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vrnf^e, Rnns lenii* r'ompte df»s aj>pnrcnffeft on des illuKions (hî la nfi'sjieriivcs. — Plan perspectif, Celui qui donne les f^randcurs avcc^lcs inodili('Mtir)ns (jiic b-tir fjiit subii- la j)ers|)(;rlive. — Plan reiecé, l'rojeclion horizontale aui ne donne que les l)arlies su|)érieures ues édifices, leH toits, hîs terrjisses, en soil«.' que la distribution intéi'i(Mire reste car-hée. Plan en relief, Ouviage (pii rej)résontc un objet en relief, réduit d'après une certaine échelle. — Plan- Helief, Hejirésentalion d'une ville ou d'une eontiée olïVant en relief les principales construdions et les accidents de terrain ayant (juehiue importance. On voit à Paris, dans la galerie du Louvre, un grand nombre de plans-reliefs des villes et places fortes de France. — Lever lin plan, Ueproduire en petit sur le papier, avec ses dimensions et ses principaux accidents, la conliguration d'une contrée, d'un lieu, d'un terrain quelconque, l'intérieur et l'extérieur d'un édifice, après avoir pris les mesures et fait les opérations nécessaires à cette fin. =: En Peinture, Se dit, suivant Littré, « Des éloi- « gnements plus ou moins grands où « sont placés les personnages et les « objets qu'un tableau représente; » et, suivant Larousse, De « chacune des di- « verses surfaces verticales, parallèles « au pla7i du tableau, auxquelles on rap- « porte les diverses parties de la compo- « sition. » Le premier plan, le second plan, le troisième pla)l. Les figures du second plan sont trop grandes par rapport à celles du premier pla7i. — Dégra^^ dation d'un plan, La différente diminution" des objets, selon qu'ils sont représentés, dans un tableau, comme plus ou moins éloignés ; par extension, Se dit Des différents éloignements dans un paysage, dans une vue. = En Sculpture, « Plan du bas- « relief, Nom donné aux épaisseurs au « moyen desquelles les objets représen- « tés s'enlèvent sur le fond ou se distin- ({ guent les uns des autres. » Guillaume, dans Littré. « On dit qu'un bas-relief n'a « qn un pla7i. Lorsque, par exemple, les « personnages qui en forment le massif « se détachent directement sur le fond, « ou sont tous, par rapport à lui, égale- « ment proéminents ; il y en aura deux ou « davantage, si deux figures ou un plus « grand nombre sont disposées dans le « champ, soit en groupes par étages, soit « isolément à d'inégales profondeurs. »
Guillaume, dans Littré. = Plan incliné, suivant Larousse, « Machine simple qui « sert à soulever les corps pesants, et « qui consiste dans une surface inclinée « à l'horizon ; » ou bien encore, suivant
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lo même : « Rampe inclinée sur laquelle « on traîne, on ruulo les fardeaux i)our " les élever, sans avoir à vaincre enlièrc- « menl la force due à la pesanteur. »
Planche.^, m. Pièce do hois refendue, de peu d'épaisseur, et plus lonj^'ue rpie larj^e, tenant le milieu entre la voli^'e et le madrier, et qui sert principalement pour les ouvrajj^es fie menuiserie. Les planrhes ont {jfénéralement de :{() à J)5 cenlim. de larj^'eur sur A <»u t eenlim. au jdus d'épnisseui". Planche do ehéne, de sapin, de noyer, de luHre. — Planches d'enlrerous, 1 Manches servant à couvrir les intervalles des solives dans les planchers. — Planches de bateattx, Planches de chêne on de sanin qu'on tire des bateaux démolis, et (lont on fait usage dans les constructions, notamment jiour les cloisons légères, rr Kndi'avure, Tahlette tle hois et, par extension, do cuivre ou d'acier, sur laq\ielle on a exécuté un ouvrage de gravure, poui- en tirer des estampes. — Kstanq)e tirée à l'aide d'une planche gravée. Ce livre est onié de hollcs planches. — Planche de laiton, Korme sous laquelle on coule le laiton. — Kn Construction, Tahlette ou languette de l)làlre disposée sous le manteau d'une cheminée, pour l'empêcher de fumer. — Kn Serrurerie, Partie de la garniture d'ime serrure qui entre dans l'entaille faite nu milieu du panneton d'une clef.
Planchéiage. s. m. Action ou manière de planclieur ; Uesultat de celte opération. Faire le planchéiage d'un appartement.
Planchéié, ée. partie, p. et adj. Dont le sol, le plancher est garni de planches, l'ahinet planchéié en sapin. Salle planchéiée en hois de chêne.
Planchéier. r. a. (iarnir lo sol d'un npparlemenl de planches de chêne ou de supin en guise de parquet. — Faire un plafond dais minces, cloués contre des chevrons ou des solives. Planchéier un cûml)le.
Planchéieur. s. m. Ouvrier qui fait des planchers.
