‹ Dictionnaire des ouvriers du bâtimentChapitre 169 sur 285 · PLU · texte numérisé non relu

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Plume, s. f. Kn Plomberie, Pièce de cuivre njoutùe au houl d'un moule à tuyau, et ilisposée pour servir à la conlinualion du tuyau ijuc Ton fond. — Kn Mntliémalique, Plume géométriqtte. Instrument propre à foi-mer toute espèce do eoui'be, au moyen d'une comijinaison do mouvements circulaires.

Plumeau, s. m. Espèce do balai fait avec de gi'osses plumes, et qui sert à époussetcr les meubles, les appartements.

Plumée, s. f. Voyez Plomée.

Pluton. s. m. Mythologie. I'liton, troisième tils do, Saturne et de ('ybèle, frère do ,Iu|)iler et d«' Nej)luiu\ était le dieu des Knfers. On le représente assez généralement avec une barbe épaisse et des traits durs et menaçants, assis sur un trùne d'ebène ou sur un ehai- tiaîné par des ohevaux noirs. Sa couronne est noire, sa main droite soutient un sceptre terminé par une fourche à deux pointes, et, quand sa main pfauehe n'est j)as appuyée sur le chien Cerbère, on y met la clef des enfers. Dans plusieurs monuments anciens, on le voit coilTé du viodius ou boisseau de Sérapis et presque toujours Cerl)ère à ses pieils, (juebjuefois avec des tôtes tresi)èces dilTérentes.

Plutus. s. m. Plltus, dieu des Hichesses, était représenté par les anciens sous les traits d'un vieillard aveugle, marchant lentement ime bourse à la nmin, et tlistribuant ses faveurs au hasard. Cependant, au nuisée de Sculpture, à Paris, il existe une statue représt;ntant Plutis sous les traits d'un enfant tenant d'une main une corne d'abondance et de l'autre un dis([ue. Dans le temple tle la Fortune, à Thèbes, on voyait cette dcQsse tenant Plutis enfant entre ses bras. A .Mhènes, une statue rie la Paix, portant dans son sein le petit l*i.! ti s, symbolisait ainsi les richesses (jiie donne cette déesse bienfaisante.

Pochade, s. ('. Va\ Dessin, en Peinture, Sorte d'esquisse ra[»ide et négligée où la brus(iuerie de la main a jeté çà et là les couleurs ou les tiails. La Pochade cependant est plus qu'une es(juisse. Il y a entre l'une et l'autre une assez grande différence. L'esquisse est l'idée première, élémentaire d'un tableau, dont les lignes incertaines, les détails peu précis, résultats d'une vision incomplète, auront besoin d'être étudiés, agencés, refaits à nouveau, pour tlevenir une réalité ; la pochade^ au contraire, est par elle-môrac

un tableau, fait pour rester ce qu'il est ;

' c'est une improvisation toute de verve et de fougue, dont le <lessin manque |)lu8 ou moins de correction, dont le modèle est peu soigné, mais qui u de la couleur, du mouvement, des tons justes, chauds,

I hardiment poses, une touche spirituell.'. vigoureuse, brutale peut-être, mais nt li( , habile, d'un effet vif et saisissant. On )eut être grand dessinateur, peintre de )eaucoup de talent, et ne pas savoir réussii" une pochade. Ce génie exige une intuition d'esjjrit, une sûreté de main, un entrain, un travail tout d'une haleine, qui ne sont jjas A la portée de tous les artistes, fioucher, (léricault, Coya ont j)roduil d'excell(Mites pochades; et, de nos jours, Delacroix, Dupré, Français, Diaz, Isabey, Leleu et plusieurs autres, nous en ont aussi laissé de fort remar(|uables. — Se dit quelquefois d'Un dessin au lavis, exécuté rapidement, et où l'on se contente d'indiquer les masses.

Poche, s. f. Cuiller de fer avec un long manclie, dont les fondeurs se servent pour jiuiser le métal en fusion.

Pocher, r. a. Kn Peinture, Dessiner, peindre d'inspiration, avec incorrection peut-être, mais vivement, largement, vigoureusement et dune manière saisissante.

Pochis. s. m. Kn (îravure. Traits qui, au Ueu d'être tracés parallèlement, se brisent, se confondent, s'emmêlent, et produisent des noirs d'un mauvais elTet.

Pochoir, s. m. Lame do métal ou de carton découpée, ({uon emploie pour colorier avec une brosse un dessin ayant le contour de la découpure. C'est une sorte de poncif.

Podium, s. m. Dans l'.Vrchitecture ancienne. Petit mur circulaire qui, dans les cirques et les amphithéâtres, formait au-dessus de l'arène une sorte de galerie dont les gradins étaient réservés aux magistrats, aux sénateurs et généralement aux personnes de distinction. Kn arrière du podiion, s'élevaient les uns audessus des .autres les rangs de gradins destinés aux simples spectateurs ; audessous, étaient les chambres des gladiateurs, et les loges destinées aux bêtes féroces.

Pœcile. s. m. Dans l'antiquité grecque, I !•' orné de peintures. Le

j s avait été peint par Poly-

gnote et par Micon. Sparte Olympio et toutes les principales villes de la Gi*èce possédaient un pceciU.

