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PSEUDONYMES ÉTRANGERS

Il ne serait pas dépourvu d'intérêt de signaler les pseudonymes adoptés par des écrivains étrangers en possession d'une notoriété étendue, mais nous nous écarterions de notre sujet en 'abordant cette portion de la bibliographie, et nous nous bornerons à un très petit nombre d'indications.

Thomas Moore, le célèbre poète anglais publia ses premiers écrits sous le nom de « LiltJe », mot qui signifie petit et qui était une allusion à la petitesse de sa taille Tort au-dessous de la moyenne ordinaire.

Un des plus fameux et des plus féconds écrivains de l'Angleterre moderne, Dickens adopta au début de sa carrière le nom supposé de « Boz ».

Un doux et sentimental humoriste, Charles Lamb, rendit populaire le nom « d'Élia ».

Quant aux Italiens, on trouvera à leur égard des détails circonstanciés dans l'excellent ouvrage de M. Gaëtano Melzi : « Dizionario de gli autori italiani anonymy, pseudonimy ». (Milan, 1836, 3 vol. in-8.)

Bornons-nous à dire que quelques écrits de l'Arélin (Pietro Aretino) furent, après la mort de ce trop célèbre personnage, réimprimés sous le nom de « Partenio Etiro », anagramme facile à deviner, et que ce fut sous le nom de « Perlone Zipoli », que Lorenzo Lippi mit au jour son poème d' « Il Malmantile Racquistato » fort goûté en Italie. Lippi s'est at; iché à y réunir une foule de traditions de l'histoire locale et do superstitions poétiques qu'il a revêtues avec infiniment de goût, des idiolismes les plus gracieux de la langue florentine et d'une foule de proverbes qui lui sont propres.

Les pseudonymes sont à peu près inconnus dans la littérature espagnole; la surveillance rigoureuse exercée sur la presse arrêtait chez les écrivains toute velléité de se déguiser. Nous n'aurions guère à mentionner que le nom supposé de « Tome de Burguillos », adopté par Lope de Vega pour un volume de vers qui n'a rien ajouté à sa réputation.

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