ATTI
chœurs, toutes choses auxquelles il s'était' obstinément refusé dans sa première œuvre. Le premier acte n'est point le meilleur. Le premier mouvement de l'introduction, qu'on retrouve plus tard, au prélude du troisième acte, est une pâle imitation de M. Massenet, le maître de M. Bruneau. De même, la scène de la présentation de la fiancée, calquée sur une scène analogue du Roi cTYs, est loin de valoir celle-ci. Mais l'acte se termine d'une façon heureuse, par les stances vigoureuses de Marceline sur la guerre, qui sont d"un caractère à la fois sobre et farouche, et que MUe Delna a rendues d'une façon vraiment admirable. Cela est d'un grand effet. Ni le prélude du second acte ni le monologue de Dominique ne sont à signaler ; mais le duo des deux amants est un morceau bien venu, et il contient un épisode d'un sentiment exquis et d'un effet délicieux : c'est tout le joli dialogue : Te le rappelles-tu ?... que souligne un accompagnement obstiné d'alto d'un contour mystérieux et plein de charme ; ici, un dessin musical vraiment mélodique, une diction naturelle et très simple, pas d'autres modulations que dans les tons relatifs, et l'effet produit est absolument remarquable. Ah ! si le compositeur voulait être simple plus souvent ! Il l'est encore dans la romance que chante la sentinelle au lever du rideau du troisième acte, et cela lui réussit de nouveau. A cette romance succède la scène assez singulière que j'ai signalée, entre Marceline et cette même sentinelle, scène bien comprise musicalement, d'une couleur mélancolique et d'un heureux accent. Par contre, la scène, pourtant dramatique, de la découverte du meurtre, me semble tout à fait manquée. Pour ce qui est du quatrième acte, je n'y vois à louer que la scène en quatuor, d'un assez bon effet, dans laquelle Merlier fait croire à sa fille qu'il est libre et ne court aucun danger. En résumé, la partition de V Attaque du moulin est une œuvre très inégale, très inexpérimentée encore, mais qui contient de bonnes pages et qui parfois est digne d'un véritable intérêt. Elle ne nous donne pas encore l'homme de génie que d'aucuns avaient voulu sacrer après le Rêue, mais elle paraît révéler en M. Bruneau un tempérament d'artiste qui, avec du travail et de l'étude, et lorsqu'il sera maître de lui, pourra conquérir les sympathies du public et faire œuvre durable. On voudrait plus de simplicité dans ses récitatifs, plus de saveur et surtout de correction dans ses harmonies, plus de personnalité dans son orchestre ; mais, avec tous les défauts qu'on
lui peut reprocher, la musique de son opéra n'est point banale dans son ensemble, et n'aurait pu certainement être écrite par le premier venu. Elle semble, en un mot, constituer une bonne promesse d'avenir. Interprétation excellente, de la part de Mlles Delna et Leblanc, de MM. Bouvet, "Vergniet, Clément et Mondaud.
* ATTENDEZ-MOI SOUS L'ORME, opéracomique en un acte, paroles de MM. Jules Prével et Robert de Bonnières, musique de M. Vincent d'Indy, représenté à l'Opéra-Comiquele 11 février 1882. Le livret n'était que l'adaptation musicale de la petite comédie de Regnard connue sous ce titre ; l'ouvrage était joué par MM. Barré, Barnolt, Piccaluga, Mlles Thuillier et Mole.
* ATTENDRE ET COURIR, opéra-COnlique en un acte, paroles de Fulgence et Henri, musique de F. Halévy et H. de Ruolz, représenté à l'Opéra-Comique le 28 mai 1830.
ATTILA, opéra, musique de Franck (Jean- Wolfgang), représenté à Hambourg en 1682.
ATTILA, opéra italien, musique de Farinelli, représenté en Italie vers 1797.
ATTILA, opéra sérieux, musique de Persiano, représenté à Parme en 1827.
ATTILA, opéra italien, musique de Verdi, représenté à Venise en mars 1846. Cet opéra, l'un des plus faibles du maître, n'a pas eu de succès.
ATTILA, opéra italien, qui prit plus tard le titre à!Ildegonda di Boryogna, musique de Malipiero, représenté au théâtre San-Benedetto, de Venise, pendant le carnaval de 1846.
* ATTILA, drame lyrique en trois actes et un prologue, paroles de MM. Félix Dahn et K. Dibbern, musique de M. Adolphe Gunkel, représenté au théâtre royal de Dresde en mai 1895. L'auteur faisait partie, en qualité de violoniste, de l'orchestre de ce théâtre. Il avait pour interprètes de son œuvre Mme "Wittich et l'excellent ténor Scheidemantel.
ATTILA IN AQUILEA, opéra italien, musique de J. Mosca, représenté à Palerme vers
ATTILIO REGOLO, opéra italien en trois actes, paroles de Métastase, musique de Scarlatti, représenté au théâtre Capranica, de Rome, en 1719.
ATTILIO REGOLO, opéra italien, paroles