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PARD

PARI

que de plaisir. La situation est forcée, la musique l'exprime trop bien. Dans ces sortes de cas, les compositeurs italiens laissent l'esprit divaguer et la raison de côté ; ils s'adressent à l'oreille , quelquefois à la virtuosité, et ils font bien; le public ne s'ennuie pas. L'air de baryton : O puissante magie, est très remarquable par son énergie, rendue plus sensible par l'introduction d'une belle phrase en mi majeur pleine de tendresse. Le premier acte est terminé par un trio élégant et gracieux, accompagné d'un effet lointain d'orage qui prépare aux péripéties du second acte. Ce second acte a une scène charmante, poétique; c'est une vraie trouvaille. C'est elle qui a décidé du succès de l'ouvrage ; c'est elle qui a fait pardonner aux auteurs d'avoir groupé tant d'idées, d'efforts, de traits ingénieux autour d'une légende stupide. Nous voulons parler de la Valse de l'ombre. La lune éclaire la scène. La pauvre Dinorah croit voir dans son ombre un être mystérieux avec lequel elle veut danser, et elle danse en chantant. La mélodie de cette valse est distinguée, vive et instrumentée avec un goût exquis. Le retour du thème principal y est ménagé fort habilement. Quant aux effets d'orage, à la rupture du pont, à l'irruption des eaux , aux sauts de la chèvre et do Dinorah elle-même, tout cela est puéril et sans grand effet sur le public , parce que les personnages de Corentin et de Hoël lui sont antipathiques , et que l'idée de faire de la pauvre folle une victime est trop odieuse. C'est donc en vain que Meyerbeer a écrit son beau trio dramatique. C'est de l'or jeté dans un torrent. Fidèle à son système d'oppositions et de contrastes, Meyerbeer qui, par ses exigences polies et tenaces, finissait par être plus auteur du livret de son opéra que les auteurs eux-mêmes, a voulu qu'au déchaînement des éléments produit au second acte succédassent le calme, la sérénité , les images du bonheur champêtre. Une fanfare, exécutée par cinq cors, précède l'air du chasseur : En chasse! le jour est levé, dont la coupe est originale et la mélodie franche et bien accentuée. On entend ensuite un air de faucheur, puis un duo de deux jeunes bergers, enfin une prière en quatuor. La romance dii baryton : Ahl mon remords te venye de mon fol abandon, est un morceau d'expression dans le caractère de l'air de l'Etoile du Nord : Pour fuir son souvenir ; la mélodie est distinguée, pleine de sentiment et de passion. Le duo qui amène le dénoûment, ainsi que le finale, est traité avec une science dramatique

consommée. Les défauts de cet ouvrage tiennent beaucoup plus du poème que de la partition; mais le grand compositeur ne doit pas en être plus complètement absous que de sa participation au livret de l'Africaine. Le sens littéraire et le goût n'étaient pas chez lui à la hauteur du génie musical. Les deux rôles principaux, de Dinorah et de Hoël, ont été créés par Mme Cabel et par Faure; celui de Corentin, par Sainte-Foy. Bareilie a dit le chant du chasseur, Warot celui du faucheur. Les rôles accessoires de pâtres, de chevrières, etc., ont été tenus par Ml'es Bélia , Breuillé , Decroix et Dupuy, et par Lemaire et Palianti.

PARENTELA RICONOSCIUTA (i.a) [la Parenté reconnue], opéra italien, musique de Caruso, représenté à Florence en 1785.

PARENTI RIDICOLI (i) [les Parents ridicules], opéra italien, musique de Raimondi, représenté à Naples vers 1833.

PARENTS D'UN JOUR (les), opéra-comique en un acte, paroles d'Amédée de Beauplan, musique de Benincori, représenté à l'Opéra-Comique le 7 novembre 1815.

* PARFUM DE RACE, comédie lyrique en un acte, paroles de M. Fernand Lafargue, musique de M. Alfred Rabuteau, représentée à la salle Duprez, le 30 avril 1891, dans une soirée donnée parla Société « les Cadets dramatiques ».

* PARI (LE) OU MOMBREUIL ET MER- VILLE, opéra-comique en un acte, paroles de Saint-Just et Longchamp, musique de Boieldieu, représenté à l'Opéra-Comique (théâtre Favart), le 15 décembre 1797.

* PARI (le) [die Wette], opéra-comique, musique de M. Alphonse Maurice, représenté sur le théâtre Royal de Dresde en décembre

* PARI DE LA DUCHESSE D ALENÇON (le' , opéra-comique en un acte, paroles de La Chabeaussière et Fontenille, musique do Chancourtois, représenté à l'Opéra-Comique le 13 mai 1824.

* PARI perdu (un), opérette en un acte, musique de M. Paul Bertrie, représentée aux Folies-Bergère en 1876.

PARIA (LE) OU LA CHAUMIÈRE IN- DIENNE, opéra en deux actes, paroles de Demousticr, d'après le roman de Bernardin de Saint-l'ierre, musique de Gave;iux(l'iorrc), repr. au théâtre Feydeau le 8 octobre 1792.

