, représenté à Saint-Pétersbourg en 1806. On sait qu'après son mariage inconsidéré avec la danseuse Clotilde Malfleuroy, Boieldieu prit le parti de s'expatrier pour quelque temps. Il accepta le titre de maître de chapelle de l'empereur

Page 1