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AVÏLA ( Ferdinand ),. peintre d'histoire , peintre et sculpteur de Philippe II, fut élève de François de Comontes. Il fut nommé peintre du grand chapitre de Tolède, en i565. C'est alors qu'il conclut une grande quantité d'ouvrages qui l'ont rendu assez célèbre dans son temps -, mais sa réputation, tant en sculpture qu'en peinture, s'est éclipsée avec le temps. Il vivait encore en 1594. M.
AYALA ( Barnabe ), peintre d'histoire, naquit à Séville. Il étudiait avec succès sous François de Zurbaran; mais un voyage qu'il fit à Madrid, où il resta, détruisit l'espoir qu'on pouvait avoir qu'il parvînt un jour à égaler son maître. Cependant Ayala sut assez bien imiter Zurbaran dans les teintes et dans les draperies qu'il faisait , ainsi que ce dernier, d'après le mannequin. Nombre de ses ouvrages fournissent la preuve de cette assertion. Il est même impossible de ne pas y reconnaître le genre du maître. Ayala fut un de ceux qui fondèrent l'académie de Séville en 1660, en la soutenant de ses propres fonds , et en y concourant constamment jusques en 167 1 : comme il ne signa pas, ainsi que les autres souscripteurs, les statuts qui parurent en 1673, on présume qu'il est mort vers cette dernière année. Au surplus, on n'a aucun renseignement positif sur sa mort. Je puis indiquer quelques-uns de ses tableaux. S.
AYANZA ( Jérôme d' ) , amateur et chevalier de l'ordre d'Alcantara, résidait à Madrid vers 1620. Il fut cité pour son esprit autant que pour son instruction , et surtout pour l'intelligence pratique qu il avait dans l'art de peindre. M.
AYBAR XIMENES ( Pierre ), peintre d'histoire, parent et élève de François Ximenes , dont il imita le style. Ses ouvrages et particulièrement ceux qu'il laissa dans Calataiud, où il travaillait vers 1682, se distinguent par le dessin, la couleur et la composition. S.
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B AENÀ ( Pierre de ) , peintre d'histoire et de portrait , travaillait à Madrid vers 1670 , dans le couvent des Capucins de la Patience , où il a laissé des tableaux qui ne sont pas sans quelque mérite. — Il faisait assez bien le portrait. M.
BALLUERCA s'est distingué par un Christ de Burgos que l'on voyait à Madrid dans le couvent des religieuses de las Baronesas, et qu'il peignit en 1695. Ce peintre est comme beaucoup d'autres qui , n'ayant qu'un très-faible mérite, ne trouvent leur place ici que parce que c'est un dictionnaire *. M.
BARAMBIO (le frère Grégoire), religieux de la Merci, peintre d'histoire, ornait en i^38 son couvent de Burgos, et plusieurs autres, de tableaux religieux qu'il composait avec intelligence. Son plus grand mérite , cependant, est d'avoir eu pour élève le sculpteur Célédonius d'Arcé. M.
BARCO ( Alphonse d'el), paysagiste, naquit à Madrid en i645 , et fut élève de Joseph Antolinez. Jugeant lui-même qu'il faisait peu de progrès dans les tableaux d'histoire , il se dédia aux paysages , et sut répandre dans ce genre beaucoup de grâce , de fraîcheur et de délicatesse. Les amateurs recherchent toujours les ouvrages de Barco, qui mourut en 168 5. M.
BARCO (Garcia del, Jean Rodrigues d'el) , fresquistes, peintres castillans du i5e. siècle, avaient tant de mérite ,
* Je parle de Balluerca parce que ce dictionnaire devant, comme je l'ai déjà dit , servir à l'histoire de la peinture en Espagne , je dois, pour être aussi exact que possible , citer tous ceux qui se sont adonnés à cet art, et comme artistes distingués, et même comme amateurs de peu de mérite.
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que le duc d'Albe les chargea, en i^j6^ de peindre tous les corridors et galeries de son beau palais del Barco d 'Avïla, d'où ils ont pris leur surnom. — La condition était de peindre dans le genre mauresque , à l'instar de l'Alhambra de Grenade , de ia cathédrale de Cordoue , et de l'Alcazar de Séville , monumens célèbres de la grandeur des Maures. Mais , au lieu des caractères hiéroglyphiques que les Maures introduisaient dans leurs ornemens,les peintres espagnols des \f\*. et i5e. siècles plaçaient entre leurs feuillages des figurins , de petites têtes d'animaux enfantés par leur imagination , et c'est ainsi que nos Castillans peignirent le palais du duc d'Albe. M.
BARRANCO ( François ) , peintre de genre , vivait en Andalousie vers 1646. C'est là qu'on trouve assez communément de lui des bambochades , auxquelles il donnait de la couleur et de la vérité. S.