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PARIA (le), opéra italien, musique de Carafa (Michel), représenté à Venise en février

PARIA (il), opéra italien, musique de Donizetti, représenté à Naples en 1829.

PARIA (le), opéra, musique de Michel Béer représenté à Gotha au mois d'avril 1866. Cet ouvrage du neveu du grand compositeur a été interprété par M. Bellosa et Mme Versing-Hauptmann.

PARIA (le), opéra polonais en trois actes livret tiré de la tragédie de Casimir Delavigne, musique de Moniuszko, représenté au théâtre de Varsovie en janvier mo. Cet ouvrage a obtenu un certain succès ; le sej cond acte a été surtout remarqué. Moniuszko a introduit dans cet opéra indou des mélodies lithuaniennes, si chères à ses compatriotes.

PARIA (il), opéra italien, musique de Bur. gio ; représenté à Florence, au théâtre de la Pergola, en mars 1872.

PARIAS (les;, opéra en trois actes, livret de M. Hippolyte Lucas, musique de M. Edmond Membrée, représenté au théâtre de L'Opéra populaire (Châtelet) le vendredi 13 novembre 1874. Le sujet a été tiré de la Chaumière indienne de Bernardin de Saint- Pierre, mais les modifications qu'on lui a fait subir pour en faire un livret d'opéra n'ont pas été heureuses. On aurait pu facilement fournir à un aussi excellent musicien que M. Membrée l'occasion de composer un drame chrétien sans en gâter l'effet par le mélange d'éléments disparates et incompatibles avec le fond des idées. Gadhy, le paria, se dispose à fuir avec Maïa, la veuve indienne destinée au bûcher et qui ignore la triste condition de son amant. Aussitôt qu'elle l'apprend, elle s'en éloigne avec horreur, et le malheureux Gadhy se donne la mort. Saint François-Xavier, l'apôtre des Indes, survient et ressuscite Gadhy aux yeux des sauvages qui, à la vue de ce miracle, se convertissent à la foi chrétienne. Cependant, les brahmes font élever le bûcher où Maïa doit être immolée. Le saint renverse les idoles. Les prêtres et le peuple s'en emparent et s'apprêtent à brûler saint François- Xavier, Maïa et le paria. Le bûcher est dressé sur le rivage ; la mer monte, envahit la plage, transforme le bûcher en radeau. Un navire portugais apparaît et recueille les trois victimes arrachées ainsi à la mort par un nouveau miracle. On a remarqué dans cet ouvrage la romance du ténor : Ma jeunesse à

l'ombre s'écoule, accompagnée par un chœur de fête; l'air de Maïa: Adieu, mère adorée, l'invocation de saint François-Xavier : Je crois en Dieu, tout-puissant, créateur, et l'air de la vision au troisième acte. Chanté par Prunet, Jules Petit, M^es Fursch-Madier, Crapelet et Filiati. Cet ouvrage n'a pas réussi.

PARIDE (Paris), opéra italien, paroles et musique de Bontempi, représenté dans le Brandebourg en 1662.

PARIDE, opéra italien, livret de Muazzo, patricien de Venise, musique de Orlandini, représenté sur le théâtre de Saint-Jean-Chrysostome, à Venise, en 1720.

PARIDE, opéra italien, livret de Muazzo, musique de Casella (Pierre), représenté au théâtre Saint-Charles, à Naples, en 1790.

PARIDE ED ELENA, opéra italien, paroles de Calzabigi, musique de Gluck, représenté à Vienne en 1769.

PARIDE IN IDA, opéra italien, livret de Mazzari, musique de Manza et de Coletti, représenté sur le théâtre de Sant' Angiolo, à Venise en 1706, repris en 1719 à Padoue et à Bologne , avec une musique arrangée par Mendozzi, sous ce titre : Idue rivait in gara, ossia paride in Ida.

* PARIS en POMÉRANIE, opéra-comique en un acte, musique de Reuling, représenté à Vienne en 1832.

parisiennes (les), opéra-bouffe en quatre actes, livret de MM. Moineaux et Koning, musique de M. Vasseur , représenté aux Bouffes- Parisiens le 31 mars 1874. Cet ouvrage n'a pas eu de succès. Chanté par M. Ed.-Georges Mmes Judic.Peschard, MUesBerthe Legrand, Rose-Marie.

PARISINA, opéra en trois actes, livret de Romani, musique de Donizetti, représenté pour la première fois, à Florence, en 1833, et au Théâtre-Italien , de Paris , le 24 février 1838. Le sujet a été emprunté au poème de lord Byron. Azzo, seigneur de Ferrare, a fait mourir Mathilde, sa première femme, dont il soupçonnait la fidélité. Il a épousé ensuite la jeune et belle Parisina, et il ne tarde pas à acquérir la preuve qu'il ne possède pas son cœur. Un compagnon d'enfance , Hugues est son nom, lui a inspiré de tendres sentiments qu'elle étouffe cependant de son mieux. Hugues s'est distingué dans les combats sous les yeux d'Ernest, général du prince de Ferrare; il est vainqueur dans un tournoi, et

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