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Poêle. .9. ///. Sorte do dais sous l((|ii(l le prclic! |)()il(^ le Saint SaercMiKMil aux maladtfs cl dans les pi-ocfîHsions de |)r'u d'importance. — Voile de Koi(; lilanche (jue l'on étend an-d(îSHUs fie la tèlc des mariés, pendant inuî |)jirtic de la messe de mai'ia^^e, et don! les bouts sont tenus par des j)ai'(Mits du marié et de; la mariée.

— Grand drnp mortuaire, noir ou i)lnnc, dont le cercueil est couvert pendant les cérémonies funéhres, et dont queUpnifois les coins sont |)ortés |)ar des assistants jus((u'au lieu de la sépulture.

Poêle. S. m. Grand fourneau de faïence, de terre ou de métal, souvent embelli de figures et d'ornements divers, qui sert au chaunaj>'e des appartements, et qu'on utilise aussi quehjuefois ])our la cuisine, quand sa disposition et son genre de consti'uclion le permettent. — /^oêle de Construction, Poêle jque l'on eonsti-uit à demeure avec des carreaux de faïence ou de tei're non vernissée, sur l'emplacement même qu'il doit occuper. — Poêle Suédois, Grand poêle occupant toute la hauteur de la pièce qu'il chauITe. — Dans les pays du nord et de l'est. Poêle, s'entend souvent de La chambre qui sera chauffée par le poêle. Telle famille, dit-on, passe toutes ses journées dans le poêle. - Terre à poêle, Sorte de terre employée à la fabrication des poêles. — La construction et la vente des poêles est une des branches les plus importantes de la fumisterie.

Poêle, s. f. Ustensile de cuisine, en fer battu, ayant une longue queue et servant à frire ou fricasser. — En Marbrerie, Vase de fonte avec deux anses et trois pieds, dans lequel on allume du charbon pour faire chauffer les petites parties de marbre, les goujons avant de les graisser, et les pinces des polisseurs.

— En Gravure, Appareil au moyen duquel on chauffe la planche que l'on encre. =: En Plomberie, Il y a diverses sortes de poêleSy variant de matière et de forme suivant l'usage auquel elles sont affectées : — On distingue, par exemple, la Poêle en ctiivre, Dans laquelle on met le plomb coulé pour le verser ensuite sur un moule ; évasée par devant comme un éventail ouvert, elle a le fond rond, ainsi que ses côtés ; — la Poêle à fondre le plomb, pour jeter au moule les tuyaux sans soudure^ Est une chaudière de fonte large et profonde, soutenue sur un trépied en fer et maçonnée tout autour avec du plâtre, comme un fourneau ; — la Poêle à verser le inétal pour couler de petites tabUs^ Qui est en fonte, et de forme

triangulaire, fdate en dessous, évaséA.pir le haut, |)luH longue (jue Inrjçe et p^nrnin d'une forte (pieue; — In Poêle ordinaire à trois pieds, Oui sert à allumer le charbon pour faire chauinu- le fer à souder ou pour* fondi-e la soudure dans un cuiller; — etc.

Poêlerie. s. f. Les ouvrages de terre, de fonte, de lole ou de fei'-blanc (•m[)loyés au cliaulï'age. — (Commerce, indusliie du poêliei-.

Poêlier. s. m. Gelui uni fait, pose ou vend les poêles et les divers ustensiles de ménage appartenant au commerce de la poêlerie.

Poids, s. m. Qualité de ce qui est pesant. Le poid.s des inétaux varie à raison de leur densité. — Pesanteur fixe ou déterminée de eei-taines choses. Kn ^iinéral, le poids d'un sac de ciment romain est de 45 kilogrammes, celui d'un sac de plàti'c cuit en f)Oudie est de 40 kilogr., et celui d'une biique ordinaire double, de 2 kil. 500 ; cependant ces poids varient un peu suivant les fabiiques et les localités. — Morceau de métal. Masse de fer ou de cuivre d'une forme déterminée, d'une pesanteur réglée et connue, dont on se sert pour apprécier par compai-aison le poids d'un autre objet. Un poids de iO, de 20 kilogrammes. Un j9(9Zâ?6" de 5, de 10, de 20, de 50, de 100 grammes. Un poids de 1 hectogr., de 2 hectogr., de 5 hectogr. — En Mécanique, Poids, se dit de Tout ce qui doit être élevé, soutenu ou mù par une machine, ou de ce qui résiste, de quelque manière que ce soit, au mouvement qu'on veut communiquer; en d'autres termes, les poids, dans les machines,, servent à trois usages principaux : 1°,A produire un mouvement continu ; 2o A réagir pour compléter les oscillation? dans les mouvements alternatifs ; 3*^ A comprimer. Dans une infinité de cas, notamment, l'uniformité d'action des poids moteurs les fait préférer aux ressorts, et l'on en fait particulièrement grand usage pour donner du mouvement aux horloges, aux tourne-broches, pour mettre enjeu les diverses machines théâtrales et opérer dans les décors, avec exactitude et célérité, les conversions et les changements à vue.

Poignée, s. f. Partie d'un objet servant à le saisir, à le tenir avec la main. La poignée d'une clef, d'un robinet. La poignée d'une porte, d'un tiroir, d'une crémone, d'une espagnolette. — Manche avec lequel les plombiers et les ferblantiers prennent le fer à souder.

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Poikilose. s. /. Marbre fiK^tioo A couleurs variées. — Adjediveinent, Marbre pa'ikiiose.