Plancher, s. m. Le plancher est un pan de charpente i\\\\ se place horizontalement dans un éditice pour séparer léUige inférieur de l'étage supéiieur, et en supporter l'aire ou le parquet. La manière la plus simple de le former, celle qui est en usage pour les constructions les plus vulgaires, consiste à placer, de distance en distance, des pièces de bois ou solives parallèles, supportées par les
murs ù leurs deux extrémités, et dont les intervalles sont garnis transversalement de palessons ou de planches dites d'^«trevoHS. (hiehpiefois, s'il s'agit «l'une construction plus i[nportante et demandant plus de solidité, le plancher se compose de poutres ou chevètres et «lo solives d'enchevêtrure assemblées à tenons et mortaises ; des solives <le remplissage posées dans le même sens que celles d'enchevêtrure s'assemblent à leur tour avec les poutres ou chevètres et servent de tablier au plancher. C'est par-dessus co tablier <ju'on pose, soit les l»ii(pies ou carreaux, soit le parrjuet qui doit former la face apparente du plancher. Il y a, au surplus, diverses autres manièi-es de construire et de disj)osei' les planchers : les poutres, poutrelles et solives «jui composent leur charpente, quelle qu'en soit d'ailleurs la matière, bois, fonte ou fer forgé, donnent lieu à une foule de combinaisons, variant suivant l'écai'tement et la dispositioFi des murs. — Plancher, so dit aussi d'I'n ouvrage de charpente, d'un panpiet établi sur l'aire d'un rez-dechaussee. — Plancher creux, C-(dui dont la charpente est laltee par-dessus, à lattes jointives recouvertes d'une fausse aire, et de même par-dessous, pour former le plafond do l'étage inférieui-. — Plancher plein, Celui dont les entrevous sont remplis de ma(,'onneiie et enduits à Qeur do solive. — Faux Plancher, Celui qu'on fait au-dessus ilu plancher i)rincipal pour diminuer la hauleui' d'un appartement. — Dans la Conversation, le mot plancher s'entend, tantôt de La partie supérieure d'une chambre, d'un appartement, comme dans ces paroles : Ce plancher flambe, ce plancher est trop bas, ce plancher a besoin d'être plafonné ; et tantôt do La partie inférieure, de la partie sur laquelle on marche, comitie dans ces autres phrases : Plancher parqueté, plancher carrelé, plancher bien ciré. — Vax Poclerie, Se dit de Toutes les divisions intérieures et horizontales qui, dans un poêle, servent à sépai-ei' le feu, l'air froid, l'air chaud et la fumée.
Plancher, t. a. Kmoudre dans leur longueur li> ciseaux appelés Forces.
Planchette, s. f. Petite planche. — .\ppareil employé dans les travaux do Géodésie pour lever les plans, et avec lequel on les obtient sur le terrain même, sans avoir besoin de les dresser à i)art, Il consiste en une planche reilangidairo de bois bien sec, ayant ordinairement 60 centim. de longueur sur ôU centim. de largeur, montée sur un genou reposant lui"
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mômo sur un |»i(Ml ;i liois lii-Mnclu's. r)n [)l)i('(i sur ('('Ile pIniiclK; iiiic rciiill)! do |)M|)icr MiiiinlciiiK! piii' iiii clii^issis qui s'cinhoîlc cxMclLMiKMit nnloiii' (I(î I:i planchette, et, i»our y Iracur les li^nics, on se sert (runo l'c'j^le ou alidndo en riiivrc mnm'f» d(^ diMix piiinidcs, l'cmplacccs quchjiu'rois \)\\v uncî luncllc,
Plançon. s. m. Vax (îhurpenterie, (iiimd corps d'arbre (juNjii rcloiid à la scie, i)oui' eu faire du l)ois d'(i;uvre.
Plane, s. /'. Outil d'acier tranchant, ayant une poi{^néc à chaque bout, et qui sei't à divers artisans pour ,'iplanir le l)ois. =r En IMoniberie, Plane droite, Instrument avec lequel on unit les surfaces qu'on veut souder ensemble. — Plane ronde, Outil servant à couper les bavures, à dél)order les tables de plomb. =: C'est à tort ({ue certains ouvriers disent Plaine.
Plané, ée. partie, p. et adj. Poli, égalisé avec la plane. Pièce de bois planée.
Planer, v. a. Polir, égaliser le bois avec la plane. — En Plomberie, Unir avec la plane droite deux surfaces qu'il faut souder ensemble. — Planer une table de plomb, En couper et dresser les bavures, la déboixler avec la plane ronde. — En Chaudronnerie,, en Poèlerie, en Serrurerie, veut dire, Egaliser, dresser au marteau. Planer une cuvette de cuivre, une bande de fer, une feuille de tôle, de zinc, de cuivre.
Planeur, s. m. Ouvrier qui plane. — Planeur en cuivre, Artisan qui plane (qui dresse, qui égalise au marteau) les plaques de cuivre destinées à la gravure.
Planimètre. s. on. En Géométrie, Instrument servant à mesurer des surfaces planes..
Planimétrie. s. f. Partie de la Géométrie pratique qui enseigne l'art de mesurer les surfaces planes, d'en représenter la figure sur le papier, et d'en évaluer la grandeur en mesures déterminées.
Planoir. s. m. Instrument dont le ciseleur se sert pour aplanir les parties que le marteau ne peut atteindre.
Plantef. v. a. Mettre un végétal en terre pour qu'il y prenne racine et qu'il croisse. — Planter une axenue, une allée, un parc , Planter des arbres dans un certain ordre, les disposer de manière qu'ils forment une avenue, une allée, un parc. — Faire entrer de force, enfoncer en terre. Planter des clous dans un mur. Planter des pieux, = En Architecture,
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Planter un édifice, l'innter dos piquets Kur le tr-rrain f)U il doit être assis, en trn- ('('!• lr;s lignes, l(;s foiidalions, les limites, faire en un mot les premiers travaux pour
le consli iiir(î.
Plaque, v. /. Feuille de boin ou de métal de peu d'éj)aisHCur, mais compacte cl rigide. Dans les grandes villes, les noms des rues et les numéros des maisons sont indiqués sui* des plafjnes fW fonte ou de lave émaillée de Volvic — PlatjUe de cheminée, Plaque de fer ou de fonte dont on garnit l'Atre d'une cheminée, — Sur les Chemins de fer, Plaijue tournante, grand disque de bois, de fei* ou de fonte, se mouvant horizontalement autour d'un pivot central, et sur lequel on amène les wagons ou locomotives qu'on veut faire passer d'une voie sur une autre. — Dans les Usines métallurgiques, « Pièce plate « de fonte ou de forte tôle, que, dans « certaines circonstances, on place du « côté de la sortie des cylindres d'un « laminoir, pour recevoir les barres de « fer et les empêcher de s'enrouler autour « du cylindre inférieur. » Larousse.
