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JUIF

point de vue musical, puis la mort du pauvre diable et son apothéose, épisode vraiment émouvant, adouci par le chœur délicieux des séraphins. Mais, je le répète, il n'y a pas à choisir dans une oeuvre aussi complète et qui est bien près d'être un chef-d'œuvre.

* JOSÉ MARIA, opéra en un acte, musique de M. Franz Andelhof, représenté à Anvers en janvier 1901.

•JOSEPH D'AMÉRIQUE (le) [Der Amerika- Seppl] , farce musicale, paroles de M. Felsinger, musique de M. Kees, représentée à Vienne le 10 janvier 1900.

* JOSEPHA, opéra romantique en trois actes, paroles de MM. J. Zàhler et W. Schriefer, musique de M. Alphonse Maurice, représenté à Vienne le 4 mai 1901, sur le théâtre du Jubilé.

* JOSHÉ MARTIN EL TAMBORILERO, zarzuela en deux actes, paroles de M. Fiacro Irayzoz, musique de M. Jeronimo Jimenez, représentée au théâtre Apolo de Madrid en mars 1900.

* JOUG (le) [// Giogo] , drame lyrique en un acte, paroles de M. Emiliano Banetti, musique de M. Rodolfo Conti, représenté au théâtre Carlo-Félice de Gènes le 14 janvier 1899. C'était le début à la scène du compositeur.

' JOUR (le) [Tag] , parodie musicale, paroles de M. Fuchs, musique de M. Wegner, représentée au théâtre municipal de Berne le 12 mars 1900.

* JOURNÉE DES FIFRES (la) [Der Pfeifertag) , opéra, paroles de M. le comte Ferdinand Spork, musique de M. Max Schilling, représenté à Schwerin, sur le théâtre de la cour, en novembre 1899. Le compositeur a employé, dans l'orchestre de cet ouvrage, un instrument que son inventeur, M. Stelzner, de Wiesbaden, a baptisé, du nom de violotta, et qui n'est autre chose qu une sorte d'alto plus grave que l'alto ordinaire.

•JOYEUSE ANGLETERRE [Merrie England] , opérette, paroles de M. Basile Hoad, musique de M. Edward iierman, représentée aq Savoy-Théâtre de Londres en avril 1902.

■ journée dérangée (la), pièce en un acte mêlé do chant, de Ducray-Daminil, musique • arrangée ■ par le même, représentée

au thi • mbre 1793.

•JOYEUSE GRISETTE II.A) [Thi Guy Gri-

tette] , opérette, magique do M. Chai

fert, représentée à Camberwell (Londres) en décembre 1898.

* JOYEUX PRÉTENDANTS (les) [The gay Pretenders] , opéra - comique , paroles de M. Grossmith, musique de M. Nugent, représentée sur le théâtre du Globe, à Londres, en novembre 1900.

* JUAN DE manara, drame en cinq actes, en vers, de M- Edmond Haraucourt, avec musique de M. Paul Vidal, représenté au théâtre de l'Odéon le 8 mars 1898.

*juge DE zalamea(le), opéra, livret tiré du drame célèbre de Calderon par M. Bluhgen, musique de M. Georges Jarno, représenté au théâtre municipal de Breslau le 14 mars 1899.

* JUGEMENT DU MORT (le) [Telemre hivas], opéra, paroles de M. Versényi, musique de M. Edmond Farkas, représenté sur le théâtre Royal de Budapest le 5 octobre 1900.

"JUGES SECRETS (les), opéra-comique, paroles de M. Hugo Friedrich, musique de M. Otto Klauwell, représenté au théâtre municipal d'Elberfeld en février 1902.

* JUGE DE ZALAMÉA (le), opéra, musique de M. Georges Jarno, représenté à Metz en février 1903.

•juicio ORAL (el), zarzuela, paroles de MM. Perrin et Palacios, musique de M. Angel Rubio, représentée au théâtre Comique de Madrid en janvier 1901.

*juif polonais (le), « conte d'Alsace», en trois actes et six tableaux, livret tiré par M. Henri Cain et P.-B. Gheusi du drame d'Erckmann-Chatrian, musique de M. Camille Erlanger, représenté à l'Opéra-Comique le 1 1 avril 1900. La pièce était arrangée avec une certaine habileté, de façon à fournir au compositeur, avec les situations, les contrastes nécessaires à la musique. Celle-ci, fort inégale, n'est pas absolument dépourvue do qualités, mais elle manque de charme, de grâce, et surtout de spontanéité dans l'inspiration, si tant est qu'un tel mot trouve ici sa place. La partition est conçue selon la formule wagnérienne, avec emploi et abus du leitmotiv, ce qui évite de faire des frais d'imagination. Une des meilleures pages, entre tant <l autres grises et monotones , sans saveur et sans couleur, est la Bcène du rêve terrible de Mathis, qui ne manque pas de puissance.