Poilier. Kn Mé(;ani(jue, Grosse pièce do fer (jiii supporte la fuséo et la meule (l'un moulin.

Poinçon, s. m. Outil do fer ou d'acier, à poiud' plus uu moins ai^Mic, plus ou moins mousse, variant «le fornu^ et de grosseur, et dont il est fait usage dans divers arts et métiers pour percer, marquer ou graver. I^es tailleurs de pierre, les sculpteurs, les sernii-iers, les gi'aveurs, notamment, ont des poinçons (jui leur sont propres. = Kn C'.harpenterie, Pièce do bois posée verticalement sur l'enli'ait. au milieu d'une IVi'me de comble, pour supporter le failage, recevoir les arbalétriers et autres pièces (|ui viennent s'y assembler. — l'hacune des pièces disposées en rayons, (jui souliennenl les coui'bes, dans la charpente d'un cintre ou d'une voiile. = Kn Mei-anupu', .\i'bre vertical sur lequel tourne une nuicbine.

Point. S. m. En général, Piqûre, trace,

mar(|uc légère, rr Kn Sculpture, (Ihacuno des mar(jiics que l'on fait sur toutes les parties saillantes d'une statue qu'on veut copier. — Mettre une statue aux points ou au point (on écrit les deux), La dégrossir, de manière «pie le sculpteur n'ait plus qu'à lui donner le iini et l'cxpi-ession. — Aletteur aux points ou au point, Le praticien «pii exécute celte ébauche. = Dans le Dessin, Petit trou fait sur le papier avec la pointe «l'un compas, impression qu'y fait la pointe d'une j)lume ou d'un crayon. — Points courants, Suite de points plus ou moins allongés, usités pour figurer sur un plan des lignes fictives ou «pii ne pourraient être vues «lans la partie «lu dessin qu'elles occupent. — Points perdus. Nom donné Aux centres des arcs tracés dans des figures «l'ornement, centres «jui eux-mêmes sont i)la«'és sur la circonférence d'atitrcs cer«'les. =: Se dit quehjuefois Pour lieu, endroit fixe et déterminé. — Kn Hydraulique, Point de Partage, Point entre deux vallées, assez haut pour «pu» les eaux qui s'y rendent puissent couler indifféremment dans l'une ou dans l'autre ; cl, loi-s«iu'il s'agit d'L'n canal ou des l)ranches d'un canal. Point où l'on place le réservoir supérieur qui «loit les alimenter. — Kn Anhitecture, Point d'Aspect, Point «l'on il faut considérer \\i\ bàtinuMit |)our en saisir l'ensemble, pour l'apprécier convenablement. — V.n Peinture, Point de Vue, Kndroit vers lequel convergent, dans une

composition artistique, toutes les lignes

perpendiculaires au fdan du tableau. — Lieu ou l'on doit se placer quan«l on veut bien voir un tabeau. = Kn .Maçonnerie, Point d'Appui, Pile, colonne ou maçonnerie isolée servant à suppoi'lcr une masse (|uelconque. = Kn .Mé«ani«juc, Point d' Appui, l'oint fixe sur lc<jucl les diverses parties d'une machine s'appuient en exécutant leurs mouv»Mncnts. — Point mort dune //lacàine, INunl ou, «pumd le mouvement change «le «lire«'lion, il se {)rotluit un arrêt dans le fonctionnement du nu'canisme. — l'oint mort dune scie. Point d'une scie ou cessent les dents. := Va\ Menuisei'ie, Point de Hongrie, (lenrc «le parquet formé de planches ou de lames de bois disposées en rangs obliques, et ainsi dit à cause de sa ressemblance avec la dentelle de ce nom.

PointaL .v. m. Kn ('harpcntcrie. Toute pièce (le bois posée debout et servant d'étai sous une poutre ou une paitie quelcon«pu' d«' bAtiment. — Kn Mécanique, Dont de la lige «pii, dans un moulin, pla«'ée au centre «le la meule c«Muaiite, fait tourner la roue au moyen d'une grille qui saisit l'anille.

Pointe, s', f. Bout aigu et jiiquant. Les pointes «l'un compas. \m pointe «l'un clou. =z Kn Sculpture, Sorte de ciseau à pointe ajérée «pii sert à ébaucher l'ouvrage, après «jue le bloc de jjierre ou de maibre a été dégrossi; ce «pi'on appelle approcher à la pointe. — Double Pointe, Ciseau fendu i)ar le bout, dit aussi I)ent-de-Chien. = Kn (Iravurc, Instrument d'acier au moyen duquel le gi-aveur à l'eau-forte dessine sur le vernis dont la j)lanehe est enduite, et découvre ainsi les parties où l'acide doit mordre. — Pointe sèche, Pointe en usage pour fornuM- sur le cuivre nu des traits fins et délicats, sans recourir à l'eau-forle ni au burin, ('e graveur est habile à manier la pointe. — Se dit aussi, en (Iravurc, «le La manière do travailler, du genre de talent, du faii-e de tel ou tel artiste. tA'lui-ci a la pointe fine, spirituelle; cet autre a la pointe légère, (lélicate ou moelleuse. == Sorte de clou à tige ronde, effilée, avec ou sans tète, variant «le b)ngueur, mais dune grosseur égale dans toutes ses parties, «lont il est fait usage dans divers métiers. Les vitriers, notamment, emploient des pointer sans tète pour fixer les carreaux de verre. Les pointes «le t<»ntes dimensions et surtout les pointes fraisées sont aussi fort employées dans les ouvrages de m» ;»'. M y a également \os pointes

