‹ Dictionnaire des peintres espagnolsChapitre 13 sur 72 · AR · texte numérisé non relu

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ANTONIO (Pierre), peintre d'histoire. Palomino dit qu'il ignore son nom de famille ; mais il peut bien s'appeler Antonio, comme c'est effectivement, car cette dénomination est très-commune en Espagne. Antonio naquit à Cordoue en 161 4, et fut élève d'Antoine del Caslilîo. A la mort de son maître, Antonio sut se concilier l'estime générale,, autant par ses talens que par ses manières. Sainte Rose de Lima , Saint Thomas d'Aquin et son tableau de la Conception, qui ornaient le couvent de Saint-Paul à Cordoue, ont placé cet artiste parmi les bons coloristes. — Antonio est mort à Cordoue en 1675. S.

ARAGON (Jean de) , peintre d'histoire , résidait à Grenade vers i58o, et fut un des professeurs distingués qui travaillèrent à orner le beau monastère de Saint-Jérôme que fonda le grand capitaine. S.

ARCO (Alphonse d'el), peintre d'histoire , de portraits et grand décorateur, communément appelé el Sordillo de Pereda, le Petit Sourd de Pereda, parce qu'il était sourd et élève d'Antoine Pereda; naquit à Madrid en i6a5. D'un âge assez avancé, il entra dans l'école de ce maître, y puisa le goût et la couleur, mais ne sut jamais dessiner. Cependant la ressemblance qu'il donnait aux portraits, et l'amabilité qu'il savait y répandre, lui donnèrent de la réputation ainsi que beaucoup d'ouvrage. Les occasions répétées qu'il eut de peindre les arcs de triomphe aux entrées des reines, les autels pour les canonisations, les mausolées pour les grands , lui donnèrent une facilité extraordinaire. Sa femme dirigeait l'atelier, et faisait faire le portrait en raison de l'argent que l'on donnait. Elle déterminait le plus ou moins de soin que porterait Alphonse à l'ouvrage qui alors était confié à des élevés. Gette marche adoptée par sa femme , est la source de tous ces tableaux qu'on rencontre à chaque pas, et qui tous ont le cachet d'Aï-

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