XXXIV DISCOURS PRÉLIMINAIRE
les arts. On sera étonné de la multitude d'ouvrages philosophiques composés par ce dernier.
J'ai également profité de mes relations avec M. Grégoire, ancien évêque de Blois; M. Brial, l'un des auteurs et le continuateur du Recueil des ïtistorieris de France; M. Marron, président du Consistoire de l'Église réformée de Paris; M. Sautreau de Marsy, l'un de nos plus estimables littérateurs; M. Auger, auteur de l'éloge couronné de Boileau; M. Després, secrétaire des commandemens de S. M. le roi de Hollande; le génécal de Grimoard, qui m'a communiqué plusieurs articles importons sur l'histoire et sur l'art militaire; M. Grouvelle, ex-ambassadeur; M. Démange, l'un des habiles correcteurs attachés à l'imprimerie du gouvernement, etc., etc.
Je n'ai pas de moindres obligations à M. By, officier de santé
passer six mois, soit l'été, soit l'hiver, à Paris, où je suis né et où demeurait toute ma famille, lorsque j'y étais, je copiais les manuscrits qui étaient ou achevés ou en train ; quand je n'y étais pas , mon frère me les faisait passer à Sedan par la poste, au moyen de son ami Bron, qui était taxateur et en même temps inspecteur général du bureau du départ.
>• Mou emploi ne me donnait rien à faire : étant né travailleur, aimant et cultivant aussi, eu raison de mon intelligence, les bel les -lettres et la philosophie, attachant un prix infini à la confiance de mon frère, et extrêmement curieux de lire, de copier ces sortes d'ouvrages , j'y travaillai&avec un zèle et une exactitude incroyables. Quand j'avais le manuscrit entier, j'en faisais un paquet couvert en double toile cirée; je l'adressais à Liège, à madame Lonciny correspondante de Marc-Michel Rey, auquel elle le faisait passer : quand le manuscrit n'était pas complet, ou que mon frère le croyait susceptible d'être relu et corrigé encore par lui , je lui faisais passer et minute et copie sous le couvert de l'intendant général des postés ou d'un administrateur, pour le remettre à Bron, et celui-ci à mon frère, qui réunissait tout le manuscrit corrigé, et l'envoyait à madame Loncwy ou à Rey même, par la diligence ou par des voyageurs. »
Cette note est suivie d'une liste à! ouvrages philosophiques, parmi lesquels on distingue ceux du baron d'Holbach. M. Naigeon le jeune y a joint des observations qui s'accordent parfaitement avec les renseignemens que son frère m'a donnés verbalement quinze ans après. ( N. jV.) i ; *