BARRERA ( Jacques de la ) , peintre d'histoire , peignit à Séville en les tableaux d'histoire sainte , et ceux qui décorent la porte du Pardon de la cathédrale. Cette sainte église possède encore plusieurs ouvrages de ce maitre , que l'on doit classer parmi les artistes du second rang. S.
BARRERA ( François ) , peintre d'histoire , fut l'un des plus ardens défenseurs de l'art de peindre. Lorsqu'en i6/\o on voulut faire payer aux artistes des droits de maîtrise , Barrera , peintre , sut plaider comme un grand •avocat , et parvint à faire affranchir ses confrères. Le -plaidoyer à l'aide duquel il gagna sa cause , est son plus beau tableau. M.
BARROSO (Michel), grand peintre d'histoire et fresquiste, naquit en i538, à Consuegra , petite ville de la Nouvelle-Castille , et fut élève, à Madrid , de l'illustre Becerra. Toute l'Espagne fut témoin de ses succès. A la mort de
son maître il se retira dans sa patrie, avec l'intention d'y approfondir l'étude de la nature, et de se perfectionner dans les autres talens qu'il possédait. Philippe IL le nomma son peintre le i5 novembre 1589, sous la condition de lui payer ses ouvrages à chaque livraison. La cédule qui le nommait portait aussi que c'était en raison de son mérite et de ses talens reconnus. Mais ce qui distingue le mieux l'artiste , c'est de voir le souverain le choisir pour peindre l'un des quatre angles du cloître des Evangélistes de l'Escurial , en concurrence avec Louis de Carbajal , Romulus Cincinnatus et Pérégrino Tibaldi. En effet Barroso peignit à l'huile l'Ascension, l'Arrivée du Saint-Esprit, l'Apparition de Jésus à ses disciples , et la Descente du Saint-Esprit lors de la prédication de saint Pierre , en dehors et en dedans des portes de l'oratoire qui lui fut désigné; ensuite il peignit à fresque les mêmes sujets sur les murailles du dehors. — On reconnaît dans ces compositions l'intelligence du professeur ; il pèche quelquefois par le manque de vigueur et la connaissance du clair-obscur ; mais sa couleur est celle de Frédéric Barroche, et ses formes celles du Corrège , quoique mieux dessinées et plus fermes *.
Ce grand artiste mourut à l'Escurial en i5go. Philippe II , apprenant sa mort , envoya de suite à sa veuve cent ducats d'or, pour qu'elle retournât sur-le-champ à sa maison de Madrid. La peinture ne suffisait pas au
* Quand je fis ouvrir à mon ami Lebrun les angles de l'Escurial , et qu'il en vint à celui dont Barroso avait e'té charge' : «■ Quel est donc cet élève du Corrège? je n'ai jamais rien vu qui approchât tant de la manière de ce grand peintre. » Et d'admirer, et d y revenir, et d'admirer encore! On peut voir à Paris une Inauguration de Saint-Dominique par cet illustre artiste.
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génie de Barroso; il étudiait constamment l'architecture, la perspective , les langues grecque , latine , plusieurs autres vivantes , et la musique charmait ses loisirs. Le plus grand éloge j au surplus , à faire de Barroso est de pouvoir dire qu'il eut pour intime ami l'illustre père Siguenza. M.
BASTARD ( voyez Bestard ).
BAUSA ( Grégoire ) , peintre d'histoire , naquit aussi à Majorque en iSgo, et fut élève à Valence de François Ribalta. Il sortit de cette école très-bon artiste, mais il resta fort loin de son maître. Il mourut en i656, après avoir laissé dans la plus grande partie des monastères de Valence , des preuves de son intelligence. Bausa se livra particulièrement à l'Histoire Sacrée. V.
BAYERO (Jean-Baptiste) , historien et fresquiste , né à Valence en 1664 , y travailla long-temps , et a laissé dans cette ville des tableaux et des fresques qui le mettent au rang des bons artistes. V.
BAYEU DE SUBIAS ( François ), peintre d'histoire, grand fresquiste, naquit à Sarragosse, le 9 mars 1734, où il apprit le latin et fit sa philosophie. Bayeu, dès l'âge de i5 ans, montra tant de dispositions pour la peinture , que ses parens le mirent chez Luxan , professeur distingué de Tarragone , qui lui-même avait étudié à Naples chez Mastroleo et avait été condisciple de Solimène. — Bayeu ne tarda pas à se faire connaître et à donner l'espoir de ce qu'il pourrait être un jour. Luxan , témoin de l'ardeur de son élève , lui laissa suivre le chemin que lui indiquait son penchant, mais sans permettre qu'il s'écartât des règles générales, et surtout du dessin. — L'académie de Saint- Fernand , donnant pour prix extraordinaire le sujet de Géryon sur cuivre , Bayeu envoya son tableau au sculpteur don Juan de Mena, qui le garda quelques jours dans soa