PARD
* PAR ORDRE SUPÉRIEUR (Auf hohen Befehl), opéra-comique, paroles et musique de M. Cari Reinecke, représenté avec beaucoup de succès, le 1er octobre 1886, au théâtre municipal de Hambourg. L'auteur avait puisé le sujet de son livret dans une nouvelle de Riehl, intitulée : Ovide à la Cour; la partition, fine, mélodique et heureusement inspirée, produisit sur le public une excellente impression, et une interprétation remarquable, confiée à Mme» Kauer et Brandt, à MM. Bœtel, Lismann, Wiegand et Erhke, contribua pour sa part à la réussite complète de l'ouvrage.
PARADE (la), opérette, paroles de M. Jules Barbier, musique de M. Emile Jonas, représentée aux Bouffes-Parisiens le 2 août 1856.
PARADIS DE MAHOMET (le) , Opéra-CO-
mique en trois actes, paroles de Scribe et Mélesvilie, musique de Kreubé et Kreutzer, représenté à Feydeau le 23 mars 1822.
PARADIS ET LA péri (le), vaste composition en trois parties pour voix seules, chœur et orchestre, tirée du poème de Lalla- Rookh, de Thomas Moore, musique de R. Schumann, exécutée à Leipzig le 4 décembre 1843 et au Théâtre -Italien de Paris en décembre 1869.
* paradis perdu (le), drame-oratorio en quatre parties, paroles de M. Edouard Blau, d'après le poème de Milton, musique de M. Théodore Dubois, exécuté le 27 novembre 1878 aux concerts du Châtelet, où les soli étaient chantés par M"" Jenny Howe et Sarah Bonheur, MM. Furst, Lauwers, Séguin, Villaret fils et Labarre. Cet ouvrage avait obtenu, en partage avec le Tasse, de Benjamin Godard, le premier prix au concours biennal de composition de la ville de Paris. On y a surtout applaudi dans la seconde partie (l'Enfer) le trio des anges rebelles et l'air de Satan, et, dans la troisième (le Paradis terrestre), le joli chœur féminin des Esprits, le duo élégant d'Adam et Eve, et l'air énergique du triomphe de Satan.
PARAPULMINE (il) [le Paratonnerre],
opéra italien, musique de Delfico, représenté sur le théâtre Leopoldina de Naples, en juillet
PARAGRAPH : kaes (THE),opéra-comique anglais, musique de Braham, représenté à Drury-Lane, à Londres, vers 1810.
PARAGUASSÙ , poème lyrique en trois parties, musique de MM. O'Kelly et de Ville-
neuve, représenté au Théâtre - Lyrique le 5 août 1855, au bénéfice de l'Association des artistes musiciens. Cet ouvrage, dont l'action se passe au bord de la rivière des Amazones, a été interprété par Junca, Dulaurens et Mme Deligne-Lauters. On a remarqué un joli duo entre Paraguassù et Diego. Des fragments de cette œuvre ont été exécutés dans la salle Pleyel, en 1864, par la Société de Sainte-Cécile.
PARAPLUIE (le), opéra-comique en trois actes, livret de MM. Deulin et de Najac, musique de Albert Grisar ; ouvrage posthume et inédit.
PARATAGIO (il) OSSia IL CACCIATOR SELUSO (le Chasseur trompé) , opéra italien en deux actes , musique de Jomelli , représenté par l'Académie royale de musique le 23 septembre 1753.
PARDON DE PLOËRMEL (le), opéra-comique en trois actes, paroles de MM. Jules Barbier et Michel Carré, musique de J. Meyerbeer, représenté à l'Opéra-Comique le 4 avril 1859. Le livret, qui traite une paysannerie bretonne triste, ennuyeuse au possible, a offert néanmoins au grand musicien l'occasion de déployer une variété infinie d'effets. La contexture de la pièce est telle , qu'il en résulte une suite de tableaux que Meyerbeer a décrits avec cette science, cette habileté, ce luxe de détails étudiés qui , à défaut même de l'inspiration , rendent toujours ses opéras intéressants et excitent à juste titre l'admiration des connaisseurs. Le Pardon de Ploërmel a été joué sur les théâtres étrangers sous le nom de Dinorak , avec un succès durable. Dans le premier acte, on remarque tout d'abord le thème plein de fraîcheur du chœur des paysans et paysannes : le Jour radieux se voile à nos yeux, et l'ensemble des six voix de femmes sur un rhythme nouveau et original. La course de la chèvre de Dinorah est ingénieusement imitée par l'orchestre ; les couplets de Corentin, à deux mouvements, sont assez bizarres. Ecrits en vers de neuf syllabes, sur la demande du maître , ils n'en paraissent pas plus harmonieux à l'oreille :
Dieu nous donne à chacun en partage Une humeur différente ici-bas.
Il en est qu» sont pleins de courage; Moi, je suis de ceux qui n'en ont pas.
L'harmonie, successivement majeure et mineure, déroute l'oreille sans la charmer, et l'allégretto qui suit n'est rien moins que plaisant. Le duo entre Dinorah , la folle , et Corentin-. le poltron, cause plus de malaise