à ard i les pointes à latter pour le.<

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couvreurs. = Pointe molle, Lo bout d'un lacol, d'un (Mocliol, d'un j)il(>n, d'urio patio ou pircc (juciconipw! d(! sciTurcrio dont \a pointe a ùtc arnincio do nianioio à jiouvoir èlro rccourljéo et iivL'(!, loi'S(ju'ellc est licliôe. =z Bout, cxlréniité dos clioses oui vont on diminuant, Toulo cxtroniito d'un an^He ai^Mi. \ m pointe d'un cloclier. La pointe d'un fronton, d'un comble. La pointe d'un mùlc, d'un mur do quai, d'un ûvant-boc de pont. Iax pointe d'un l)astion. Pointe (le Pavé, Point oxti'ùmc ou viennent aboutir, se joindre, les deux, ruisseaux d'une chaussée, en formant une espèce de fourche. = Pointe de Diamant, Petit diamant taillé en pointe et enchâssé, qu'emploient les vitriers pour couper le verre. — En pointe de Diamant, Sorte de locution adverbiale usitée pour désigner une pierre qui se termine par une pyramide quadrangulaire aplatie. Les pierres en pointe de diamant sont quelquefois employées dans les parements à bossages.

Pointeau, s. m. En Serrurerie, Outil à l'aide duquel on fait un petit creux pour marquer la place d'un trou ou pour amorcer l'endroit où l'on veut placer la pointe d'un foret. — Poinçon servant à percer les fers minces.

Pointer, v. a. Dans les arts du Dessin, Faire des points avec le crayon, le pinceau, le burin ou la plume. — En Architecture, en Charpenterie, Rapporter sur un panneau, avec le compas et la fausse équerre, les dimensions relevées sur une épure.

PointeroUe. s. f. Petit pic à tête qui sert, dans l'exploitation des mines, pour entailler les roches très-dures.

Pointier. s. m. Perche de sapin plantée debout pour servir aux échafaudages d'une construction.

Pointillage.5. m. Action de pointiller.

— Dans les Beaux-Arts, Travail fait avec de petits points. Dans la Topographie et les Dessins de construction, par exemple, Xepointillage sert à représenter les arêtes ou les courbes cachées d'un corps que l'on projette.

Pointillé, ée. partie, p. et adj. Marqué de points. Gravure pointillée. Peinture, miniature pointillée.

Pointillé, s. m. Assemblage de petits points. — Manière de dessiner, de graver, de peindre, en faisant de petits points. Dessin, gravure au pointillé.

Pointiller. v. a. Tracer des points

avec le burin, la pointe, Ifl crayon, le pinceau f)U la plurnc

Pointu, ue. njlj. (.)ui ho termino en

point'-, dont r(,'xlrémité est uiguc.

Poirier, s*. ia. Arbre fruitier fort connu, do la famille des rosacées, dont il existe de nombreuses espèces, et dont le bois, su3cef)tible d'un beau poli, excellent poui* la sculpture et la gi-avure, est fort recherché aussi pour les ouvrages do menuiserie, d'ébénisterie et de tablettei-ie. Dur, pesant, d'un tissu très-uni, compacte, serré, de couleur un peu rougeAtre, inattaquable aux vers, on lui fait prendre très-bien la couleur noire, et alors il ressemble à l'ébène. C'est assurément l'un des plus beaux et des meilleurs de nos bois indigènes.

Poitrail. 5. m. En Construction, Grosse

pièce de bois ou de fer posée horizontalement sur des piles ou des poteaux et qui forme sur une façade la partie supérieure d'une grande baie. — En général, les pièces qu'on désigne sous le nom de poitrails, remplaçant les voûtes en platebande en maçonnerie de moellon ou de brique et supportant toute la charge des murs supérieurs, il convient de leur donner des dimensions calculées d'après la résistance de la matière employée. Lorsqu'on emploie le bois pour la confection d'un poitrail, on est dans l'usage de refendre en deux la pièce qui doit le former, d'en écarter les deux parties de 0™05 à 0°^06 par des fourrures et de les relier par des boulons. Cette augmentation de largeur qu'on lui donne ainsi fait qu'il est plus commode d'y asseoir la maçonnerie; de plus, autre avantage, le bois refendu, perdant plus facilement son humidité naturelle, pourrit moins rapidement et se conserve d'autant mieux. — Si au contraire, au lieu d'un poitrail en bois^ on veut établir un poitrail en fer^ ainsi du reste que cela se fait assez souvent aujourd'hui, on le compose de deux ou trois poutres en forme de double T, reliées ensemble par des étriers suffisamment rapprochés pour que leur force de résistance équivaille à peu près à celle d'un solide homogène. Sur ce poitrail, on élève un commencement de mur en brique d'environ 0'^40, et puis sur cette espèce de base on asseoit le reste de la construction. Ce système, fréquemment employé dans les constructions qui se font rnaintenant à Paris, présente sur l'autre des avantages marqués, les flexions du métal étant, à charge égale, moindres que celles du bois, et, par suite, l'effet

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des lignes d'appareils étant beaucoup moins sujet à se rompre.

