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RIP

RINGIOVENITO (il) [le Renouveau], opéra italien, livret de Niccolô Minato, musique de Draghi (Antoine), représenté à Vienne, pour l'anniversaire de la naissance de l'empereur Léopold, en 1691.

* RINnegata (la), opéra sérieux italien, musique de M. Antonio Reparaz, représenté à Porto (Portugal) le 28 février 1874. Quatre ans après, en 1878, cet ouvrage était joué en Italie, au théâtre Chiabrera, de Savone, sous le titre de Zaida la rinnegata.

rinnegato (il) [le Rénega(\, opéra italien, livret de Romani , musique de Morlaccbi, représenté à Dresde en 1832. C'est un des ouvrages les plus applaudis de ce compositeur fécond. On a remarqué surtout l'introduction et le duetto qui termine la première partie; la cavatine avec trompette obligée ; le chœur de la conjuration, et un largo à six parties réelles ; une scène et une romance avec quatre cors, harpe, clarinette et hautbois, chantée par la Palazzesi, et enfin une scène finale d'un bel effet, en présence du spectacle d'une éruption de l'Etna.

* rinnegato (h,), opéra sérieux italien, musique de M. Bodog d'Orczy, représenté au théâtre de la Reine, à Londres, le 9 juillet 1881.

* rinnegato (il), opéra sérieux italien, musique de M. Manuel Giro, représenté au théâtre du Lycée de Barcelone le 6 juin 1885. Cet ouvrage, dont les interprètes étaient Mmes Mantillaet Torresella, MM. Brasi, Rubirato, Sbordogni et Verdagnier, obtint un succès considérable. On citait surtout dans la partition un duo de baryton et basse au premier acte, un très beau chœur au troisième et enfin, au quatrième, un quatuor d'une belle inspiration et d'un effet superbe.

* RIOVAL, opéra en un acte, paroles de M. Emmanuel Ducros, musique de M. Wiernsberger, représenté à Reims en janvier 1886.

* RIP, opéra-comique en trois actes et cinq tableaux, paroles de MM. Henri Mcilhac et Philippe Gille, d'après M. Farnie, musique de M. Robert Planquette, représenté à la Gaîté le il novembre 1884. L'ouvragé nVta: t pas nouveau, car il avait été joué à Londres, peu d'années auparavant, au Comedy- Théâtre, où il avait obtenu plus de quatre cents représentations sous le titre do Rip. Rip. Les auteurs français avaient adapté des paroles françaises sous la muMque écrite par M. Planquette sur le texte anglais do M. Farnie, en reproduisant le sujet très curieux que

celui-ci avait emprunté à une légende américaine. On sait que l'Hudson, ce grand fleuve américain, fut découvert au xvme siècle par un hardi marin hollandais, le capitaine Hudson, qui lui donna son nom. Un jour, dit-on, que les vivres commençaient à s'épuiser à bord, son équipage se débarrassa de lui en le mettant à terre avec quelques matelots qui lui restaient fidèles. Il se perdit avec eux dans la montagne de Caatskill, et plus jamais on n'eut de ses nouvelles. L'aventure est restée légendaire en Amérique, où les bonnes gens assurent que le capitaine Hudson revient parfois dans la montagne, et lorsqu'on y entend le tonnerre, ils prétendent que c'est lui qui joue aux boules, le jeu favori des Hollandais. Ils racontent encore qu'un jour, en 1775, sous le règne de George III, un habitant de Caatskill, nommé Rip, s'avisa d'aller dans la montagne pour voir s'il n'y rencontrerait pas le capitaine Hudson jouant aux boules. Surpris par le sommeil il y succomba, et lorsqu'il revint à lui, après une nuit fantastique et terrible, fertile en incidents de toute sorte, il se réveilla fatigué, usé et vieilli plus qu'on ne saurait dire . Nouvel Epiménide, il avait dormi vingt ans, si bien qu'étant parti sujet de George III, il revenait citoyen de la république américaine, ayant toutes les peines du monde à se faire reconnaître de ses compatriotes, qui le croyaient mort depuis longtemps. C'est de cette légende curieuse, popularisée en Amérique par Washington Irving, que M. Farnie avait tiré le fond de sa pièce. Celle-ci, adaptée par les auteurs français, était très variée de tons, tantôt agreste, tantôt dramatique, tantôt fantastique, et, si la musique de M. Planquette n'était pas toujours à la hauteur du sujet et des situations, elle avait cependant des parties bien venues, et l'on en peut citer nombre de pages agréables et faites pour plaire au public. C'est d'abord l'air de Rip : C'est un rien, un souffle, un rien, le trio : Mes enfants, sachez qu'en mé' nage, le quatuor de l'amour, la romance de Rip : C'est malgré moi, le chœur des lanternes, d'autres encore qu'il serait trop long de détailler davantage. Bref, le caractère nouveau et très original de la pièce, la grâce et la bonne allure de la musique, le soin apporté à la mise en scène surtout dans sa partie fantastique, l'ensemble do l'interprétation, confiée à MM. Brémont (Rip), Simon-Max. Pélicaud, Unrman , Ginct, Delausnay , et à Mm» Scalini, Mily-Meycr et Blindes, tout concourait au succès, qui fut considérable.

RISA

RITO

RIPIOS DEL MAESTRO ADAN (LOS), opéra espagnol, musique de Garcia (Manueldel-Popolo-Vicente) , représenté à Madrid vers 1805.

RIPUDIO D'OTTAVIA (il) [la Répudiation d'Octavie], opéra italien, livret de Matteo' Noris, musique de Pollaroli , représenté sur le théâtre de Saint-Jean-Chrysostome, à Venise, en 1700.

