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auteurs du pays, étaient presque tous des amateurs.

*carmelita, opéra -comique en quatre actes, paroles de M. G. Fatté, musique de M. Attilio Cesarini, joué par une troupe d'enfants en mai 1981, au théâtre municipal d'Orvieto.

carmélite (la), comédie musicale en quatre actes et cinq tableaux, paroles de M. Catulle Mendès, musique de M. Reynaldo Hahn, représentée à l'Opéra-Comique le 16 décembre 1902. Œuvre intéressante, empreinte de grâce et de fraîcheur, d'un jeune artiste bien doué et connu avantageusement par de nombreuses compositions de salon, chant ou piano, pleines de charme et d'élégance.

* carmen LA perchelera, zarzuela, paroles de MM. Blancon et Calljon, musique de M. J. Cabas, représentée à Malaga en juillet

* CARRASQUILLA , zarzuela, paroles de M. Felipe Pérez, musique de M. Lopez del Toro, représentée au théâtre de la Zarzuela de Madrid en avril 1900.

*carta DE pepe (la), zarzuela, paroles de M. Carbonel, musique de M. Serrano, représentée au théâtre San Fernando de Séville en février 1900.

* cartouche, opérette en trois actes, musique de M. Félix Stegemann, représentée à Brunswick en août 1897.

*CASOS Y COSAS, zarzuela, paroles de M. Antonio Torres, musique de M. Guarro, représentée au Jardin espagnol de Barcelone le 21 juin 1S99.

*CASTANERAS PICADAS (las), saynète comico -lyrique, paroles de M. Fernandez Shaw, musique de MM. Valverde et Torregrosa, représentée au théâtre Apolo de Madrid le 28 mai 1898.

* CAVALIERE DEL SOGNO (il), légende lyrique en un acte, poème de MM. Marangoni- Brancuti et A. Salvieti, musique de M. Mezio Agostini, représentée à Fano le 24 février 1897. Ce petit ouvrage, qui était le début du compositeur, élève du lycée musical de Pesaro, avait été couronné dans un concours.

* cecilia, opéra en quatre actes, livret tiré d'un drame de Pietro Cossa portant le même titre, musique de M. Giacomo Orefice, représenté à Vicence, sur le théâtre Verdi, le

16 août 1902. Cet ouvrage avait été mis en scène et répété au théâtre Costanzi de Rome, en 1894, mais au moment où il allait paraître devant le public la direction avait fait faillite. La pièce met en présence deux peintres illustres, Albert Durer et Giorgione.

* CELESTE, idylle en trois actes, paroles de M. Carlo D'Ormeville, musique de MM. Diomede Lamonica et Cesare Biondi, représentée à Naples, sur le théâtre Mercadante (ex- Fondo) le 6 mars 1897.

* CELESTE, drame lyrique en un acte, paroles de M. G. Menin, musique de M. Giuseppe Orsini, représentée sur le théâtre Guillaume, à Brescia, le i« mai 1901. C'est encore une imitation de la Cavalleriarusticana de M. Mascagni, qui en a malheureusement enfanté un si grand nombre. Le compositeur est un ancien élève du Conservatoire de Parme, aujourd'hui établi à Boston.

* céleste, opéra en un acte, livret tiré d'une idylle de M. Leopoldo Marenco par M. Faviotti, musique de M. Francesco Pisano, représenté à San Miniato le 13 novembre 1901

*CELOSA (la), saynète lyrique, paroles de M. Casero etLarrubiera, musique de M. Brull, représentée au théâtre Comique de Madrid le 28 septembre 1900.

* cencerros (los), jeu comico-lyrique, paroles de M. Ramirez, musique de M. Lleo, représenté au théâtre Romea de Madrid le 11 février 1899.

* cendrillon , conte de fées en quatre actes et six tableaux, paroles de M. Henri Cain, musique de M. J. Massenet, représenté à l'Opéra-Comique le 24 mai 1899. Le gentil livret de cet ouvrage suit presque pas à pas le conte qui l'a inspiré. Le premier acte nous fait assister au branle-bas du logis de Mme de la Haltière, la belle-mère de Cendrillon, pour la toilette de madame et de ses filles, qui se rendent au bal du fils du roi. Lorsqu'elles sont parties, Cendrillon, restée seule, s'endort auprès du foyer, sa place habituelle. Elle est réveillée par l'arrivée de la fée, sa marraine, qui la pare en grande dame et l'envoie au bal de son côté, en lui recommandant surtout de revenir au premier coup de minuit. On la voit ensuite entrer au bal, où son arrivée produit une sensation extraordinaire et enchante le jeune prince Charmant, qui devient aussitôt follement épris de la belle inconnue. Scène d'amour entre les deux enfants, puis, minuit sonnant à la grande horloge, Cendrillon s'en-