Poitrine, s. f. Vax Métallur^'io, l'artic nnlciicii; e d'un foufneau. Il n'y a jamais lie tuyèi-f^s à la puilrific des liants fourneaux. Les fourneaux à poitrine fen/iée ont Hur les fourneaux à poitrine ouverte l'avantai^'e d'économiser sensiblement le combustible.

Poivrière, s. f. Petit vase allongé de bois ou de fer-blane destiné à contenir du poivi'c, et (jui se fei'ine avec un couvercle de foi-me coniqui». i>ercé à sa partie supérieure de plusieurs petits trous par où sort le poivre quand on le secoue.

— I*ar analogie, se dit, en Fortification, d'I'no guérite do maçonnerie de forme cylindri(}ue et terminée en eone, placée à l'angle et sur le faite du mur d'un bastion.

— Tour en poivrière, Tour ronde, coilTée d'un foit coni(iue.

Poix. s. f. Nom donné A diverses matières résineuses et gluantes, la plupai-t végétales, provenant des conifères, (pielques-unes mineraltîs, dénommées ainsi à cause do leur ressemblance avec les premières, et d'autres artiliciellcs. Parmi les j)rincipales poix on distingue • La poix de Bourgogne ou poix blanche, la poix-résine ou résine jaune, la poix noire et la poix de Judée on asphalte. — \.ï\poix de Bourgogne ou poix blanche, térébt'nthine demi-solide, s'ol)lienl directement en pratiquant des incisions à l'écorce de la pesse ou épicéa (faux sapin). Il en est fait usage pour la fabrication de quelques enduits hydrofuges et ilo cjuelques mastics employés dans l'industrie du l)àtiment. — \.î\poix minérale, qu'on nomme aussi PotiC de Judée, malthc, bitume glutineux, asphalte, pissasphalte, est un bitume noii-Atre, glutineux, solide lorsqu'il est froid, mais fusible vers lOO*, qui s'échappe de terre par des fentes de roches des tcri-ains tertiaires et imprègne tous les sables et le sol des environs. Il durcit à l'air et se dessèche, sans jamais cependant devenir dur et friable comme le véritable asphalte. Ce genre de poix, qui abonde dans certaines parties de la France, se rencontre notamment à I)ax, à ( )rthez, à C.ampenne, à (iabian (près IV'zenasi, à Seyssel, etc. L'est elle cpii, fondue et mélangée avec du sable, constitue en grande partie la matière plastique avec laquelle on bitume, on «lalle les trottoirs, à Pai'is et dans nos grandes villes. On en fait aussi des ciments très-solides. — Pour ce qui est des autres poix, comme elles ne sont d'aucune utilité pour l'industrie du HAtiment , il n'entre point dans noire sujet d'en parler ici.

Poli, ie. partie, p. et adj. Dont la surface est unie, luisante ou a été rendue telle. Marbre poli. K^xmv poli.

Poli. s. m. Lustre, éclat d'une chose qui a été polie. — Donner le poli à nn objet, L'est, par un frottement plus ou moins doux, mettre ses surfaces en état de réfléchir les rayons lumineux. Le poli ne peut se donner qu'aux corps denses, à grains serrés, compactes, homogènes dans toutes leurs parties, tels ciue les métaux, les bois, les marbres, l'ivoire, l'albAtre, la nacre, l'écaillé, et»*. Les |)ierres tendres à bi\tir, les carbonates do chaux amorphes, les pierres ponces et en général tous les corps dont l'usure sur les surfaces démasque des porosités grossières, ne sont susceptibles d'aucun poli.

Polichinelle, s. m. En Fonderie, Fourgon coudé et plat par le bas, dont se servent les fondeurs.

Polir. V. a. Hendrc uni et luisant par une action mécanique, par le frottement. Polir le fer, l'acier, le marbre.

Polissable. adJ. Qui est susceptible de recev(jir le poli. Tous les métaux sont polissables.

Polissage, s. m. Action ou manière de polir. Les procédés et moyens de polissage varient à l'infini ; cependant ceux ({u'on emploie le plus généralement, particulièrement pour les métaux, sont : les limes et meules de diverses sortes, l'émeri, la stéarine, le rouge d'.XngIclei-rc ou colcotar, le tripoli, la prèle, etc.; lorsqu'il s'agit de granit, de marbre ou do pien*o dure, on fait aussi usage du grès, du sable argileux, de la i)ieire ponce et «le la limaille de plomb mélangée rie noir de fumée ; quant aux bois, le polissage s'en fait surtout avec le papier de verre, la pierre ponce et les tiges de prèle. On opère au reste, suivant le cas, soit ù soc, ce qui est assez rare, soit en mélangeant ou mouillant les matières polissantes avec des liquides appropriés.

Polisseur. 5. w. Polisseuse. 5. f. Personne dont roccupalion consiste a polir certains ouvrages, certains métaux.

Polissoir. s. m. Outil, instrument pour polir. Vulissiiir en os. — Le polissoir des doreurs sur métaux est en fer; il sert à lustrer les métaux avant de les dorer, et il les brunit à clair quand ils sont dorés.

Polissure. s. f. Résultat du polissage.