Plaqué, ée. partie, p. et adj. Mis par plaque, appliqué comme une plaque.
Meuble en palissandre, en acajou plaqué. — Couvert d'une feuille, d'une plaque de bois ou de métal. Vaisselle 'plaquée, Vaisselle recouverte d'une feuille d'or ou d'argent laminé qu'on y fixe en chauffant sous une forte pression. — Meuble plaqué, Meuble en bois ordinaire sur lequel ont été appliquées des lames de bois précieux.
Plaqué, s. m. Se dit de Tout métal précieux appliqué sur un autre qui l'est moins. Plaqué à! o\\ P laqîié d'siVgeni. Vaisselle en plaqué.
Plaquer, v. a. Appliquer une chose plate, une plaque de métal ou de bois sur un autre objet, de manière à ce qu'elle l'enveloppe ou le couvre. — Plaquer des bijoux, de la xaisselle, des chandeliers. Recouvrir d'or ou d'argent laminé des bijoux, de la vaisselle, des chandeliers de cuivre ou d'autre métal peu précieux. — En Ebénisterie, Plaquer du bois, L'appliquer par feuilles déliées sur d'autres bois. Plaqicer de l'acajou, de Fébène sur du chêne. — En Maçonnerie, Plaquer du plâtre, du mortier, L'appliquer fortement avec la main sur le mur qu'on veut enduire. — En Horticulture et Terrassement, Plaquer du gazon. Appliquer des tranches de gazon sur un terrain et les affermir avec la batte.
Plaquesin. s. ru. Écuelle dans laquelle
les vitriers clétrenipt'iil In lilanc ilonl ils se servent pour marfjiicr le verro et le coupiT.
Plaquette..?, f. Kn ('onstriiction, Kspèeo tlo moellon mince.
Plaqueur. s. m. Oiivrlci- ((ui f;iil des placii^Ts. (.et fijénislL' rst un tic'^>-hal)ilL'
plaqueur.
Plaquis. s. m. Se «lit, en ('construction, de lout morceau de pierro ou de marbre, de peu d'épaisseur, incrusté dans un inur et fornuint parement : c'est une nudl'açon.
Plasticité, s. f. Qualité de ce qui peut prendre ou recevoir ililVercntes formes par le modelajj'e. \ /a plasticité dv la tire, du plftlre, des stucs, des argiles.
Plastique, adj. Qui sert à former ; Qui peut être façonné avec les doij^ls, moule, modelé. — Se dit <le Toute substance propre à la fabrication des porcelaines, des faïences, des poteries. — Art PlistiqiLe^ Art do modeler les ligures en plAtre, eu eiio, en argile. — On désigne au reste, d'une manieie générale, sous le nom iVArts Plasti'ptes, au pltir.. Tous ceux (jui s'occupent d'imiter, de reproduire les formes, notamment la sculpture, îa statuaire et la pcintui'e.
Plastique, s. f. Dans son sens le plus général, ci' mot désigne L'art de reproduire la forme d'objr'ls pris dans les divei's régnes de la nature, dej>uis l'animal jusqu'au minéral, ù l'aide d'une matière molle, à consistance de pâte épaisse.
Selon (pie la repi'oduclion s'exerce en vue d'une imitati )n |)arfaite de la nature ou (ju'elle accouple des éléments divers pour en former un tout de convention, la P/as/i'/uc, se divise en deux parties : Plastiijiie d'art, l*lasli(jue d'ornement. Lahoussk. — Pl(tstif/f((\ employé au masculin, Se dit de Toute matière ou composition propre à servir au modelage et nu moulage. Après l'argile, le plastique le plus généralement employé chez les anciens était In cire.
Plastron, s. m. Partie de la cuirasse (pii proU'ge le devant de la poitrine. — rianchette garnie d'une plntpie de fer percée à demi, <|ue certains ouvriers appliquent sur leur estomac et contre lacpielle ils appuient la tétc de leur foret, pour le faire tourner avec l'archet. — Ornement d'.Xrchitecturc, en foime d'anse de panier, avec des enroulements.
Plat, ate. adJ. Dont la surface est unie, ou n'a que pou d'inéjplitej*. Ter-
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rain pl^it. — Qui est plan, uni et peu épais, l'ieire plate. == Kn Hydraulique, Jiassifi plat, \in^^nï qui a peu de profondi'ur. — Kaux plates, Kaux d'agrément qui ne jaillissent pas, mais forment des bassins ou des lacs. = Vaisselle plate. Vaisselle (pii est «l'une seule pièce, sans soudure. Se dit de La vaisselle d'or et d'argent, mais plus paiticulièremcnt de la dernière, ainsi appelée »lu mot espagnol plaldy argent. = Qui n'a pas de relief, en pariant de «'Ci'taini's choses. Ovucmciiis plats. — Plate peinture, Ouvrage de peinture qui n'est |)oinl fait en relief, mais sur une superficie plate.