* RIQUET A LA HOUPPE, opéra-pantomime-féerie en trois actes, paroles de ***, musique de François Poignet fils, représenté au théâtre des Jeunes-Artistes le 12 décembre 1802. Deux des principaux rôles de cet ouvrage étaient tenus, l'un par Monrose, qui fut plus tard, dans l'emploi des « valets » et de la « grande livrée », l'une des gloires de la Comédie-Française, l'autre par Thénard, qui occupa ensuite une place importante dans le personnel de FOpéra-Comique.

* RIQUET A LA HOUPPE, « folie-féerie » en deux actes, de Simonin, musique de Leblanc, représentée à la Gaîté le 28 septembre

* RIQUET A LA HOUPPE, opéra-comique en trois actes, paroles du général Moline de Saint-Yon et de Gustave Nadaud, musique de M. Prévost-Rousseau, représenté dans la salle de la Société d'agriculture le 22 janvier

* RIQUET A LA HOUPPE, féerie en trois actes et vingt tableaux dont un prologue, paroles de MM. Paul Ferrier et Charles Clairville, musique de M. Louis Varney, représentée aux Folies-Dramatiques le 20 avril 1889. Interprètes : MM. Muguet, Gobin, Perrin, Guyon fils, MU" Blanche Marie, Leriche, Noémie Vernon, Ilbert.

RIQUET A LA HOUPPE, opéra-comique en quatre actes, livret de M. Sauvage, musijue d'Albert Grisar ; ouvrage posthume et inédit.

RIQUIQUI, opéra, musique d'Esser (Henri), représenté à Aix-la-Chapelle en 1843.

RIRA BIEN QUI RIRA LE DERNIER, Opéra

allemand, paroles de Grosmann, musique de Bierey, représenté à Breslau vers 1804.

* RIRE SACRÉ (le), « conte » en six tableaux, de M. E. de Wildenbruck, avec musique de M. Ferdinand Hummel, représenté à Berlin en avril 1892.

risa Di democrito (le), divertissement musical, livret de Niccolô Minato, musique

de Francesco Pistocchi, représenté à Vienne par ordre de l'empereur Léopold, pendant le carnaval de 1710, puis à Bologne, à Forli, etc.

* RITA, opéra semi-sérieux, musique d'Emmanuel de Roxas, représenté à Naples, sur le théâtre du Fondo, le 18 août 1857.

RITA ou LE MARI BATTU, opéra-comique en un acte, paroles de Gustave Vaëz, musique posthume de Donizetti , représenté à FOpéra-Comique le 7 mai 1860. Rita a épousé un matelot nommé Gasparo qui, le iour de ses noces, l'a battue et s'est enfui jusqu'au Canada. On apprend peu après qu'il a péri dans un naufrage. Rita contracte une nouvelle union avec un certain Peppe, garçon timide qui, celui-là, se laisse battre; mais Gasparo revient. Condamné à reprendre sa femme, il parvient à se procurer son acte de mariage, le déchire à la grande satisfaction de Rita, et prend le large, tout en indiquant à Peppe les moyens de ne pas se laisser battre par sa moitié. Sur ce canevas très ridicule, mais amusant par les détails, Donizetti a écrit, comme toujours, une musique délicieuse par la fraîcheur des idées, l'abondance des motifs , et une facture d'une habileté consommée. Il faudrait tout citer ; bornonsnous à rappeler le duo excellent : C'est elle... je frémis, dont la péroraison enlève l'auditoire; la scène du jeu de la Morrà; la charmante chanson de Peppe : Je suis joyeux comme un pinson ; enfin le trio bouffe : Je suis manchot. L'ouvrage a été chanté par Warot, Barielle et Mme Faure-Lefebvre.

RITA, opéra italien, musique de M. Tamara; représenté à Turin en mai 1870. L'auteur a donné à son ouvrage la forme de l'opéra-comique français, en remplaçant le récitatif par un dialogue en prose parlée. L'essai n'a pas réussi.

RITA, opéra italien, musique d'Alfonso Guercia , représenté au théâtre Mercadante de Naples en décembre 1875.

RITI D'EFESO (i) [les Rites d'Ephèse], opéra italien , musique de Farinelli, représenté à Venise en 1789.

* RITORNO D'ASTREA (il), cantate scéni que, poème de Mont.i, musique de Weigl exécutée au théâtre de la Scala de Milan, la

RITORNO D'ULISSE (il) [le Retour d'Ulysse], opéra italien , livret de Moniglia, musique de Gazzaniga, représenté à Palerme en

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RITORNO D'ULISSE (il), opéra italien, livret de Moniglia, musique de J. Giordani, représenté à Mantoue le 26 décembre 1782.

RITORNO D'ULISSE (il), opéra italien, livret de Moniglia, musique de Felice Alessandri, représenté au Grand-Théâtre de Berlin en 1790.

RITORNO D'ULISSE (il), opéra italien, livret de Moniglia, musique de François Basili , représenté au théâtre de la Pergola, à Florence, dans l'automne de 1799.

RITORNO D'ULISSE (il), opéra italien, livret de Moniglia, musique de J.-S. Mayer, représenté à la Fenice, à Venise, en 1809.

* ritorno d'ulisse (il), opéra, paroles de Monaglia, musique de Jacopo Melani, représenté à Pise dans la seconde moitié du xvne siècle.

RITORNO D'ULISSE IN PATRIA (il), opéra italien, livret de Moniglia, musique de Monteverde , représenté sur le théâtre du San-Mosè, à Venise, en 1641.

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