NOTT
Le ravissant duo des deux femmes , l'hymne guerrier des Gaulois dominent tout le second acte. L'inspiration règne dans cet ouvrage d'un bout à l'autre. L'harmonie y est peu variée, mais toujours caractérisée. La mélodie est abondante, comme dans toutes les œuvres du maître sicilien. Norma a plu aux gens de toutes les écoles, parce qu'on ne peut nier qu'il y règne une originalité sans recherche et une poésie qui touche le cœur comme naturellement et sans effort. L'air de Casta diva et le duo auraient suffi à la réputation de Bellini. Le rôle de Norma est un des plus complets du répertoire ; il n'est pas surprenant que des cantatrices hors ligne, comme la Pasta, Giulia Grisi et Malibran s'y soient défiées et surpassées à des points de vue différents. Le rôle de Norma réclame à la fois des principes purs de vocalisation, les qualités de la tragédienne et l'accent passionné de l'artiste. Rubini a laissé des souvenirs dans le rôle de Pollione, et Lablache dans celui d'Orovèse.
* norma, drame lyrique hollandais, musique de M. J. Rijken, représenté à Rotterdam en janvier 1890. Il y avait sans doute quelque audace, de la part d'un musicien néerlandais, à s'attaquer à un sujet rendu fameux par le génie si tendre et si pathétique de Bellini, et à présenter son œuvre sous le titre même qui avait rendu la première si célèbre. Toutefois, la nouvelle Norma fut favorablement accueillie par les compatriotes de M. Rijken, qui parurent lui découvrir de réelles qualités.
normand EN SICILE (le), opéra allemand, livret de Goethe, musique de Wolfram, écrit à Tœplitz vers 1830.
• NORMANNI A 6ALERNO (i), opéra-mélodrame italien en quatre actes , musique de Marzano ; repr. à Salerne, en juillet 1872.
NORMANNI IN PARIGI (i) [les Normands à Paris], opéra italien, musique de Mercadante, représenté au théâtre San Benedetto, à Venise, et à Turin en 1832. Chanté par MUe Spech Mme Taccani.
* nos bons chasseurs, vaudeville en trois actes, de MM. Paul Bilhaud et Michel Carré fils, musique nouvelle de M. Charles Lecocq, représenté au Nouveau-Théâtre le 10 avril 1894.
NOTARO D'UBEDA (il), opéra italien, musique de Fioravanti (Vincent), représenté à Naples en 1843.
NOTRE-DAME DE paris , opéra américain, livret tiré du roman de Victor Hugo, musique de M. Fry , représenté à Philadelphie en avril 1864.
NOTTE A Pirenze (una), opéra séria, livret en langue bohème de ïnterdonato, musique de L. Zavertal, représenté au Théâtre- National de Prague le 19 mars 1S80.
* NOTTE A VENEZIA (una), opéra semisérieux, paroles de M. Golisciani, musique de M. Avallone, représenté à Salerne en mai 1885.
NOTTE CRITICA (la) , opéra italien, musique de Buroni, représenté à Venise vers
* NOTTE CRITICA (la), opéra-bouffe en deux actes, musique de Nicola Piccinni, représenté (sans doute à Naples) à une date inconnue.
NOTTE DEGLI SCHIAFFI (la) [la Nuit des soufflets], opéra-comique en deux actes, musique de Luigi Venzano, représenté dans la salle Sivori, à Gênes, le 25 avril 1873. La musique en est agréable et a obtenu du succès.
NOTTE DEL NATALE (la) [la Nuit de Noël], opéra italien, musique de Pontoglio, représenté à Bergame, au théâtre Riccardi, en septembre 1872.
* NOTTE DI APRILE, opéra sérieux en deux actes, paroles de M. F. Fontana, musique de M. Emilio Ferrari, représenté au théâtre Dal Verme de Milan le 4 février 1S87.
NOTTE DI carnavale (la;, opera-bouffe en un acte, musique de Sparono, représenté sur le théâtre del Fondo à Naples vers 1795.
* NOTTE DI CARNEVALE (UKA), Operabouffe, musique de Salvatore Agnelli, rep. à Païenne, sur le théâtre Carolino, en 1838.
* NOTTE DI FESTA (una), opéra sérieux, musique d'Angelo Villanis, représenté à Venise en 1858. La partition de cet ouvrage fut publiée non sous ce titre, qu'il avait porté à la représentation, mais sous celui d'Emanuele-Filiberto, avec une dédicace de l'auteur « à Victor-Emmanuel, roi d'Italie».
NOTTE DI NATALE (una), opéra italien, musique de Pontoglio, représenté sans succès sur le théâtre de la Canobbiana, à Milan, en novembre 1874.
* NOTTE DI NOVEMBRE (una), opérabouffe, musique de Michèle Iremouger, représenté sur le théâtre Re, de Milan, en 1869.
NOUV
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NOTTE IMBROGLIATA (la), opéra italien, musique de Piccinni (Louis), représenté à Florence en 1794.
* NOTTE INFERNALE (ona), opéra semisérieux en un acte, paroles de M. Almerindo Spadetta, musique de M. Finamore, représenté au théâtre des Fiorentini de Naples en décembre 1886.
* notte nel deserto (una), drame lyrique en deux actes, paroles de M. E. Villoresi, musique de M. Nicolas Urien, représenté à Milan, sur le théâtre de l'Alhambra, le 1er février 1895. C'était le début à la scène d'un tout jeune compositeur espagnol, début qui ne paraît pas avoir été fort heureux.