Platane, s. m. Grand et bel aibie,
type de la famille des platanées, à rameaux cylindriques, à cime ai'rondie , large et ombreuse, à feuilles alternes, péliolces, palmées, lobées ou anguleuses, irrégulièrement dentées, (jui croît également bien dans toutes les parties de la France. Son tronc droit, uni, fort éj)ais, presque égal dans toute sa longueur, est revêtu d'une écoice grisâtre (jui, tous les étés, se detachfî i>ar grandes j)la(pics ' minces. Il est fort employé pour orner les avenues, les parcs et les jardins ; et, bien que son bois soit moins dur que le [ frêne ampiel il ressemble beauf'oup, co- ' pendant connue il est dense, coinjtacte, ! Iiomogèiie, on peut, (|uand il a été convenablement débité et qu'il est bien sec, l'employer aussi avec avantage pour les ouvrages île tour, d'ébenislerie et de j menuiserie.
Plat-BDrd. .?. m. Long madrier de , sapin, ilei)ile expi'ès ou pi'ovenanl de I bateaux déeliirés.
I Plate, s. f. Planche de cuivre bien dre>.>et'.
Plateau, s. m. Sorte de large plat ou table portative A rebords, ç>\\ hoi« ou en métal, sur lequel on sert le café, le thé, les liqueurs, et»'. Kn Menuis«Mie, HcukI plein ou evidé au milieu, qui sert à porter (juelque chose et particulièrement à entretenir l'écart des tringles qui composent une colonne creuse, un tambour de I treuil, etc. — l'Ianchc attachée à un long I manche dont on se sert {)0U!- plomber la terre. = Ku Topographie, Terrain élevé, mais plîit et uni, d'une certaine étendue.
Plate-bande, s. f. Kn Horticulture, Kspace de terre de peu de largeur, qui règne entre les allées et les comparli- > ments d'un jardin, et qui est ordinairement garni de fleurs, d'arbustes, etc. = ICji Aïohitecture, Moulure plate et uni«
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((ui a i)Ius do lar^^'Oiir quo dn saillin. — Pierre dont clun^iu; oxlitîmité porto sur une colonne ou un pilier. — liloc, ou as- KGml)Ia{^^e de jjicriiîs plaj'é cuire deux appuis, et ])rés(;nlant une ïnrA\ plane du côté opposé à sa poussée, de nmnière à foi'uier une voTitc plate. — Partie supérieure d'une l)aie non cintrée, formée d'une seule |)iei're ou(]e i)Itisieurs j)icrres assemblées ; ou bien encore, suivant une autre définition, Fermeture carrée servant do linteau à une porte, à une fenêtre, et qui est faite soit d'une seule pièce, soit de plusieurs claveaux, en nombre impair, afin qu'il y en ait un dans le milieu qui forme la clef. Quand la plate-bande a une grande portée, on passe quelquefois une barre de fer en dessous des claveaux pour les soulager, mais on arrive à ce résultat bien plus sûrement par un arc de décharge bâti au-dessus. = En Serrurerie, Toute bande de fer mince, unie et ornée de moulures aux deux bords, dont on garnit le dessus des traverses des rampes d'escalier, des balcons, des barres d'appui de croisée. — Barre de gros fer qu'on emploie pour lier un pan de bois avec un plancher ou une cloison. — Morceau de fer plat qu'on place sur deux solives se joignant bout à bout, pour en arrêter l'écartement. =r En Menuiserie, Espèce de ravalement qu'on pousse autour des panneaux de lambris et des poi'tes à cadre, et qui forme en même temps la languette d'embrèvement. — Plate- Bande de compartiment^ Toute face plane et lisse, entre deux moulures, dans les compartiments des lambris et des plafonds.— Plate- Bande de parquet, Assemblage étroit et long qui sépare les compartiments d'un parquet et en forme la bordure au pourtour des murs. =r En Charpenterie, La partie saillante d'un limon droit et de niveau avec le palier d'un escalier. z=: En Pavage, Plaie-Bande dépavé, Dalle de pierre ou de marbre qui sert d'encadrement dans un compartiment de pavé.
Platée, s. f. En Architecture, Massif de fondation, qui comprend toute l'étendue du bâtiment et sur lequel on trace le plan de l'édifice.
Plate-Forme, s. f. Couverture horizontale d'un bâtiment sans comble, formant terrasse et sur laquelle on peut se promener ou s'asseoir à découvert pour prendre l'air. Dans l'Orient et l'Algérie, Les maisons sont généralement couvertes de plates- formes f et ce genre de toitures est aussi très-commun en Italie. = En Charpenterie, Se dit d'Un assemblage de
deux pièce» de boiH plates, reliéeR par des entre-toises que l'on dispose sur l'épaisseur d'un niui- pour recevoir la charpcnlfî du comble r;t le |)ied des r'Iiovi'ons, quand une sablière ne neut Hufiirc. — Se (lit aussi de Toute pièce de bois plate, de 0 à 11 cenlimètreK d'épaisseur sur .'JO à 40 centimètres rie lar^^eur. — Plate-Forme de fo/idatio/i, Assemblage de charpente établi sur un pilotage ou sur un terrain compressible et visqueux, pour servir d'assiette ;i une construction.
I = Dans l'Arlillerir; et le (iénie militaire, HAti en bois ou en maçonnerie disposé
1 dans les batteries de siège, de place ou
I de côte, pour recevoir les bouches à feu.
! — Ouvrage de terre élevé et uni par le haut, sur lequel on met du canon en batterie.
Platelage. s. m. Sorte de plancher en charpente de chêne bien dressée, avec ; clef ou sans clef dans les joints.
Platière. s. f. Dans les Ponts et Chaussées, Ruisseau qui traverse une chaussée. — Terrain plat au bas d'une colline.
Platinage. s. m. Opération consistant à recouvrir d'une couche de platine métallique des objets de diverses natures, soit pour leur donner l'apparence du platine, soit pour les préserver des inconvénients de l'oxydation.