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fuit comme une hirondelle, en laissant tomber sa pantoufle de vair. Troisième acte, retour au logis. Ces dames sont furieuses, parce qu'au bal nul .ne s'est occupé d'elles, une inconnue ayant accaparé toute l'attention. Tandis qu'elles exh aient leur bile, Cendrillon pleure en secret à la pensée qu'elle ne reverra plus le prince. Son père, sans connaître son chagrin, s'efforce de la consoler, l'embrasse et la presse sur son cœur, en la plaignant d'être si malheureuse auprès de ses sœurs. Lorsque tout le monde s'est éloigné, Cendrillon, désespérée, s'enfuit, seule, au milieu de la nuit. Nous la retrouvons l'instant d'après (quatrième tableau) auprès du chêne des Fées, où, de son côté, le prince Charmant arrive, cherchant son inconnue. Ils se retrouvent, sous la surveillance de la bonne fée-marraine, et se jurent un éternel amour. Le quatrième acte nous transporte sur la terrasse de Cendrillon L'enfant a été trouvée gisante, inanimée, au pied du grand chêne. On l'a ramenée mourante, et elle relève d'une longue maladie durant laquelle, lui dit son père, elle a divagué, rêvant de choses qu'elle ne connaissait pas, du palais du roi, du grand bal, du prince Charmant, etc. « Ai-je donc rêvé? se dit-elle alors, et rien de tout cela n'est-il arrivé ? » Mais voici qu'un héraut du palais fait savoir partout que le prince Charmant convie toutes les dames de la ville à venir essayer la pantoufle que l'une d'elles a perdue au bal, promettant d'épouser celle qui pourra la chausser. On sait le reste, et le dénouement qui se produit au palais.

Tel est le livret, dégagé des petits épisodes secondaires, tantôt gracieux, tantôt comiques, qui lui donnent le montant et la variété né" cessaires en offrant au musicien la faculté de varier lui-même, avec les couleurs de sa palette, ses procédés personnels et ses moyens d'expression. La musique de Cendrillon est charmante, dans son ensemble comme dans sos détails, dont les uns sont piquants et imprévus, les autres pleins de grâce et de fraîcheur. Toute la partition est d'une inspiration fertile et savoureuse, avec un orchestre séduisant, travaillé à souhait, sonore et plein sans fracas et sans bruit, qui envoie par instants à l'audition des bouffées d'une poésie exquise. Sous ce rapport, il faut citer surtout le lableau du chêne des Fées, avec ses chœurs d'esprits invisibles, chœurs à bouche fermée, dont le caractère es1 mystérieux et l'effel délicieux, avec 1rs jniies vocalises de la fée, vocalises qui jamais n'ont été plus à leur place et mieux en situation. Dans mi autre ordre d'idées on

doit signaler, au point de vue comique, toute la scène si curieuse de Mme de la Haltière et de ses filles au premier acte, puis l'introduction du second (le bal), avec l'entrée si plaisante des courtisans et des docteurs, et aussi l'entrée de Cendrillon, qui donne lieu à un chœur d'une forme très originale. Et en ce qui concerne l'émotion, on ne saurait oublier ni le premier duo de Cendrillon et du prince Charmant, ni l'épisode de leur rencontre sous le chêne (qui gagnerait peut-être à être un peu raccourci), ni enfin les deux scènes si pleines de tendresse de Cendrillon et de son père, au troisième et au quatrième acte. Tout cela, avec des airs de ballet du grain le plus fin et du goût le plus exquis, tout cela donne une idée de la souplesse du talent de M. Massenet, qui jamais ne s'est montré plus varié, plus apte à saisir les nuances les plus délicates et les plus diverses.

Cendrillon a été jouée et chantée en perfection par Mmes Guiraudon (Cendrillon), Deschamps-Jehin (Mm° de la Haltière), Bréjean- G-ravière (laFée),Emelen (le prince Charmant), Tiphaine et Marié de l'Isle, et M. Fugère (Pandolphe).

* cenerentola [Cendrillon], fable musicale en trois actes, paroles de Mm« Maria Pezzè-Pascolato, musique de M. Ermanno Wolf-Femiri, représentée à Venise, sur le théâtre de la Fenice, le 22 février 1900. Cet ouvrage subit une chute si complète que le compositeur retira aussitôt sa partition.

* C'ÉTAIT MOI, opéra-comique, musique de M. Léo Blech, représenté à Dresde, en octobre 1902.

* CHAIR DIVINE, drame lyrique, paroles de M. Marcel Mouton, musique de M. Lucien Poujade, représenté au théâtre d'Antiri en

'CHAMBRE bleue (la), opéra-comique en un acte, livret tiré d'une nouvelle de Prosper Mérimée par M. Edouard Noël, musique de M.Jules Bon val. représenté £ l'Opéra-Comique le 16 janvier 1902. Un livret absolument ridicule a tué une partition qui, pour être trop ambitieuse, n'en étail pas moins écrite avec. un véritable talent. La première représenta* tion produisit un effel tellement burli -que qu'on jugea inutile de renouveler l'épreuve ; elle ne fut suivie d'aucune autre.

•CHAMPIGNOL MALGRÉ LUI. opéra liouffc en trois actes, musique de M. 1'. ■ sente à Rio-Janeiro en 1897. C'est simple-

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ment la désopilante comédie dont le succès avait été si grand à Paris, dans laquelle on avait intercalé plusieurs morceaux de musique.