KERM

SUPPLÉMENT

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* JUIF polonais (le), opéra en deux actes, paroles de MM. Victor Léon et Richard Batka, musique de M. Cari Weiss, représenté au théâtre tchèque de Prague en mars 1901. Il va sans dire que le sujet de cet ouvrage est pris aussi du fameux roman d'Erckraann-Chatrian.

* jumeaux (les), opéra, livret imité de Shakspeare, musique de M. Cari Weiss, représenté à Francfort en décembre 1902.

"JUPYRA, opéra, texte italien de M. Me-

notti Buja traduit en portugais, musique de M. Francisco Braga, compositeur brésilien, représenté à Rio-Janeiro en novembre 1900.

*JUSTICIÈRE (la), opéra en trois actes, livret tiré d'une nouvelle de M. C.-F. Meyers portant le même titre, musique de M. Carl- Julius Schwab, directeur du théâtre municipal de Rostock, représenté sur ce théâtre en mars 1901. Le sujet de cet ouvrage est emprunté à la célèbre comédie française de Montfleury, la Femme juge et partie, qui date de 1669.

*kadet KISASSZONY, opérette, paroles de M. Pasztor, musique de M. Mader, représentée au théâtre hongrois de Budapest en décembre 1900.

* kermaria, idylle en quatre actes, paroles de M. P.-B. Gheusi, musique de M. Camille Erlanger, représentée à l'Opéra-Comique le 8 février 1897. Le titre qu'on vient de lire est celui que portait l'affiche; la partition portait cette mention : « Idylle d'Armorique, en trois épisodes précédés d'un prologue. » Au reste, dès la seconde représentation, les quatre actes étaient réduits à trois, par la soudure et la réunion des deux derniers en un seul. Certains auteurs ont aujourd'hui une singulière manière d'entendre le théâtre. C'est ainsi que M. Gheusi, s'adressant à un journaliste avant la représentation de sa pièce, lui disait : « Je voudrais que vous apprissiez au public que Kermaria n'est qu'une idylle, non en trois actes, mais en trois épisodes précédés d'un prologue. Ceci pour bien montrer que l'action est bannie de Kermaria, que nous en avons soigneusement évité le côté dramatique. Il importe que le public ne vienne pas à l'Opéra- Comiqne avec l'idée d'une pièce ressemblant aux Noces de Jeannette et à la Dame Blanche. Si je ne craignais d'exagérer, mon désir serait qu'il pût écouter Kermaria avec recueillement, comme s'il était dans une église. Comprenezvous ma pensée? »

Dame ! faire du théâtre en en « bannissant » l'action, c'est une théorie comme une autre, mais qui est peut-être moins bonne qu'une autre. D'autre part, appeler les amateurs au spectacle comme on les convie à l'église, c'est encore une théorie, mais je ne sais pas si elle est beaucoup meilleure que la précé-

dente. Tout cela ne parait pas — et n'a pas paru — être absolument dans le goût du public. Il est certain que le poème de Kermaria diffère sensiblement, comme qualité, de ceux des Noces de Jeannette et de la Dame Blanche, si fort dédaignés par l'auteur, et la différence n'est pas à son avantage. Quant à la musique, elle aussi est bien pour quelque chose dans le mince succès qui a accueilli l'ouvrage. Et l'on est tenté tout d'abord de demander à M. Camille Erlanger, élève de Léo Delibes et grand prix de Rome de 1S88, qui par conséquent doit connaître son « métier » autant qu'homme de France, pourquoi il affiche un tel mépris pour les règles grammaticales de son art et pourquoi il les foule aux pieds avec une volonté si tenace et si évidente. Je ne parle pas de la façon dont il écrit pour les voix, des écarts et des intervalles terribles qu'il leur fait franchir inutilement. Mais les modulations étranges, mais les fausses relations, mais les septièmes qui montent, mais les suites de quintes surtout, qu'il semble ériger en principe, et dont sa partition est pleine, pourquoi? à quel propos ? à quoi cela lui sertil? Quintes en montant, quintes en descendant, par degrés conjoints, par degrés disjoints, il y en a partout, de toutes sortes et de toutes façons. Encore un coup, pourquoi? M. Erlanger a rendu compte lui-même, dans un journal, de la représentation de son œuvre; je ne me demande pas s'il a eu tort ou raison à ce sujet. Mais enfin, il a soigneusement évité dans son article les fautes d'orthographe ; pourquoi donc les accumuler à ce point dans sa musique, alors que cela est si inutile et ne lui rapporte rien ? M. Erlanger pourtant n'est point sans talent, et il l'a montré dans quelques parties de son œuvre.