Platine, s. f. En Serrurerie, Plaque de fer attachée extérieurement sur une porte au devant de la serrure, et dans laquelle se trouve découpée une ouverture pour le passage de la clef. — Verrou à platine, Loquet à platine. Verrou, loquet monté sur une plaque de fer. r= Ustensile de ménage, consistant en un grand rond de cuivre jaune, un peu convexe, monté sur des pieds de fer, et dont on se sert pour sécher et repasser le linge. = En Métallurgie, au plur., Bandes qui lient l'arbre de la roue près des cames.
Platine, s. m. Métal précieux, d'un gris d'acier très-c^air, presque aussi blanc que l'argent, très-malléable, très-ductile et assez mou pour qu'on puisse le couper avec des ciseaux. C'est le plus pesant, le moins dilatable, le plus infusible et le plus inaltérable des métaux. Simple ou combiné avec d'autres corps, il en est fait de nombreux emplois dans l'industrie.
Platiner. v. a. Donner à un objet l'apparence du platine, soit en le recouvrant d'une couche de ce métal, soit en le blanchissant avec un amalgame d'étain et de mercure, Platiner du cuivre rouge.
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Plâtrage, s. m. ( hivragc fnil de plAtrc.
Plâtras. cV. m. Débris d'ouvrage de
[)làtr(.'.
Plâtre, s. m. Le Plà/rc, >\\i on a[)|M'lIc aussi (iypse, Si'Ionilo, Siilfali* de cliiiux liydraté, est une soite de pierre, leiidro, friable, déliciuesceute, ^'énéraleinent impropre aux eonstruelions, mais qui, ealeinée et réduite eu poudre, rend à l'ail de bAtir et à plusieui-s des arts plasti(iues des services eonsidérabics. La eabunation du plâtre, tjui s'opère dans des fours do construction très-simple, doit être conduite de manière à faire dé'^ap'er toute l'eau de cristallisation ipiil peut contenir; une température de 100 i\ lôO (le','rés sufllt pour donner ce résultat. On reconnaît que le plâtre a été convenal>lement cuit, lors- ({u'il est très-onctueux elanl gAché. Le plâtre récemment cuit doit èlre privé du contact do l'air; autrement, il absorbe l'humidité et, rejjassanl peu à peu à l'étal dhydi-ate, il pei-d toute sa vertu, il est éventé. l*our avoii- sa jdeine eflicacité, il devrait n'être pulvérise (piau moment de sa mise en œuvre. Héduit on poudre et gùohé avec une (juantité «l'eau suflisanle pour former une bouillie, il se ^'onlle, cristallise et prend au bout de quehpies mslants. Pour être convenablement gAclié, il exige un volume d'eau à peu près égal au sien ; c'est ce (tue les ouvriers appellent aâché serré. Ils disent qu'il est gâché clair, lorscpron emploie une plus grande quantité d'eau ; dans ce cas, \o plâtre prend moins promptement, ce qui est quelquefois un avantage, mais il n'acquiert pas une dureté aussi grande. Si l'on veut obtenir une bonne pAte homogène, il faut éviter de jeter l'eau sur le plâtre; c'esl, nu contraire, la poutlre qui doit èlre jetée dans l'eau peu à j)eu et de manière ((ue la masse solide dépasse toujours le niveau du liquide. On gAche aussitôt, et l'on se hAte d'employer la masse pAteuse avant qu'elle ait commencé à se cristalliser. Le plâtre adhère parfaitement aux pierres, aux briuuos et au fer, mais fort mal au bois. .\ (inverse du mortier, il perd de sa dureté en vieillissant ; d'un aulie côté, la facilité avec laquelle il se résout dans l'eau fait qu'il est d'un mauvais usage dans tous les lieux humides. Le meilleur plâtre connu provient des gypses des environs de Paris, et notamment de ceux de Montmartre, (pii contiennent 12 à i:J pour 0/0 de carbonate de chaux. Ksl-ce à cette circonstance qu'on doit attribuer les bonnes qualités de ce plAtre *.' On l'a cru pendant longtemps, on le conteste aujourd'hui ; cependant il paraît certain qu'on
améliore le plâtre en le gAchant avec de l'eau de chaux. — Le plâtre est aussi employé à la fabrication des stucs, qui imitent parfaitement le marbre, tant par leur poli (jue par leur colorution. On le gAche à cetefl'et avec une solution de colle l)lanche et d'alun, et l'on y ajoute les substances colorantes nécessaires pour le nuubre qu'on a en vue. — Le plâtre des mouleui'S, qui est très-lin, n)ais «lui n'a i)as la force d'adhésion du plâtre ordinaire, est produit pai- une espèce de gypse à tissu lamelleux, dit gi/pse feuilleté^ pour la cuisson ducpiel on emploie des procédés spéciaux. — C.arrièie «le plâtre. Pierre de plâtre ou à plâtre. Four à plâtre. Knduit «h* plâtre. Statue, figure Replâtre. — Plâtre cru, Pierre à plâtre non calcinée. — Plâtre noyé, PlAtre gAché avec une «juantité «l'eau trop grande.
— Plâtre au panier, PlAtre grossièrement criblé à travers un panier et qui sert pour les crépis. — Plâtre au sas, Celui qui a été passé au sas, qui a été tamisé j)lus lin pour faiie les en«luits. — Plâtre blanc, Celui dont on a enlevé le charbon.