•chanson de la sorcière (la), opéraromique, musique de M. Emile Kaiser, représenté en mars 1898 sur le théâtre municipal deTeplitz (Bohême).

* CHANSON DE LA SORCIÈRE (la), Opéra»

musique de M. Eugenio Pirani, représenté au théâtre allemand de Prague le 6 avril 1902. L'auteur est un compositeur italien depuis longtemps fixé en Allemagne.

* CHANSON DU ROI (la), opéra- comique en un acte, paroles de M. Lionel Bonnemère, musique de M. Frédéric Toulmouche, représenté à Fougères le 7 janvier 1894.

* CHANT DE L'AMOUR TRIOMPHANT (le), opéra, livret inspiré par un roman de Tourgueniew, musique de M. Gartefeld, représenté à Kiew en juin 1901. Premier ouvrage du compositeur.

* CHANTON PIPERRI, opéra, musique de M. Zapirain, représenté à Bilbao, sur le théâtre Arriaga, le 30 mai 1899.

* CHANT DU CYGNE (le), opéra-comique, paroles de M. Aubin, musique de M. Dupouy, représenté à Rouen en février 1903. L'auteur était chef de musique au 74° de ligne.

* CHAPELLE (la), « page lyrique », poème flamand de M. Nestor de Tière traduit en français par M. Paul Gilson, musique de M. Jan Blockx, représenté au théâtre flamand d'Anvers le 7 novembre 1903.

* CHAPELLE DE ROSLIN (la), opéra, paroles et musique de M. V. de Moellendorf, représenté au théâtre municipal de Magdebourg en décembre 1897.

* CHAPERON ROUGE (le), conte en trois actes, de M. H. Lefebvre, avec musique de M. Francis Thomé, représenté à l'Odéon le 7 avril 1900.

* CHARGE DE DRAGONS (UNE), opéra-CO-

mique en un acte, musique de Bryon d'Orgeval, représenté au Grand-Théâtre de Lille en 1869. L'auteur tenait l'emploi de première basse dans la troupe de ce théâtre.

*CHARKA, opéra tchèque en trois actes, paroles de M"" Agnès Schulze, musique de M. Zdenko Fibich, représenté au théâtre National de Prague en janvier 1898.

* CHARLOTTE corday, drame musical en trois actes et un prologue, poème posthume d'Armand Silvestre, musique de M. Alexandre Georges, représenté à l'Opéra - Populaire (théâtre du Château-d'Eau) le 6 mars 1901. — Le prologue se passe à Paris, k la taverne du Paon, où Marat, assis au milieu de ses compagnons et partisans, pérore et développe ses idées, leur déclarant que l'avenir est dans l'écrasement de la noblesse et de la bourgeoisie, dont le sang fécondera les moissons futures. Ses amis le portent en triomphe. Le premier acte nous mène à Caen, chez Mme de Bretteville, tante de Charlotte. Des invités sont réunis. Tandis que quelques-uns déplorent le malheur des temps, que d'autres jouent, Charlotte, à l'écart, relit le Comte d'Essex de Thomas Corneille (on sait que sa famille descendait des Corneille) et répète, d'un air inspiré, Je vers fameux :

Le crime fait la honte, et non pas l'échafaud.

Un jeune noble, le comte de Lux, en s'entretenant avec elle des graves événements de l'heure présente, lui en fait ressortir les dangers et lui offre sa protection en même temps que son amour. Charlotte décline cette offre,, en alléguant que la situation est trop cruelle pour qu'on puisse et qu'on ose songer à autre chose. Bientôt, restée seule, elle entend de la rue retentir des cris furieux. C'est une bande de maratistes qui poursuit un malheureux. « Les lâches! » s'écrie-t-elle. A ce moment la porte s'ouvre et un homme fait irruption. C'est Barbaroux, c'est lui qui était poursuivi. Charlotte l'interroge avec anxiété sur ce qui se passe à Paris. Barbaroux lui fait connaître la dictature de Danton, de Robespierre et de Marat. « Quel est le plus cruel des trois ? lui demande-t-elle. — C'est Marat. » Dès ce moment la résolution de Charlotte paraît prise de délivrer la France du monstre infâme. Pendant tout cet entretien, les paroles de Barbaroux lui inspirent un enthousiasme qui semble faire naître en elle une sorte d'intérêt passionné pour le girondin. Ils se quittent, et quand Barbaroux s'éloigne : « Au revoir, lui dit-elle, au revoir, à Paris ! » — Deuxième acte, à Paris, au jardin du Palais-Royal, où Charlotte, définitivement résolue, achète le couteau nécessaire à son dessein et se rencontre de nouveau avec Barbaroux. — Troisième acte, premier tableau : chez Marat, où Charlotte, après s'être fait introduire, le frappe dans sa baignoire et est bientôt entourée de gens qui l'écharperaient si des soldats n'intervenaient et ne l'emmenaient avec eux ;

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