RITORNO DI COLUMELLA DA PADOVA
(il) [le Retour de Columelle de Padoue], opéra -bouffe italien, livret de Passaro, musique de Fioravanti, représenté à Naples en 1839, et l'année suivante à Rome sur le théâtre Alibert. C'est une bouffonnerie de carnaval. Le rôle de Columella a été écrit en dialecte napolitain. Comme il ne pouvait être ainsi joué à Venise, l'acteur Cambiagio le traduisit en vers italiens, auxquels le maestro Edoardo Bauer adapta un accompagnement. C'est sous cette forme que cet opéra fut donné au théâtre San-Benedetto à Venise en 1842, et au Théâtre italien de Paris le il avril 1867. Le sujet de la pièce, si toutefois il y en a un, est la rivalité de deux frères, le désespoir de l'un d'eux qui devient fou d'amour, et qui ne recouvre la raison qu'après plusieurs péripéties assez invraisemblables. La musique nous a paru peu propre à expliquer le succès de vogue que cet ouvrage a obtenu à l'étranger. Dans le premier acte, l'air d'Elise : Bella sorgea la rosa, est assez mélodieux et la fin est jolie. Le long air bouffe' de Columella est peu intéressant , et le récit qu'il fait de ses prouesses est assez plat. L'ottetto final a du mouvement et est bien écrit pour les voix. L'andante chanté par Aurèle : Più che non ama un nngelo , est pathétique; l'accompagnement par les violoncelles rehausse un peu sa valeur. Nous glissons sur le duo entre Aurèle et son amante : Dolente
e squalida ombra me vedi , dont la situation est la même que celle de Marta et de Lionello ; c'est une femme qui cherche à rendre la raison à celui qu'elle passe pour avoir trahi. Un autre maître que Fioravanti en aurait fait le morceau capital de sa partition. Il a préféré donner ses soins à la scène des fous. Ces malheureux sortent l'un après l'autre de leurs cabanons et organisent un concert grotesque, les uns en raclant sur des instruments, les autres en les imitant avec la bouche, ils exécutent ainsi un fragment de l'ouverture de Sémiramis. Il en résulte un charivari lamentable. C'est la marque d'un cerveau malsain de se moquer ainsi de la folie. Le morceau le mieux réussi de la partition, celui dans lequel on trouve enfin la verve comique napolitaine, est le duo bouffe entre Columella et Serpina. La mélodie coule de source comme aussi les épithètes les moins attiques :
Che mirano li miei fusehi pupilli ?
Sei qui empia matrigna
Di leopardi, pantere e coccodrilli ?
Et plus loin Columella objurgue ainsi la pauvre Serpina :
Lunge muscella barbara
Io non son più il luo gatto;
Non mi vedrai sul tetti
Per te più far mioja.
Cet ouvrage a été chanté aux Italiens par Scalese, Mercuriali, Agnesi , Cresci , Ubaldi, Vairo, Mlles Vestri et States.
RITORNO DI DON CALANDRINO (il) ,
opéra italien, musique de Piccinni, représenté à Naples vers 1773.
RITORNO DI DON CALANDRINO (il),
opéra italien, musique de Cimarosa, représenté à Rome en 1780.
RITORNO DI LONDRA (il), opéra italien, musique de Fischietti, représenté à Naples
RITORNO DI SERSE (il) [le Retour de Xerxès], opéra italien, musiquede Portogallo, représenté à Bologne vers 1795.
RITORNO DI TOBIA (il) [le Retour de Tobie], drame sacré, livret de l'abbé Claudio Pasquini, musique de Giorgio Reuter, exécuté à Vienne dans la chapelle impériale do l'empereur Charles VI en 1733.
RITORNO INASPETTATO (il) [ te Retour
inattendu], opéra italien, musique de J. Mosca, représenté au Théâtre-Italien vers
RITRATTO (il) [le Portrait], opéra italien, musique de Bianchi, repr. à Naples en 1788.