Polychrome, adj. Dont les couleurs

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sont vnriroR, on l'on a fuit emploi de i»lii- Kieui's couleurs. \*('\u\\\n' po///ch7'onie. Slatue poli/chrome. Arcliilecim-c' poli/rhronie. — li'hisloii'i^ et l'areliéolo^MO eonstatent que rAiiciiiTKCTimK eoLYcimoNfK était en honneur dÙH les temps les plus reculés. Ii(!S Indiens, les K;^'ypliens, les (îi-(!c.s (;t mémo les Romains, dans une certaine mesure, décoraient do couleurs et de peintures diverses leurs édiliees relij^-ieux et civils. Il n'était jtoint jus(|u'aux Barbares do rKuroj)e sepleniriouale et occcidenlale qui ne peif^nissent leui's maisons et leiu'S temples de bois; les Scandinaves prodiguaient dans leurs liahilations les dorures et les couleurs brillantes. Au moyen âge, l'architecture ne cessa point d'être polychrome. « Alors, comme pen- « dant la bonne anti({uilé, dit Viollet-lk- « Duc, la peinture ne paraît [)as avoir « été jamais séparée de l'architeetui-e. « Ces deux arts se prêtaient mutuelle- « ment secours... » Sous l'influence des artistes byzantins venus en France au ix® siècle, la peinture architectoniquc se perfectionna singulièrement ; au xii°, elle avait atteint son apogée. « Les vitraux, « les vignettes des monuments et les « fragments de peinture murale de celte « époque, dit encore Viollet-le-Duc, « accusent \\n art savant , très-avancé , « une singulière entente de l'harmonie « des tons, la coïncidence de celte har- « monie avec les formes de l'architec- « ture. » Feu à peu cependant, dans les s,\hQ.\Qs,?,m\din\.s^V Ao'Chitecture polychrome commença à déchoir et n'eut plus la même importance. A partir du xvi® siècle, on renonça à la peinture extérieure des édifices, et dès le commencement du xvii®, si l'on cherchait encore pour les intérieurs des effets de coloration, on ne les demandait plus qu'à des mélanges de brique et de pierre ou, parfois, de faïences appliquées. De nos jours, les essais à'archilecture polychrome qui ont été tentés, n'ont eu quelque succès que dans des restaurations d'édifices du moyen âge. — Sculpture polychrome. Dès l'origine de l'art, il y eut aussi une alliance non moins intime entre la peinture et la sculpture. Les Éthiopiens peignaient les statues de leurs dieux avec du minium ; les Assyriens les revêtaient d'un vernis coloré ; les Phéniciens, les Babyloniens, les Perses joignaient aux couleurs brillantes dont ils les ornaient l'or, l'argent, l'ivoire, les pierres précieuses. De même les Egyptiens et les Grecs. Phidias, dans la statue de Minerve, Polyclète, dans celle de Junon, portèrent la sculpture polychrome à sa plus haute perfection. Tous

Icft monuments nu reste du» nu ciftdau de la sculpture, (piehpie pi'écieuse qu'en fùl la n)atiéi-e, étaient soumis à des procédés de coloration pluH ou moins parfaits. Les statues et Uîs bas-reliefs do marbi'O blane (jui dérroraient le tombeau de .Mausobî étaient [)eints. Les ornements des chapiteaux, les frontons, les c<;rniches, les bandeaux, les moulures, len cannelures d<;s colonnes, tout était peint. Plus tard, lorsqiu! les basiliqu«.'s chrétiennes eurent rcMnjjlacé les temples païens, les artistes byzantins, héritiers des traditions grecques, peignirent à l'envi les monuments sculptés des édifices religieux , et revêtirent des couleurs les plus diverses, des dorures et des bijoux les plus riches, les statues de la Sainte Vierge et des Saints. Il en fut de même au moyen Age, et puis, sous la Henaissance. Dans tous les édifices religieux et civils, les statues et les sculptures, quelles qu'elles fussent, étaient ornées de rehauts polychromes. Les couleurs employées n'étaient pas toujours bien brillantes ni appliquées avec beaucoup d'art; mais, nimporte !

malgré les phases de toute sorte qu'elle a dû treverser pour arriver jusqu'à nos jours, la sculpture, celle de nos églises surtout, n'en est pas moins restée en grande partie polychrome. Depuis quelques années, nonobstant la critique, et bien que le goût public y semble médiocrement favorable, on voit avec plaisir apparaître sur les autels de nos églises et de nos chapelles des statues, quelquefois d'un très-bon style, pour la décoration desquelles les artistes qui les ont peintes, se;nblent s'être inspirés des procédés de l'Ecole byzantine.

Polychromie, s. f. Etat d'un corps dont les parties offrent des nuances, des couleurs diverses ; Branche de la peinture qui consiste à revêtir, à orner de couleurs diverses les monuments de l'architecture et de la sculpture. Les peuples les plus anciens ont connu et pratiqué la polychromie, dont l'usage subsiste encore aujourd'hui. Voyez Polychrome.

Polyèdre, s. m. En Géométrie, Solide à plusieurs faces planes. Les polyèdres sont dits réguliers, lorsque toutes leurs faces sont des polygones réguliers égaux et que tous leurs angles solides sont égaux entre eux. Le tétraèdre, l'hexaèdre ou cube, l'octaèdre et l'icosaèdre sont des polyèdres réguliers. — Adject., Figure ' 'polyèdre. Angle polyèdre.

Polygonal, aie. adj, En Géométrie,

! qui présente plusieurs angles. Prisme : polygonal. Pyramide polygoTiale.

