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olympie, opéra sérieux en trois actes, musique de Hoszisky , représenté au théâtre de Rheinsberg vers 1792.
OLYMPIE, tragédie lyrique en trois actes, paroles de Voltaire et de Guillard, musique de Christian Kalkbrenner , représenté à l'Opéra le 18 décembre 1798.
OLYMPIE, opéra en trois actes, paroles de Briffault, Dieulafoy et Bujac, d'après la tragédie de Voltaire , musique de Spontini , représenté à l'Académie royale de musique le 20 décembre 1819. Après l'immense succès de l'opéra de la Vestale, le public s'attendait à trouver dans Olympie de ces beautés de premier ordre qui commandent l'admiration et imposent silence à la critique. Celle-ci était très animée contre Spontini , et on peut affirmer qu'elle exerça une influence funeste sur le génie de ce compositeur, en l'obligeant à se défendre sans cesse dans les journaux, tantôt à douter de son mérite, tantôt à l'affirmer avec affectation. Son opéra â'Olympie fut remanié pendant les répétitions, de telle sorte que les frais de copie s'élevèrent à 15,000 fr. Il y a eu chez Spontini, dans cette circonstance, des incertitudes, des hésitations qui ont très probablement été nuisibles à son œuvre; elle eut une douzaine de représentations. Cette chute décida Spontini à ne plus écrire pour l'Opéra français, et à accepter les offres avantageuses qui lui étaient faites par le roi de Prusse. Lorsque son opéra à! Olympie fut représenté l'année suivante en Allemagne, le succès fut incontesté et durable. On disait: « l'auteur â'Olympie » comme on disait en France «l'auteur de la Vestale». Nous pensons que Castil-Blaze a cédé à des préventions, lorsqu'il a accusé Spontini de stérilité. Ce maître avait déjà eu quinze opéras joués en Italie avant de venir en France. Il se fit d'abord connaître ici par trois ou quatre petits ouvrages, et, pour conclure, il ne faut pas oublier de remarquer qu'il a le premier donné l'exemple de ces formes développées devenues nécessaires à cause de la pompe croissante du spectacle, et que les trois partitions de la Vestale, de Fernand Cortez et â'Olympie, représentent la valeur de dix opéras de Pic» cinni. L'ouverture â'Olympie et un chœur superbe sont encore exécutés dans les concerts.
OMAI, farce musicale anglaise, musi^uo de Shield, représentée sur le théâtre de Covent-Gardcn, à Londres, en 1785.
OMAR ET LEILA, opéra romantique en
trois actes, musique de Fesca (Frédéric- Ernest), écrit à Vienne en 1820,
OMAR et sultana, opéra allemand, musique de Spaeth, représenté à Cobourg en 184S.
OMAR, RE OI TEMAGENE , opéra italien, musique de Portogallo, représenté à Milan vers 1801.
ombra bianca (i/), opéra italien, musique de Miceli; représenté au Teatro-Nuovo- Nazionale, de Naples, en janvier 1872, avec succès.
OMBRA DI NINO (i/) [l'Ombre de Ninus], opéra italien, musique de Ruggi, représenté à Naples vers 1750.
OMBRE (i/), opéra-comique en trois actes, livret de M. de Saint -Georges, musique de M. de Flottow ; représenté à l'Opéra-Comique le 7 juillet 1870. Cet ouvrage est certainement l'un des plus distingués qu'on ait écrits dans ces dernières années; son succès a été interrompu par la guerre et on ne peut douter qu'il ne devienne un digne pendant de Marthe. Le livret est très dramatique et intéressant. Quoique le cadre dans lequel M. de Saint-Georges a placé l'action soit bien dédoré par l'usage, puisqu'il s'agit des éternelles dragomiades, les détails sont poétiques , charmants et émouvants. Voici d'abord la donnée de la pièce : Le comte de Rollecourt, officier sous le commandement du maréchal de Villars, avait désobéi à ses chefs en sauvant une famille de protestants qu'on allait massacrer; on l'avait condamné à mort pour ce fait. Une jeune fille, élevée dans le château de Rollecourt, qui, à l'insu du comte, avait conçu pour lui un amour ardent, le voit tomber sous les balles des soldats; nul doute, son maître est mort ; mais le comte a été sauvé par le capitaine chargé de l'exécution ; son amitié a inspiré à celui-ci l'idée d'un stratagème qu'on découvre et qu'il va payer de sa vie. Le comte s'est réfugié dans un village; il est le locataire de Mm<> Abeille, veuve et riche ; il se fait passer pour un artisan, sculpteur en bois, et prend le nom de Fabrice ; la fermière no le regarde pas avec indifférence; le médecin du village, Antoine Mirouet, s'est lié avec le jeune sculpteur ; tout ce monde se prépare à fêter la Saint-Fabrice, lorsqu'une jeune fille se présente à la ferme ; elle est épuisée de fatigue, et sous l'impression des scènes de violence dont eile vient d'être témoin , elle demande à remplacer la servant»
