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c De l'emploi des images en poésie, par M. Dorât.
« Du pouvoir de la musique, par M. Sédaine.
« Histoire complète des Néréides, ouvrage posthume de Poinsinet (1).
« Art de compliquer les questions simples, par l'abbé Galiani (2).
« Véritable utilité de la guerre, par les frères Paris (3).
« Traité des ornements do la poésie moderne, par M. Eisen (4).
c Histoire naturelle du griffon et de l'ixion, par M. Riballier (5).
« Histoire naturelle et morale des araignées, avec la description de leurs amours, par M. le duc de *** (6).
« Histoire complète des coiffures religieuses.
« Nouveau système sur l'origine des cloches.
« Traité du droit de conquête, ouvrage posthume de Cartouche.
« Choix des friponneries les plus ingénieuses, publié en faveur des dupes; deux volumes in-folio.
c Doutes modestes sur l'excellence du despotisme.
« Utilité des Bonzes appréciée par un lettré chinois.
« Th. Rainaldi, De forma cavearum pullorum sacrorum (7).
« Dissertation sur la propriété de la soupe des Cordeliers.
« L'Art de faire les glaces, par un buvetier de l'Inquisition.
c Apologie de l'esclavage des Nègres.
« Catalogue des confesseurs des princes chrétiens jusqu'à l'an MC. « Corps complet des découvertes des trente-une sociétés d'agriculture ; un très mince volume.
« Esprit des discours prononcés à l'Académie française depuis son établissement ; volume fort exigu.
« R. P. Grillandi do ord. Praedicat. jurisprudentia Inquisitionis (8). »
(1) II s'agit de Poinsinet, surnommé le petit, littérateur fort médiocre, et qui se fit connaître par les mystifications dont il fut l'objet, et auxquelles il se prêtait sans doute avec complaisance.
(2) Le spirituel abbé napolitain Galiani écrivit, sur le commerce de* blé*, question qui fut on instant a la mode, des Diohçwt où il répandit un agrément qu'on ne s'attendait pas à rencontrer, mais il avança des idées qui n'étaient pas celles de Turgot.
(3) Les frères Paris firent dans les fournitures des armées une fortune des plus considérables ; ils avaient donc le droit de regarder la paix comme une calamité.
(4) Eisen. artiste alors en renom; ses estampes, ses vignettes, jointes aux vers de Dorât et autres poêles du temps, entraient pour beaucoup dans le débit qu'obtenaient ces volumes.
(5) Riballier, docteur de Sorbonne, une des victimes de Voltaire.
(6) M. Tenant de La Tour avoue qu'il ignore quel était le personnage auquel ce titre fait allusion; nous convenons ne pas en savoir plus que lui.
(7) Le jésuite Théophile Raynauld, dont on a recueilli les oeuvres en dix-neuf volumes in-folio (Lyon. 16C5). est auteur d'un grand nombre de traités sur des sujets singuliers ; on peut citer, entre autres : Eunvehi factio mN, nyetici; Diutrtatio de tobria alterîu* eexue frttjwntalume ptr «acrw H reltqmo» kominee; Troctaiue de pik t cœkritque copitit tegminibue nm tacri» quam profanit ; Tractalxu de eanctie merttricibxu, etc. Nicéroo donne dans ses Mimoiree la liste de quatre-vinct-douze ouvrages différents de cet infatigable écrivain.
(8) Le nom malencontreux de Grillandus avait deja prête le flanc aux plaisanteries de Voltaire. Nous ne croyons pas qu'il ait existé un dominicain ainsi nomme, mais il a existe un Paulus Grillandus, jurisconsulte italien du commencement du seizième siècle, qui a écrit contre les sorciers. Quant » l'Inquisition, nous mentionnons, comme figurant à la première partie du catalogue Littri iLondrcs, 1S60\ une reunion nombreuse et importante d'ouvrages composés par des inquisiteurs et qui sont certainement de nature à embarrasser un peu les apologistes de ce tribunal ; il y est très fort question de raffinements de torture, et on examine, entre autres points controversés, s'il n'est pas opportun de donner la question à une femme qui allaite.
SUR LES BIBLIOTHÈQUBS IMAGINAIRES
XLUI
Plus tard, les ennemis de Turgot, lorsqu'il fut devenu ministre, tournèrent contre lui l'arme dont il avait fait usage. On lit dans les Mémoires de Bachaumont, t. VIII, qu'on faisait circuler un Catalogue des livres qui se trouvent chez l'abbé Roubaud, secrétaire perpétuel de la Franche-loge, économiste, sous la protection de M. Turgot, le très vénérable grand maître. Les titres prétendus de ces ouvrages étaient autant de critiques contre les opérations du contrôleur général et contre les personnes qui lui étaient dévouées.