POL

Polygone. ,s. ///. \\n (iéomùtrie, Figure rtMinéc qui a plusiiMirs cùtés et plusieurs angles. Le li'iaugle, «jui a trois cùles, est le plus simple des polygones. — Vax Korlillcalion, Figure qui détermine la forme générale du ,traeé d'une plaee de guerre. — Dans les Kcoles d'artillerie, ( )n appelle Polygone^ l ne soile d'clahlissement ou l'on exerce les aitilleurs au tracé et ù la eonstruction des batteries, aux manœuvres et au tir du eauon et des autres armes à t'en de gi'ande portée. <)utre un terrain assez vaste pour les manœuvres d'ensemble, il comprend une butte on terre à plusieurs côtés et à plusieurs angles^ (|ui sert de point de n»ire aux projectiles, deux aidaids pour le tir à ricoeliet, et diveises constructions accessoires, le tout contenu dans un espace d'environ 1,200 nudres de long sur GOO nu'lres de lai'ge, entouré de baies, de barrières ou de palissades. — Kn Mécanique. Polygone funiculaire, Ligne brisée formée par une coi'de dont divers points sont sounùs à des tractions. = Adj., Nombres polygones. On apiielle ainsi en .\rilbméti(|ue, Les nombres formés par l'aildition successive des termes d'une progression arithmétique commen- ^'ant pur l'unité.

Polymnie. s. f. Nom de l'une des neuf Muscs, qui pi-csidait à la ])oésic lyri(}ue, à la rhétoi-ique et à la mimii|uc. On la représente le i)lus souvent dans une attitude méditative, vêtue de blanc, couronnée de fleurs ou de perles, avec des guirlandes de fleurs autour d'elle, la mnin droite en action pour haranguer, et dans la main gauche un sceptre ou un rouleau de papyrus.

Polystyle. adj. Qui a beaucoup de colonnes, dont le i)lafond est soutenu par beaucoup de colonnes. Salle, \{i\\\\)\i: polystyle.

Polytechnique, s. m. Qui concerne, qui embrasse plusieurs sciences, ,|)lusieursails. — École polytechnique, Kcole de l'Klat établie j\ Paris, et destinée à former des élèves pour l'arlillerio, le génie, les ponts et chaussées, les mines, le corps d'etal-major, la marine, le corps desingénieurs-hytlrographes, les poudres et salpéti'es, les lignes telegraphif[uos et l'administration des tabacs. Ou ne peut y être admis (|ue par voie de concours, et, pour être admis à concourir, il faut être Français, avoir IG ans révolus et moins de -20 ans.

Pomme, s.f. .Nom que Ion donne .\u fruit du pommier et, par analogie, a plU'

sieurs autres fiuits ol à divers objets de forme ronde ou sphéiique. — Kn .\i-<*bitecture et Sculptui-e, Pumtne de pin,^)\'\\iiment imité du cône ou fruit du pin, qu'on place dans les angles des plafonds de corniches ou au sonunrt des coupoles. — Kn Serrurerie, Rùlcdu en pomme, HAteau de serrure portant d«; petites sjila'ies au bout de ses tiges. — Ornement de bois ou de métal en forme de pomme ou de boule. Le haut et le bas des rampes d'escaliei* sont «juehjuefois ornes de pommes de cuivre. — Pomme d'arrosoir, Pièce I métallitiue évasée, ({uasi spherique, (jui termine le goulot d'un arrosoir, et qui est criblée de petits trous par ou leau se déverse en pluie.

I Pommelle, s. f. Plaque de plomb

I héniisplicriiiue et percée de petits trous,

I qu'on dispose à l'entrée d'une conduite

1 pour cmjtécher les ordures d'y pénétrer.

— Petits coins en bois de chêne que les

carriers metlent aux deux côtés des coins

de fer poui- forcei- la pierre à se détacher.

-- Voyez Paumelle.

Pommette, s. f. Ornement de bois ou de mêlai, en l'orme de petite pomme. — Kn Oonstruction, Petit ouvi-agc de serrurerie servant d'amortissement.

Pommier, .t. m. Cicnic d'arbres de la famille des rosacées, tribu des pomacées, très-répandu en Kurope, surtout dans les pays ou le cidre foi-me la boisson juincipale des habitants. La taille du pommier varie de 1 mètre à peine jusqu'à 10 mètres et au-delà. Son bois léger, doux et liant, quoi(jue moins dur et moins estime (jue celui du poii'ier, est uni, colore, susceptible d'un beau poli et, j)our cette cause, très-recherché des menuisiers, des ébénistes et des tourneurs.

Pomone. s. f. Divinité qui présidait aux fruits et aux jardins, épousa Vertumnc, (lieu de l'automne et i\Q9, vergers. On la représente ordinairement sous les traits d'une femme jeune et robu.ste, assise sur un grand panier plein de fleurs et de fruits, tenant de la main gauche quelques pommes, et de la droite un rameau ou une scr{)ctte. 11 existe au musée de Florence une statue de marbre antique» qui notis la montre couronnée de corymbes et de feuilles, marchant avec légèreté et soulevant des deux mains un pan de sa robe rempli 'le raisins et d'autres fruits.

