MOLI
sans interruption. Il y a quelques années, cet opéra a été représenté avec beaucoup de succès sur la scène de l'Académie impériale de musique , et vers le même temps, on reprenait aussi Mosè au théâtre de la Scala, à Milan; mais, dans cette ville, l'œuvre de Rossini fut assez froidement accueillie, et le public milanais ne rendit pas justice au maestro ; ce que le public parisien avait fait. Il y avait longtemps que Rossini n'était plus prophète en son pays.
MOÏSE SAUVÉ, mélodrame allemand, musique de Lindpaintner, exécuté en Allemagne vers 1835.
MOISSON (la), opéra-comique en deux actes, paroles de Sewrin , musique de Solié, représenté au théâtre Favart le 5 septembre J793.
MOISSONNEURS (lés), comédie en trois actes, en vers, mêlée d'ariettes, paroles de Favart, musique de Duni, représentée au Théâtre- Italien le 27 janvier 1768. Le sujet a été tiré du Livre de Ruth. La musique de Duni était assez gracieuse pour ne pas demeurer trop au-dessous des peintures pastorales de ce poème. Les principales scènes sont fidèlement reproduites; les noms seuls sont changés. Le censeur du temps , nommé Marin, y mit l'approbation suivante : " Si l'on n'avait représenté sur nos théâtres que des pièces de ce genre, il ne se serait jamais élevé de question sur le danger des spectacles, et les moralistes les plus sévères auraient mis autant de zèle à recommander de les fréquenter qu'ils ont déclamé avec chaleur pour détourner le public d'y assister. » Cette approbation fit grand bruit alors, et on accusa le censeur d'avoir compromis les moralistes qui repoussaient absolument les représentations théâtrales quelles qu'elles fussent. On sait que Bossuet ne transigea jamais. Les opinions qu'il formula avec tant d'éloquence et de rigueur dans sa lettre au Père Caffaro demeurèrent inébranlables. Il sembla avoir un moment de faiblesse après la lecture de la Pénélope, tragédie de l'abbé Genest. Il dit: « Je ne balancerais pas à approuver le spectacle, si l'on représentait toujours des pièces aussi épurées.» Remarquons en passant que cette pièce, après avoir obtenu un grand succès sur le théâtre du Duc du Maine, éprouva au Théâtre- Français un échec immédiat. A l'occasion de cette tragédie , on agitait devant Louis XIV la question de savoir s'il était permis d'aller à la comédie. •Voici le docteur, dit le roi : il nous décidera
ce point. — Sire, répondit Bossuet, il y a de grands exemples pour, et de fortes raisons contre. »
MOISSONNEUSE (la), drame lyrique en trois actes et quatre tableaux , paroles de MM. Anicet Bourgeois et Michel Masson, musique de M. Vogel, représenté au Théâtre- Lyrique le 3 septembre 1853. C'est le magnétisme qui fait presque tous les frais de l'action. C'est le deus ex machina qui intervient sans cesse. Balsamo a soumis à son influence ténébreuse Michelma, la moissonneuse, et lui fait commettre un vol pendant son sommeil. On en accuse Giuliani , son amant , et ce n'est qu'après des péripéties aussi nombreuses qu'invraisemblables, que l'innocence triomphe et que le coupable est arrêté par les carabiniers du pape. Il est regrettable qu'un compositeur de grand talent comme M. Vogel ait eu à traiter un si mauvais poème. Sa partition renferme des beautés de premier ordre. On a remarqué l'air de Balsamo ; le finale du premier acte, chanté par les moissonneurs endormis, et le duo d'amour du troisième acte. L'instrumentation est colorée et dramatique. Cet ouvrage, qui n'a pas eu grand succès, mais qui fait beaucoup d'honneur au musicien, a été interprété par Laurent, Junca, Talion, Menjaud, Mmes Vadé et Colson.
MOITIÉ DU CHEMIN (la) , opéra-comique en trois actes , musique de Lemière de Corvey, représenté au théâtre Louvois, à Paris, en 1796.
MOKA, opéra-comique en trois actes, livret de MM. Vidal et Dubosq, musique de M. F. Doessen, représenté à Châlons-sur-Marne en mars 1880.
* MOKA, opérette en trois actes, musique d^ M. Félix Boisson, représentée à Chàlons le 28 février isso.
* MOLIN DE LAS ESTRELLAS (EL), zar-
zuela en un acte, musique de M. José Rogel, réprésentée à Madrid en 1866.
MOLINARA (la) [la Meunière], opéra italien, musique de Fischietti, représenté à Naples en 1768.
MOLINARA (la) [la Meunière], opéra italien, musique de Paisiollo, représenté à Naples en ms, et à Paris le î septembre 1801. Cot ouvrage charmant a obtenu dans toute l'Europe un grand succès. L'air : Nel cor più non mt sento est devenu populaire et a ht rvi de thème à une foule de variations.