— Plâtre gris, Celui qui est mêlé de charbon. — Plâtre rert. Celui qtii n'a pas été assez cuit. = Plâtre, s«' «lit aussi de Tout ouvrage moulé en j)làtre. Cet amateur a des plâtres fort curieux. — Les plâtres de la frise, de la corniche, Les ornements de plAtre «le la frise, de la corniche. — Le plâtre d'une statue, d'un buste. Le modèle en plAtre de cette statue, de ce buste. — Un plâtre antique, Une figure, un bas-relief de plAtre, moulé d'après l'antique. — Le premier plâtre d'une statue. Celui qui est sorti le premier du moule — Le plâtre d'une personne, Le masque de plAtre avec lequel on a pris l'cmîtrcinte de son visage. — Tirer un plaire sur quelqu'un. Prendre l'empreinte de sa ligure avec du plAtre préparé exprès. = Plâtres, au plur., Se dit, en .\rchitecture. Des légers ouvrages de plAlre, tels que Uavalenients, corniches, languettes «le cheminées, scellements, e|p.. r:iif< iiii ;i f.'.ir.- 'laus un bAtiment.
Plâtré, ée. part. p. et ndj. Enduit ou
garni (il' jilàtre. r' ^/al plâtrée, ('.\o{-
son dont les endu. i mal faits et peu
solifles.
Plâtre- Ciment, s. m. Carbonate de chaux conliuanl «le Toxyde de f»"- '"^ "ne grande quantité d'argile.'
Plâtrer. t>. a. Couvrir de plAtre. enduire de plAIre. Plâtrer un mur. une cloison.
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Plâtrier, .v. 7)i. Celui (jui oxlrait In pliUri;, (|iii le. prrp.'irc ou U; vciirl, et, plus .spéciiilcnicnl, ('.(îhii (jui i'(!rnj»loi(î cl le Irnvaillc dans hîs coiislruclions.
Plâtrière. s. f. (.arrière d'où l'on lire; do la pioi ro à plAlro. — Kiidroil, où l'on cuit et où l'on préparc le phUrc j)Our les maçons.
Plâtroir. s. m. Sorte de Iruclh; à l'usage dos plàlriers. — (3ulil servant à pousser le plâtre dans les joints, dans les trous.
Plectre (Plectuum). s. m. Petite verge d'ivoire dont les anciens se servaient pour frapper les cordes de la lyre.
Plein, eine. adj. Qui n'a ni creux, ni vide, ({ui contient tout ce ({u'il peut contenir. Une auge pleitie de mortier. Un sac plein de ciment. — Bois pleiiiy Bois compacte, à tissu serré. — Pierre pleine^ Pierre meulière très-compacte, la plus estimée de toutes. — En Menuiserie, Ouvrage en plein dois, Genre de travail qui exclut les assemblages à tenons et à mortaises, et dont toutes les pièces sont collées les unes sur les autres à joints droits. = s. m. Le Plein, Espace que l'on suppose entièrement rempli de matière.
— En Architecture, les Pleins et les Vides, Les parties solides, continues, et les espaces sans construction, jours, ouvertures, etc. L'architecte qui ne sait qu'imparfaitement l'art de distribuer dans un bâtiment les pleins et les vides, ressemble, sous bien des rapports, au peintre qui, n'ayant qu'à demi la science du clair-obscur, distribue un peu au hasard, dans ses tableaux, les lumières et les oml3res. — Le toisé des travaux de maçonnerie se fait tant plei7i que vide, en tenant compte aussi bien de l'espace où sont les portes et fenêtres, que des gros murs. — Le plein d'an yniir. Le massif d'un mur. — Mur pUin^ Mur massif, sans ouvertures.
Pleine-Croix, s. m. Garniture placée sur le rouet d'une serrure.
V Plein-sur- Joint, adv. Poser pleinsur-joint. Se dit, en Maçonnerie, d'Une î pierre, d'une brique, dont on pose le mi- \ lieu, le plei7i sur \q joint des deux pierres ; ou des deux briques qui sont placées au- ; dessous. Dans les appareils bien ordon- \ nés, les pierres, les briques doivent être \ posées plein-sur-joint. \
Pli. s. m. Se dit, en Maçonnerie, De ! tout angle rentrant dans la continuité d'un \ mur ; et, dans la Peinture et la Sculpture,
Des ondulations et des sinuosités d'une drajicri»'.
Pliant, ante. adj. <.,nji plie facilement. — 'idhle pluLiilc, 'lablc coinijohéc; de j>lusicurs parties (jui se r<q)licnl au besoin, de manièif! à tenir moin» de place. — i^iége pliant, Siège qui se plie en deux et rpii, habituellement, n'a ni bras ni (lossicr.
Plinthe (du grec 7:}.tvOoç, brique carrée, biiquc plahî). s. f. En Architecture, La piintke, deinier membre inféi-ieur de la base des colonnes, présente une surface plane et forme un carré sur lequel la base repose ; elle simule, dans ce cas, une dalle d'une certaine épaisseur, proportionnée à la base quelle doit recevoir, ({u'elle soit placée sur le sol, ou supportée par un piédestal. — Dans l'Ordre toscan. On donne le nom de plinthe, à La partie du chapiteau a[)peléc Tailloir ou Abaque dans les autres ordres, parce qu'en effet dans cet ordre, à l'apparence simple et solide, cette partie du chapiteau est toujours, non-seulement carrée, mais encore droite, sans ornements ni moulures, de même que la plinthe de la base; en sorte qu'on pourrait dire du chapiteau lui-même, qu'il ressemble à une base renversée dont la plinthe se trouverait à la partie supérieure et formerait ainsi l'abaque ou tailloir. — Quelquefois la plinthe est appliquée au bas du stylobate ou piédestal et forme la partie saillante qui réunit le corps du piédestal au sol ; sa dimension alors varie suivant les ordres et suivant les proportions des piédestaux, entre 0'"10 et O'^lo. — Dans la Menuiserie, On appelle Plinthe, Une planche large de O'^IO et épaisse, en général, de 0^017, qui borde le mur à sa jonction avec le plancher. Quand elle a de plus grandes dimensions, c'est-à-dire quand sa largeur dépasse de O'^IO à 0™l!2, elle prend le nom de Stylobate. — Se dit encore, en Construction, de Toute bande ou saillie plane qui règne au pied d'un bâtiment, de la plate-bande ou moulure plate qui indique la ligne des planchers sur la façade d'un bâtiment, de celle aussi qui sert à porter l'égout du chaperon d'un mur de clôture et le larmier d'une souche de cheminée. — Plinthe de figure. Base plate, ronde ou carrée, qui porte une figure. La piintke d'une statue. — Plinthe ravalée. Celle dont la face présente une petite table refoudlée, ornée quelquefois de postes, de guillochis ou d'entrelacs. — Dans les Ponts et Chaussées, Assise continue formant saillie sur le nu des tètes d'un pont ou d'un autre ouvrage. — En Poèlerie, En-
PLÎ
PLO
Hemhlc des carreaux qui forment la première assise d'un poùlo de conslruclion.
