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NOË

NOÉL

nue populaire. Les vocalises en ■duo avec la flûte, imitant le chant du rossignol, ont produit de l'effet, surtout lorsqu'elles étaient chantées par Mme Miolan. La scène du raccommodement des deux époux :

Allons, rapprochons-nous un peu...

Je sens mon coeur tressaillir d'aise

a été traitée avec infiniment de goût. Couderc a joué en comédien achevé le rôle de Jean. Parmi les ouvrages de M. Victor Massé, celui-ci a obtenu le succès le plus décidé et le plus général. Ce succès s'est soutenu à ce point que l'Opéra-Comique donnait, le 10 juin 1895, la 1 OOOe représentation des Noces de Jeannette, dont les rôles étaient tenus alors par M. Fugère et M"" Leclerc.

NOCES DE PELÉE ET DE THÉTIS (les), célèbre ballet de Benserade, à dix entrées, exécuté pour la première fois le 26 janvier 1654. Ce ballet fut précédé d'une comédieopéra portant le même titre, en trois actes, en vers, et d'un prologue, le tout traduit de l'italien. Il fut dansé par Louis XIV, les princesses et les dames de la cour. — Voir Nozzb di Teti e Peleo (le).

NOCES DE VÉNUS (les) OU LES DIEUX,

opéra, musique de Campra, composé en 1740. L'auteur avait quatre-vingts ans lorsqu'il écrivit cet ouvrage.

noces DE zerbine (les), opéra-comique, musique de Rochefort (Jean-Baptiste), représenté à Cassel vers 1780.

* noces improvisées (les), opérette en trois actes, paroles de MM. Armand Liorat et Fonteny, musique de M. Francis Chassaigne, représentée aux Bouffes-Parisiens le 13 février 1886. Interprètes : MM. Alexandre, Maugé, Paravicini, Mmes Jeanne Thibault, Mily-Meyer, Tassilly. Traduit par M. Murray, cet ouvrage a été joué, quelques années plus tard, à l'Avenue-Theatre de Londres, sous le titre de Nadgy.

* noches del REAL (las), zarzuela, paroles de MM. R. Taboada et Larrubiero, musique de MM. J. Taboada et Zurron, représentée au théâtre Martin, de Madrid, en janvier 1889.

* NOË, « opéra biblique» en trois actes et quatre tableaux, poème do Henri de Saint- Georges, musique de F. Halévy, terminée et orchestrée par Georges Bizct, représenté en allemand à Carlsruhe, en avril 1885. Halévy n'avait pu mettre tout à fait la dernière main à la partition de cet ouvrage, que Bizet, son

élève et son gendre, se chargea de terminer. Bizet lui-même mourut avant la représentatation de Noë, qui obtint en diverses villes d'Allemagne un succès très honorable, mais non retentissant; il faut toutefois excepter Cologne, où l'ouvrage, joué vers la fin de 1886, fut accueilli de la façon la plus chaleureuse.

noekken, opéra, paroles du poète danois Andersen, musique de M. Glaeser, représenté au théâtre Royal de Copenhague eu mars 1853.

* NOËL OU LE MYSTÈRE DE LA NATI- VITÉ, en quatre tableaux, en vers, de M. Maurice Bouchor, musique de M. Paul Vidal, représenté au petit théâtre des Marionnettes (galerie Vivienne), le 25 novembre 1890. Ceci est une œuvre exquise, aussi bien au point de vue poétique qu'au point de vue musical. M. Maurice Bouchor, qui est un poète plein de délicatesse et de grâce, a entrepris de ressusciter jusqu'à un certain point la forme de nos anciens mystères, avec leur mélange de raffinement d'une part, de naïveté de l'autre, relevé par une pointe de gauloiserie discrète, qui donne du montant à l'œuvre et en complète la couleur originale. Pour ce qui est de la naïveté, M. Bouchor s'en explique ainsi avec beaucoup de raison dans sa préface : « On me dira peut-être que je ne suis point naïf, et que rien n'a plus mauvaise grâce que la fausse naïveté.

D'abord, répondrai-je, comment sait-on que je ne suis point naïf? Il y a bien des façons de l'être. La naïveté n'est pas seulement dans l'âme instinctive d'un poète et dans le tour quïl donne malgré lui à ses œuvres; elle peut être aussi dans le sujet et dans les personnages. Or, sans jouer au primitif, le poète saura exprimer naïTement les choses naïves, pourvu qu'il les aime et qu'il ait la main légère. Je ne sais si mon art a toute la délicatesse qu'il fallait pour faire dialoguer un âne et un bœuf, noter les discours de l'ange et les répliques des bergers, transcrire le chant lointain d'une étoile; mais je sais bien qu'une profonde sympathie du cœur et de l'esprit m'attire vers la mystérieuse simplicité de ces êtres. »

Le Noël de M. Bouchor est une œuvre adorable, singulièrement originale, écrite en vers pleins de charme et de saveur. M. Vidal a écrit sur ces vers délicieux une musique qui ne leur cède on rien et qui se distingue par la grâce, la délicatesse, un goût très pur et un style plein d'élévation. On en peut :-i-

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