Pompadour. adj. \ la mode soua M™« de Pompadour, maîtresse du roi Louis W. Style pompadour. Ornements pompadour. — Se dit Des objets daii

oxécutéH on Kranne, do 11 i'» à nO'i, d'nprôs Ips ^'oùts, les cipricps, l(»s irinpiralions de. la inai-([iiis(» t\i\ lV)rii|»a<l()iii-, ft (jui alVcM'lont parliculiri'oiTKint dos formoH (îonloiu'néos, une élôf^aiic.o inaniûréo, dos oouloiirs fraîolioH, mais tranchanlos, Sal()7ipompadour, Salon d/'oorô d(! tahl(;aiix, do draporiuH, do imou1)1os dans lo {^oûl pompadour.

Pompe, s. f. Appareil sompliiciix, soloniiol. — Pompe funèbre^ Se dit de L'appareil, de rcnscnn))lo des cérémonies aux({ueIlos ponvcnl donner lieu lo convoi d'un mort. Pompes funèbres, au plur., Administration chargée du soin de régler tout ce qui concerne les funérailles et le service des inhumations.

Pompe, s. f. En Mécanique, Machine propre à élever ou à refouler un liquide, et qui se compose principalement d'un cylindre creux, dit Cojys de pompe, d'un piston jouant à frottement dans le cylindre, et de deux soupapes qui s'ouvrent et se ferment alternativement par le mouvement du piston. Suivant le système qui a présidé à leur construction. Les pompes sont : aspirantes, foulantes, ou aspirantes ei foulantes. Dans les premières, le corps de pompe est fixé sur un tube, dit tuyau d'aspiration, qui plonge dans le liquide; au point de jonction de ces deux parties, ainsi que dans le piston, qui est foré, se trouve adaptée une soupape s'ouvrant de bas en haut pour donner passage au liquide, lequel, parvenu à son point culminant, s'échappe par un tuyau latéral fixé à la partie supérieure du corps de pompe. — Dans les secondes, le piston est plein ; le corps de pompe, qui est court et fermé à sa partie supérieure, plonge entièrement dans l'eau et se trouve en communication avec un tuyau latéral, dit tuyau d'ascension, au moyen d'une soupape au point de jonction et qui se meut de bas en haut. Une autre soupape, s'ouvrant aussi de bas en haut, et placée à la partie inférieure du corps de pompe, sert à établir ou à suspendre les communications de celui-ci avec l'eau du puisard ou réservoir. — Quant aux Pompes aspirantes et foulantes, qui, ainsi que leur nom l'indique, participent des deux précédentes, elles sont, en général, formées d'un corps de pompe muni d'un piston plein, et communiquant par sa partie inférieure, au moyen de deux soupapes, avec deux tuyaux, l'un dit à! aspiration, l'autre dit d'ascension.

La plupart des pompes se réfèrent à l'un ou l'autre de ces trois systèmes. La Pompe élévatoire, par exemple, d'un

usngo si ordinHire, ost une Himpio pompo

aspinintc, muriio d'un tuyau d'nfioftnfiion placé au-rjosHUK <lu corps de pompe, ol dont lo fonotionnomont est pou compliqué. Quand, arrivé a»i hns de sa coiirso, le piston rernonto, un vido se produit au-dessous d(; lui ; la sou[)apo [)lacéo dans l'épaisseur rlu piston se forme par reffet du poids do l'eau placée au-dessu» ; en mémo temps, par l'ofTet de l'excès de la pression atmosphéiiquo sur la pression intéiicuro, la soupape du tuyau d'aspiration se soulevé, et l'oau monte par ce tuyau dans le corps de pompe ; lorsque le piston redescend, la soupape d'aspiration se forme. L'eau soulève alors la soufiape du piston, passe dessus, puis s'échappe, quand le piston remonte à nouveau, par un déversoir placé à la partie supérieure du tuyau d'ascension. — La Po7?ipe à incendie, au contraire, est une pompe foulante présentant deux coi^ps de pompe accouplés, dont les pistons sont mis en mouvement par un balancier horizontal, manœuvré à chaque extrémité par quatre hommes. Le tout est placé dans une caisse ou bâche en bois que l'on a soin de maintenir pleine d'eau tant que dure la manœuvre. Tandis qu'un des pistons s'élève et aspire l'eau de la bâche, l'autre s'abaisse et la refoule dans un réservoir contenant une couche d'air, et au fond duquel vient s'ouvrir le tuyau d'ascension. Ce tuyau, qui est en cuir dans sa partie libre et se compose de plusieurs fragments pouvant se réunir entre eux par des anneaux à écrou et à vis qui permettent de l'allonger, se termine par un tube de cuivre ou lance d'un diamètre plus étroit, qu'un pompier dirige sur le foyer de l'incendie et d'où l'eau s'échappe en un jet puissant. L'air contenu dans le réservoir où passe d'abord l'eau refoulée par chaque coup de piston, a pour effet de rendre l'écoulement constant. Comprimé chaque fois que l'eau s'élève dans le réservoir, il réagit sur elle par son élasticité et la force à s'écouler pendant le •court instant où les pistons s'arrêtent en arrivant l'un au bas, l'autre au haut de sa course. Sans cette disposition, l'eau cessant d'être refoulée à chaque arrêt des pistons, l'écoulement serait intermittent. — Une pompe encore dont il est fait grand usage, est celle dont les vidangeurs se servent pour vider les fosses d'aisances. CeWe pompe, qui est aspirante et foulante, est munie, indépendamment du tuyau d'aspiration et du tuyau de refoulement qui conduit les matières dans un tonneau, d'un autre tuyau vertical qui s'élève du tonneau en se prolongeant jusqu'à la hau-

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