Plioir. s. m. Moule Reivant à faire les tuiles courht'K. — Tenaille eu fer d«î()'"-JI ù 0'"24 de luu^^nieui' à l'usa^^e des layelioi-s, uui s'eu servent jjour couper et plier le lil de fer.
Plomb. S. m. Métal d'un blanc bleuâtre, très-pt'sant, très-mou, très-uuilléable, assez ductile, mais d'une très-faible ténacité, brillant cjuand il vient d'être coupé, ii se ternit promplement à l'air et se reeouvro d'une léf,'èro couche d'oxyde, qui, parait-il, a la propriété de ^'orantir (le r^xydaliou le reste du luclal. Le plomb du conunerce n'est januiis bien |)ur; il renferme pres(|ue toujours une petite (junniilé d'ari^'ent, de cuivre, et (piebpiefois d'antimoine, d'ai'senic, do zinc, etc. On dislingue deux sortes de plomb : Le plomb mou et le plomb aigre ; mais ce dernier est repoussé par les constructeurs qui, d'un autre coté, préfèrent aussi le plomb coulé au plomb laminé, comme étant plus malléable et plus homoj^éne.
Ln grande malléabilité du plomb et la facilité que l'on a de le laminer ou de le couler en tables le rendent extrêmement utile pour les travaux du bâtiment : On l'emploie principalement pour la couverture dos terrasses, pour les tu^'aux de conduite, les chenaux, les gouttières, les arêtiers, les noues, les failaj^i'es, les réservoirs. Il remplace le soufre avec avantage pour le scellenuMit du fer et de la pierre, et, (|uand il est allié avec envii'on moitié (le son poids d'étain, il forme la soudui'c des plombiers. — PlOhib laminé. Plomb en table. Feuille de plomb. Saumon de plomb. Orcueil de plomb. Plomb d'arêtier. Plomb d'entabbîinent. — En (îonslruction, Plomb s'entend particulièrement de La cuvette ib» plomb, de zinc ou d'autre métal, établie ù chacun des étages dune maison pour recevoir et faire écouler les eaux ménagères. — Fil à plomb ou, simplement, Plomb, Morceau de plomb ou daulie métal suspendu à une licelle, dont les maçons et autres ouvriers en l)Atimenls se servent pour élever verticalement leurs ouvrages et en vorilier l'aplomb. — Plomb blanc. Plomb sec et cassant, de couleur claire, peu estimé. — Plomb noir, IMomb tle couleur sombre, (|ui est le meilleur et qu'on préfère dans les arts. — Plomb blanchi, IMomb mêle détain. — Plomb de titrer.
Plomb fendu en petites bandes, pour lier entre eux les petits carreaux des vilniges. — Mettre en plomb. Loger le verre dans le plomb. — Plomb à rabot, Celui qui n'a
été ni tiré ni Inminé, mois qu'on a aminci au moyen du rabot. — Blanc de Plomb, ln des noms vulgaires du carbonate do plomb, ap|)elé aussi céruse. — Mine de plomb ou Plombagine, (îraphite einploye à la fabrication des crayons. — Colique de plomb on Colique des Peintres, (loliquo néphrétique causée par l'action du plomb contenu dans certaines couleurs à l'huile. — (iaz méphitique exhalé par les fosses d'aisances j»endant la vidange et <jui cause parfois l'asphyxie «les vidangeurs. = .\ IM.OMn. locut. adv. Verlicaleinent, perpemliculairement à l'horizon. Elever un mur à plomb. L'élever perpendiculaii'cmcnt à l'horizon.
Plombage, v. ///. .\ction ou manière de |)loinlicr, «le marquer, de scellei' avec un plomb des marchandises ou des colis, ainsi que cela se fait dans les douanes et les faljriques. — Mise en place sin* certains ouvrages des feuilles de plomb nécessaires |)our les garantir. Faire le plombage d'une terrasse. — .\ction de l)olir le marbre avec une molette de plomb.
Plombagine, s. f. (Jarbure de fer do couleur noii.itre, avec locjucl on fabiiijuo des crayons, et que l'on nomme vulgairement Mine de plomb. — Il est fait un grand emploi de celle substance dons l'industrie. Délayée dans l'huile ou dans l'eau, elle sapplicjue sui- le fei-, la fonte, la tôle des tuyaux de poêles et des fourneaux, qu'elle colore en gris de plomb et garantit do la rouille. Pétrie avec de lu graisse, (die forme une pAte »jui sert pour adoucir le frottement des essieux de voitures, des engrenages de machines, les pistons de pompes, les tourillons, etc. On en fait aussi, en l'unissant avec l'argile, d'excellents creusets réfractuires pour les fondeurs en cuivre.