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Mais il y a dans la partition de Kermaria un tel parti pris d'intransigeance, un tel dédain des conditions premières de la musique, un tel vouloir de bizarrerie et d'étrangeté, que le public en a été déconcerté et comme découragé. Le peu d'intérêt de la pièce et la valeur toute relative de la musique ont abouti, en somme, à un échec dont Tune et l'autre ont leur part de responsabilité.

Kermaria a servi au début d'une jeune artiste fort intéressante, Mlle Guiraudon, sortant du Conservatoire, qui s'est montrée toute charmante dans le rôle de Tiphaine. Les autres étaient fort bien tenus , et il convient de citer d'une façon toute particulière Mlle Wyns, MM. Jérôme, Bouvet, Mondaud et Belhomme.

* KHRYSÈ, opéra italien, -livret tiré du ro-

man français de M. Pierre Louys, musique de M. Arthur Berutti, compositeur argentin, représenté au Politeama argentin de Buenos-Ayres en mai 1902.

*KUKUSKA, drame lyrique en trois actes et quatre tableaux, paroles de M. Félix Falzars, musique de M. François Lehar, représenté au théâtre Royal de Budapest en mai 1899. L'auteur du livret était un officier de marine ; le compositeur était le chef de musique d'un régiment bosniaque alors en résidence dans la capitale de Hongrie. Leur œuvre n'en fut pas moins l'objet de très vives critiques.

*kynast, opéra, paroles de M. Strahl, musique de M. A. Oehlschlegel, représenté sur le théâtre de la cour à Altenbourg, le il février 1898.

*LAC MUMMEL (le) [ Der Mummelsee], opéra en un acte, paroles de M. Schriefer, musique de M. Sahlender, représenté au théâtre municipal de Heidelberg le 15 mars 1900.

*LADY MOLLY, opéra-comique, musique de M. Sidney Jones, représenté au Terry's Théâtre de Londres, en mai 1903.

* lady WRANGLER (the), opérette, paroles de M. Hichs, musique de M. E. Terris, représentée sur le théâtre du duc d'York, à Londres, le 4 mars 1898.

"LAMPADA (la), a oratorio laïque », en deux actes, poème de M. Ferdinando Fontana, musique de M. Ubaldo Pacchicrotti, exécuté à Buenos-Ayres, dans la salle de l'Odéon, le 1G décembre 1899.

* lancelot. opéra en quatre actes et six tableaux, poème de Louis Gallet et M. Edouard Blau, musique de Victorin Joncières, représenté à L'Opéra le 7 février ipoo. Le cycle Justement célèbre des romans de la Tablevaste épopée dont le roi Arthus est

eu quelque sorte le centre et le pivot, a été mis largement à contribution par Wagner, qui, malgré son dédain apparent pour la France, lui a emprunté délibérémenl Les sujets do quelques-uns de ses drames. Du Chevalier au Cygne il a fait Loliengrin; Tristan de Léonais lui a fourni la donnée de Triêtan ti Tteult, et il a trouvé dans Pareeool /-• Sailoi» celle de >/'■•!. Parmi Les autres il a négligé /-•

Chevalier à la charrette, dont deux de ses compatriotes, MM. Théodore Hentschel et A.-R. Hermann, ont fait chacun un opéra, qu'on a vu représenter sans grand succès en ces dernières années, l'un à Leipzig, l'autre à Brunswick. Ce « chevalier à la charrette », c'est précisément Lancelot du Lac, qui a fourni aux auteurs de Lancelot le héros de leur livret. Ils en ont malheureusement dénaturé le caractère, en en faisant non plus, comme dans le poème de Chrétien de Troyes, le vengeur de son roi et le poursuivant du ravisseur de la reine Guinèvre, mais précisément le propre amant de cette princesse, ce qui est justement le contraire du récit original.

Le premier acte représente la grande salle du palais du roi Arthus. Des douze pairs qui sont appelés à prendre place auprès de lui autour de la Table-Ronde, un a disparu, et deux chevaliers se présentent pour lui succéder. L'un est Alain de Dinan, brave et loyal serviteur de son roi, père de la jeune Élaine, qu'Arthus voudrait faire épouser h 1 ancelot, son favori; l'autre est le farouche Markuoel, dont le caractère fâcheux ne tarde pas à 86 dévoiler. Confiant dans le jugement et l'honnêteté de Lancelot, Arthus lui confie la mis sion de choisir entre les deux prétendants. Lorsque ceux-ci lui auront exposé- Leurs titres à la dignité qu'ils convoitent. Alain parle 1'' premier et, sûr de son passé, dit simplemeni a Lancelot : « Je n'ai rien ù t' apprendre , tu méconnais. » Et Lancelot lui répond

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