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et de Mme Abeille est bien traité dans le style qui convient à l'opéra-comique, mais n'offre rien de saillant. Le trio, malgré une assez jolie phrase dans l'andante, est médiocre et dans le goût des opérettes de M. Offenbach. On regrette d'y trouver de ces répétitions par deux voix du dernier mot chanté par le soprano. Cet effet n'est plus comique, mais commun et suranné. Je n'ai que des éloges pour les couplets très réussis du docteur; le quatuor du premier acte est le morceau le plus important de tout l'ouvrage ; l'andante : La nuit approche, voici l'heure, est d'un rythme gracieux, et, lorsque le motif est exécuté pour la seconde fois, la voix de soprano dessine des broderies d'un charmant effet. Toute cette première partie du quatuor mérite d'être rangée au nombre des plus jolis morceaux du répertoire de l'Opéra-Comique. Il est regrettable que l'allégro n'y réponde pas. C'est un chœur qui paraît avoir été écrit pour les orphéons :
Et tic et toc et tic et toc, De nos verres vive le choc
Il me semblait que les auteurs de livrets d'opéra-comique avaient répudié définitivement cette vieille défroque de M. Scribe. Tout le reste du premier acte est dramatique. Les moyens musicaux sont bien simples et presque pauvres; le ténor répète à l'octave les phrases du soprano, puis arrivent de fréquents unissons. Mais il y a tant de mobilité, tant de variété, dans le travail artistique de M. de Flotow que l'intérêt ne languit jamais. Le deuxième acte est précédé d'une sorte de rêverie symphonique. La sonorité en est douce et habilement conduite, mais la mélodie contournée ; des effets de quintes et des fausses relations sont mal dissimulés sous les nuances et les élégances de l'instrumentation. L'air de Mme Abeille est très médiocre. Je ne comprends pas qu'un musicien de la valeur de M. de Flotow se soit laissé influencer par les petits effets rythmiques particuliers à M. Offenbach, et qu'il ait imité ses appogiatures interrompues et dures, ses éternelles valses chantées. Les couplets du docteur : Une femme douce et gentille, qui sont loin de valoir ceux qu'Auber mettait dans ses opéras-comiques, ont le tour gaulois. Quant au second quatuor : Un mot, chère voisine, il ne vaut pas le premier, mais il est très scénique et se termine par un allegretto d'une gaieté communicative. Le duo de Jeanne et de Fabrice : D'où vient que maintenant près d'elle, est à la fois d'une vérité d'expression très soutenue et d'un charme mélodique in-
contestable. Bien écrit pour les voix, il prendra place dans le répertoire des chanteurs. Avec la première partie du quatuor du premier acte, c'est le morceau que je trouve le mieux réussi. La fin de l'acte est d'un effet pittoresque. Une petite symphonie jouée par les instruments à cordes en sourdine est traitée avec goût. Des critiques sévères pourraient reprocher aux auteurs d'avoir abusé dans cet opéra des hors-d'œuvre et d'avoir fait une part trop grande aux épisodes descriptifs. Mais les morceaux sont courts et mélodieux. M. de Flotow a du goût et n'insiste pas comme l'a fait souvent Meyerbeer, qui traçait un grand tableau là où il aurait fallu un simple croquis. Cette observation m'est suggérée par les couplets si applaudis sur les heures de midi et minuit. Cet andante est fort gracieux ; je crois que le sens voluptueux des paroles, qui flatte le goût du public de ce temps, a bien un peu contribué au succès de cet intermède.
La romance de Fabrice : Pauvre ange dont la triste vie, n'est qu'une inspiration distinguée. Elle est loin de rendre tout ce que la situation de Fabrice a de poignant. Cetie scène m'a fait penser à une scène analogue dans le Déserteur, et la cantilène : Adieu, chère Louise, du vieux Monsigny, est bien autrement émouvante. Après un assez joli trio avec effet de cloches sonnant le mariage, et une romance médiocre du docteur, l'opéra se termine par un trio dramatique, dans lequel on peut admirer une phrase large et belle chantée à l'unisson, et par la reprise finale du chœur des cloches. V Ombre restera un des jolis ouvrages du répertoire de l'Opéra- Comique. Les rôles ont été créés par Monjauze, Meillet, Mlle» Marie Roze et Priola.
OMBRE D'ARGENTINE (i/), Opera-bouffon en un acte, paroles de Bayard et Biéville, musiquede M. Montfort, représenté à l'Opéra- Comique le 28 avril 1853.
OMELETTE A LA FOLLEMBUCHE (L1), Opé-
rette-bouffe, paroles de MM. Eugène Labiche et Marc Michel, musique de Léo Delibes, représentée au théâtre des Bouffes-Parisiens le 8 juin 1859.
' OMICIDIO IMMAGINARIO (L-) , Opéra-
bouffe, musique de Salvatore Agnclli, représenté à Naples, sur le théâtre de la Feniee, en 1841.
* omissioni E MENDE, « opéra-revue «^ musique de Prato, représenté à Naples, sur lo théâtre du Fondo, en janvier 1868.
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OMPHALE, tragédie lyrique en cinq actes, avec un prologue, paroles de La Motte, musique de Destouches, représentée par l'Académie royale de musique le jeudi 10 novembre 1701. Cet ouvrage eut beaucoup de succès. On le reprit cinq ou six fois; il fut représenté à TrJanon, devant la cour, le lundi gras 23 février 1702. La dernière reprise eut lieu en 1752, avec Jélyotte, Thevenard, Mlles Fel, Chevalier et le sieur Vestris. A l'occasion de cet ouvrage, nous signalerons un fait intéressant pour l'histoire du théâtre, c'est qu'il y eut pour la première fois, le lundi 21 mars 1735, une véritable représentation au bénéfice des artistes. On donna cette tragédie à'Omphale; elle fut suivie d'une cantatille chantée par Mlle Fel, d'un air italien par Mlle Bourbonnais, et d'un pas de trois dansé par Mlle Mariette et par les sieurs Dumoulin et Dupré.
OMPHALE, tragédie lyrique en cinq actes, paroles de La Motte, musique de Cardonne, représentée par l'Académie royale de musique le 2 mai 1769. Cardonne était un officier de la chambre de Madame. Il croyait avoir plus de talent pour la composition que Destouches. L'accueil qu'on fit à son opéra lui prouva le contraire.
OMPHALE, opéra, musique du comte Laville de Lacépède , répété à l'Opéra de Paris en 1771, mais non représenté.
* ON demande UN gendre, opérette en un acte, paroles de MM. Albert Lambert et Lebreton, musique de M. A. de Villebichot, représentée à l'Eden-Concért le 19 mars 1887.
* ON DEMANDE UN PÉDICURE, Opérette en un acte, paroles de M. Max, musique de M. Raoul Schubert, représentée au concert de l'Époque le 16 octobre 1886.