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se refuser à l'ordre de l'alcade. Arrivé à râtelier , on lui désigna une toile pour y travailler : Antolinez resta un jour devant le châssis, et ne fit rien que de très-mauvais. Ricci , examinant l'ouvrage, lui dit: « Vous voyez ce que c'est que de peindre des paravents » ; et puis s'adressant au plus jeune de l'atelier, « Vas laver cette toile qu Antolinez a gâtée » . Sans une mort prématurée , les défauts d'Autolinez , qu'il a si cruellement payés, n'auraient pas empêché qu'il ne devînt paysagiste d'un talent supérieur. Tous les amateurs recherchent avec intérêt ses productions. S.
ANTOLINEZ DE SARABIA ( François ) , paysagiste historien, après avoir étudié les lois à Séville, se dédia à la peinture dans l'école de Murillo, dont il suivit éminemment le goût et la couleur. Il vint à Madrid en 1672 , près de son oncle Antolinez , qu'il vit mourir dans ses bras, en 1676. Malgré son talent distingué dans l'art de la peinture, Antolinez voulait ne pas être peintre, et préférait passer pour homme de lettres, à reflet d'obtenir des places au barreau. Son extravagance ne lui permettaitpas de finir le temps qu'exigeait sa charge, et il revenait à Madrid avec de nouvelles prétentions. C'est là qu'en secret il peignait pour exister. Fatigué de prétendre, et la cour de justice encore plus de l'entendre, Antolinez revint à Séville où il exerça comme avocat et comme peintre. C'est alors qu'il fit tous ces petits tableaux que Ton rencontre chez tous les amateurs, et dont on peut voir quelques échantillons chez moi. On y trouve de la couleur, de l'invention , et surtout une extrême facilité. Avant perdu sa femme, il revint à Madrid en habit de clerc, avec le projet de se faire ordonner, ce qu'il ne put obtenir. Antolinez mourut en 1700, laissant des regrets aux vrais amis des arts , qui voyaient avec peine- le mauvais emploi qu'il avait fait des talons que la nature lui avait départis. S.