NOTTE PERIGLIOSA (la) , opéra italien, musique de Miari, repr. à "Venise versiS2o.
NOTTI ROMANE (le), opéra séria, musique de Burgio di "Villafiorita, représenté à Adria ie 29 août 1880. On a entendu dans cet ouvrage M^e Barberina d'Ariis, née comtesse Savorgnan.
NOUREDDIN, PRINCE DE PERSE, Opéra,
musique de Riotte, représenté au théâtre de Prague vers 1840.
* NOURJAHAD, opéra, livret d'Arnold tiré par l'auteur d'un drame qu'il avait produit précédemment, musique d'Edward Loder, représenté en juillet 1834 pour l'inauguration du nouveau théâtre du Lyceum, à Londres, théâtre consacré alors à l'exploitation de l'opéra anglais. « Il faut, a dit au sujet de cet ouvrage un critique anglais, il faut considérer cet opéra comme ayant créé en Angleterre un genre nouveau de musique dramatique, et les divers compositeurs qui se sont distingués dans cette voie ainsi préparée pour eux doivent un témoignage de gratitude à Edward Loder, qui a été le pionnier de leur fortune. » La partition de Nourjahad était en effet une œuvre fort remarquable.
* NOUS DÎNONS EN VILLE, opéra-comique en un acte, musique de M. Waucampt, officier de l'armée belge, représenté à Bruges en février 1884.
NOUVEAU D'ASSAS (le), opéra en un acte; paroles de Dejaure, musique de Henri Berton, représenté au théâtre Favart le 15 octobre 1790.
NOUVEAU DON QUICHOTTE (lb), opéracomique en deux actes, paroles de Boissel, musique de Champein, représenté au théâtre de Monsieur (Feydeau) le 25 mai 1789.
NOUVEAU MARIÉ (le) OU LES IMPOS- TURES , opéra-comique en un acte , paroles de Cailhava, musique de Baccelli, représenté aux Italiens le 20 septembre 1770. La musique eut assez de succès.
* NOUVEAU MARIÉ (le) OU LES IMPOR- TUNS, opéra-comique en un acte, livret arrangé d'après une comédie de Cailhava, musique de Ots, représenté en juin 1806 à, Bruxelles, sur le théâtre de la Monnaie.
NOUVEAU MARIE DANS L'EMBARRAS (le), opéra-comique allemand, musique de Conradin Kreutzer, écrit vers 1830.
NOUVEAU MONDE (le), comédie en trois actes, en vers libres, avec un prologue et des intermèdes, paroles de l'abbé Pellegrin, musique de Quinault, ballet de Dangeville, représentée au Théâtre-Français le il septembre 1722. Cette pièce est ingénieuse et bien écrite. On en contesta la paternité à l'abbé. Cependant elle se trouve mentionnée dans l'épitaphe suivante :
Prêtre, poète et Provençal , Avec une plume féconde, N'avoir ni fait, ni dit de mal, Tel fut l'auteur du Nouveau monde.
Quant à l'auteur de la musique, il était acteur de la Comédie-Française et frère de Mlle Quinault, maîtresse du régent, pensionnaire du roi, grand - cordon de l'ordre de Saint-Michel. Cette singulière personne composait des motets qui étaient exécutés à Versailles dans la chapelle royale. Elle mourut centenaire au Louvre, dans le pavillon de l'Infante , où elle habita plus de soixante ans.
* NOUVEAU-NÉ (le), opéra-comique, paroles de Laujon, musique de Martini, représenté à Chantilly, chez le prince de Condé, en novembre 1772.
nouveau paris (le) , opéra-comique, musique de L.-G. Maurer, représenté à Berlin en 1837.
"nouveau pourceaugnac(lb), opérette en un acte, paroles de Scribe etPoirson, musique de M. Aristide Hignard, représentée aux Bouffes-Parisiens, le 14 janvier 1860.
nouveau pygmalion (le), opéra-comique, musique de Rheineck, représenté à Lyon vers 1780.
nouveau seigneur du village (lb), opéra-comique en un acte, paroles de Creuié de Lesser et Favièrcs, musique de Boieldieu,
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représenté àl'Opéra-Comique le 29 juin 1813. Cette charmante production, dans laquelle les qualités du compositeur brillent sans aucune éclipse, doit figurer parmi ses meilleurs ouvrages. L'ensemble dans lequel le bailli poursuit sa harangue : Ainsi qu'Alexandre le Grand, à son entrée à Babylone, est de la haute comédie musicale. Tout est à citer, car chaque morceau est un chef-d'œuvre de goût et d'esprit; les situations sont rendues avec une expression piquante, et les caractères sont exprimés avec une vérité naïve et juste qui n'exclut pas l'originalité de la mélodie et l'abondance de l'harmonie dans les accompagnements. Le duo entre Frontin et Babet : Vous n'êtes plus à votre place et ne parlez pas de Colin, n'est-il pas ravissant I et le duo du Chambertin, dans lequel on ne sait ce qu'on doit admirer davantage, si c'est la partie vocale ou l'instrumentation si spirituelle et si amusante dans les détails, et les couplets sur le droit du seigneur : Ah! vous avez des droits superbes; enfin l'ouvrage entier est un de ceux que l'on a toujours repris avec succès, grâce à-la musique, qui efface par sa grâce toujours jeune et fraîche les rides de la pièce.