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du sculpteur, qui l'a quitté depuis quelques jours. Fabrice l'accepte; mais, en le voyant, Jeanne reste stupéfaite, et ne peut détacher ses regards de cet homme qui a tous les traits de son maître qu'elle a vu fusiller; Mme Abeille voit dans cette pauvre fille une rivale et conçoit de l'aversion pour elle; Fabrice se laisse fasciner à son tour par la beauté de Jeanne et dépose un baiser sur son front; la jeune fille prend la résolution de fuir de cette maison ; Fabrice entend un cri ; il se précipite dans la chambre de sa servante; Mme Abeille, qui épie tous ses mouvements, voit ce scandale. Ainsi finit le premier acte. Jeanne est en butte aux mauvais propos dans le village ; elle est chassée de l'église et va quitter le pays, lorsque Fabrice fait connaître son innocence. Après son entretien avec lui, Jeanne était sortie par un brouillard épais et prenait la direction d'un précipice où elle allait trouver la mort ; Fabrice avait couru après elle et l'avait ramenée évanouie dans ses bras. Le bon docteur Mirouet, touché de ce r.écit,offre de faire un sort à la pauvre fille en l'épousant. Mme Abeille reçoit ensuite les confidences de Jeanne, qui lui raconte la passion insensée et secrète qu'elle a conçue pour son jeune maître, etles sentiments qui l'animent en présence d'un autre luimême dont elle ne peut s'expliquer la si parfaite ressemblance. Fabrice a entendu cette conversation, et, loin de détromper Jeanne, il l'entretient dans la pensée que cette ressemblance est purement imaginaire. Mais voici que le docteur apporte une nouvelle dont il tient le récit d'un colporteur ; c'est le fait que nous avons raconté plus haut, relativement au simulacre d'exécution du comte. Il ajoute que si le comte ne vient pas se livrer lui-même, son ami, qui a trahi son devoir, sera fusillé à sa place. Rollecourt n'hésite pas; profitant de la nuit, il revêt son uniforme et se dispose à partir. Un rayon de lune le trahit aux yeux de Jeanne, qui le retrouve tel qu'elle l'a connu. Elle se jette à ses genoux, lui avoue sa tendresse, le conjure de rester. Le devoir impérieux de l'honneur l'emporte dans le cœur de Rollecourt, qui quitte Jeanne en la laissant évanouie. Au troisième acte, il a repassé encore la frontière ; car l'action se passe plutôt sur les confins de la Savoie que dans les Cévennes, qui en sont trop éloignées pour la vraisemblance du drame. Il y a eu là une assez grave distraction géographique chez l'auteur dramatique. Rollecourt a obtenu un sursis de vingt- quatre heures et veut en profiter pour
épouser l'orpheline, et lui laisser son nom et sa fortune. Jeanne s'abandonne à toute l'illusion de son bonheur ; elle se laisse parer pour la cérémonie, elle reçoit l'anneau nuptial ; le mariage est célébré. Mais le secret fatal lui est révélé. Le comte, cette fois, va la quitter pour toujours. On comprend toute cette scène de larmes, de prières, de résistance. Pour abréger et finir, le docteur Mirouet apporte la nouvelle de la grâce accordée par le maréchal de Villars aux deux officiers. En glissant sur divers détails peu vraisemblables, sur les deux départs de Rollecourt, qui amènent deux scènes analogues, sur le mariage si prompt du comte avec une pauvre servante, on peut trouver ce livret très favorable à l'œuvre musicale, à cause des situations pathétiques et originales qu'il présente, et du caractère bien marqué de chacun des quatre personnages mis en scène ; car, de même que dans l'Eclair, il n'y a dans l'Ombre que quatre voix, sans mélange de chœurs. Soutenir l'intérêt pendant trois actes avec si peu de ressources semblait une tâche difficile. Les auteurs s'en sont acquittés avec honneur et succès ; tant il est vrai qu'une œuvre où l'inspiration, le goût, le véritable talent en un mot préside, peut se passer de toutes ces complications dont on a surchargé les plus modestes opéras-comiques. Quel luxe indigent dans la plupart l Ici, au contraire, la simplicité, et néanmoins un grand effet 1 La partition est une digne émule de celle de Martha. L'inspiration y est moins abondante ; il y a plus de recherche et d'effort ; néanmoins, tout y est traité avec goût et distinction. Le travail harmonique laisse, à mon avis, quelque chose à désirer; on trouve des modulations éloignées d'un fâcheux effet, surtout dans l'ouverture. Lorsque M. de Flotow veut être savant musicien, il s'égare; quand il se contente d'écrire sous la dictée de son inspiration, il exprime avec beaucoup de naturel le sens dramatique, et l'expression mélodique est à la fois juste et agréable. L'ouverture débute par un larghetto pathétique et doux ; l'allégro qui suit est formé en partie du motif des couplets du docteur : Quand je monte Cocotte. La transposition dans plusieurs tons de ce motif gracieux, qui doit son succès à sa parfaite adaptation aux paroles, n'est pas toujours heureuse. Le compositeur a aussi abusé de l'accord de septième, de sensible et de ses renversements plaqués et en arpèges. Depuis quelque quarante ans, cet accord jouit d'une trop grande laveur. Le duo du docteur
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