Plomber, r. a. Cîornirde plomb. Plomber les faîtages, les arêtiers d'un toit d'ai-doise. — Vernir avec la mine de plomb. — Kn Construction, Vériûer, à l'aide d'un lil à plomb, la verticalité d'un ouvrage, lapl-unl) dun mur, d'une charpente. l)ans les Travaux de terrasse. Plomber la terre. C'est la presser, la fouler pour l'aiïermir, afin ([u'elle s'affaisse moins. Les terres rapportées doivent être plombées. — Dans les Douanes, dans les Fabriques, dans l'Industrie, Plomber, C'est conti-ôler, marquer, sceller les fûts, les ballots, les caisses, avec de petits morceaux de |>lomb poin^tonnés d'une enifireinte spéciale.
Plomberie. . / Art de travailler le
plomb, do le mnrleler, do lo fondre, de le couler, <le lui donnoi- i(;s forinoH convenables aux lieux où il doit cire phuîé. — Oiivra^'cs en plomb battu ou fondu, destinés à couvrir les édilices, à eonduii'c le gaz, les eaux, à revêtir des eliarpentes exposées à l'air. — Au moyen Af^o, où le plomb remplissait un rùlc considérable dans l'archiUïclure, la Ploiuberie était un art véritable, produisant des œuvres artistiques, une sorte d'orfèvrerie monumentale appli(juée au revêtement des faîtages, des crêtes de toits, des supports de girouette, à l'assemblage des conduites, etc. Ces ornements, qui étaient découpés à plat dans des feuilles de plomb, puis repoussés au maillet, étaient disposés, mis en place et maintenus de telle façon, qu'on pouvait à volonté réparer ou remplacer les parties gâtées sans avoir besoin de toucher aux parties saines. On trouve encore dans quelques localités, notamment à Amiens et à Rouen, à l'hôtel de Jacques Cœur, des exemples de ce genre d'ornementation. Vers la fin du xv° siècle, on fit aussi des ornements en plomb coulé, obtenus par le moulage, mais ce procédé n'empêcha point la production des ouvrages fabriqués au repoussé. Aujourd'hui, le zinc ayant en grande partie remplacé le plomb dans la couverture des édifices, la Plomberie n'a plus que trèsrarement occasion d'entreprendre des travaux d'une certaine importance et se trouve généralement réduite à la confection des tuyaux, des bassins, des cuvettes et des robinets de petite dimension ; la couverture des bâtiments n'est plus pour elle qu'une chose éventuelle et très-accessoire.
Plombier, s. m. Celui qui fond le plomb, le façonne, le vend façonné, ou le met en œuvre dans les bâtiments, les fontaines, etc. — Les plombiers d'aujourd'hui ne sont plus comme autrefois presque des artistes, mais ce sont encore des ouvriers intelligents et adroits pour la plupart. Au point de vue du bâtiment, l'industrie qu'ils exercent présente souvent dans l'exécution des difficultés sérieuses, qui nécessitent de leur part beaucoup de soins, d'expérience et d'habileté. Le plomb est un métal très-lourd, très-malléable, doux, se prêtant parfaitement au martelage, mais par cela même disposé toujours à s'affaisser ou à déchirer les attaches qui le retiennent sur la forme de bois qu'il recouvre. « Le travail « du plombier^ dit Viollet-le-Duc, doit « donc tendre à maintenir les lames de « plomb (ju'il emploie d'une façon assez
a complète pour résister à l'affaissement « causé par la |)esanteur. " D'un uulro côté, la cliabîur faisant sinf^ulièrement dilatei" ce métal, et b; fioid l«; faisant rétrécir, « s'il n'est point laissé librr*, s'il est H attacdié d'une manière fixe, ajoute Vioh- « LKT-LK-Duc, il se boursouffle ou soleil « et ai-rache ses attaches pendan t les « giîinds fi'oids. >• Pour parer à ce double inconvénient, il est indispensable que le plombier^ tout en veillant à ce que les plombs «pi'ils posent soient, ù raison de leur poids, maintenus énergiquement , aient en même temps la liberté de se dilater ou de se resserrer, suivant les changements de température. C'est un problème assez difficile à résoudre.
Plomée (de Plomh, pour Plomhkp:). s. f. Travail préparatoire que fait le tailleur de pierre pour arriver à donner au parement d'une pierre la verticalité nécessaire, et qui consiste à dresser les bords de sa surface avec la règle et le marteau.
Faire une plomée. Beaucoup d'ouvriers disent à tort une ploumée, une plumée.
Plongée, s. f. Point de vue dirigé de haut en bas. — En Fortification, Talus ménagé de la partie supérieure du parapet d'un ouvrage de fortification, et dont la pente doit être suffisante pour que ceux qui en défendent les abords puissent découvrir tout ce qui se présente en avant du chemin couvert ou du bord extérieur du fossé.
Plongeur, s. m. Celui qui plonge, qui descend au fond de l'eau. — Cloche à plongeur, Appareil au moyen duquel on peut descendre et travailler sous l'eau. — Adjectivement, Bateau plongeur. Autre appareil en forme de bateau, à l'aide duquel on peut aussi descendre et travailler sous l'eau.
Ployer, t. a. Donner une courbure, une flexion à un objet. — Ployer une planche, La rendre courbe, lui donner, en l'exposant au-dessus du feu, le degré de flexion dont on a besoin pour l'ouvrage auquel on la destine. = Arranger, replier, entasser certains objets avec ordre, de façon à réduire leur volume. — En Construction, Ployer des bois de charpente, Les désassembler de dessus l'épure et les i empiler pour les transporter au bâtiment
i où ils doivent servir.
I Plumard, s. m. En Mécanique, Poutre ; scellée des deux bouts, et portant au I milieu un trou qui reçoit le tourillon d'un moulinet. — Armure de l'arbre d'un ! moulin.