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dier. A la voix de Velasquez les portes des temples, des palais, sont ouvertes pour Murillo. — Les résultats prouvent ce que furent les études de cet artiste , et sa constance ainsi que son application , puisqu'il fut trois ans sans sortir ou de Madrid ou de l'Escurial. — De retour à Séville , en i645 , son arrivée ne fit aucune sensation *, car à peine on s'était occupé de son départ. Mais lorsque , Tannée suivante, on vit les tableaux qu'il avait peints pour le petit cloître de Saint-François, tous les artistes restèrent stupéfaits. Personne ne pouvait deviner qui lui avait appris un genre aussi inconnu que nouveau , et qui décelait tant le grand maître. C'est là sa seconde manière, qui se rapporte au génie de Velasquez. — Dans ces tableaux , qui lui firent tant d'honneur , Murillo venait de signaler les trois maîtres dont il avait étudié le style; car les anges qui s'offrent au saint en extase , dans l'une de ces compositions, retracent Ribera. Le superbe tableau de la Mort de Sainte Claire , par le profil des têtes , et par toutes les extrémités , qui sont d'une carnation des plus fraîches , semble une pure réminiscence de Wandjdt. Velasquez renaît tout entier dans la magnifique production de Saint Jacques avec les Pauvres. — A la suite de tant d'ouvrages y Murillo acquit une réputation supérieure à celle de tous jes peintres de Séville, et fut chargé d'une quantité prodigieuse d'occupations qui lui ouvrirent le chemin de la fortune. — Ce fut alors, soit par la facilité extraordinaire que lui donnèrent tant de travaux , soit par le désir de plaire encore plus au public , qu'il changea son style , un peu trop timide, en un autre plus vigoureux, rempli de franchise , et néanmoins tellement suave , qu'il enleva le suffrage de tous les amateurs. — Voilà la troisième manière qui lui mérita le litre de prince des coloristes. — C'est ainsi qu'en i655, il peignit le Saint Léandre et le Saint
Isidore . plus grands que le naturel , vêtus de leurs habits pontificaux*. — C'est en i656 qu'il fit son célèbre Saint Antoine de Padoue , que Ton voit dans la chapelle des fonts de baptême de Séville**. — En i665, il fit, aux frais du fervent chanoine don Justin Neve , et pour l'église Sainte-Marie-la-Blanche , les quatre tableaux qu'on a eu l'occasion de voira Paris, et qui l' élevèrent au premier rang — En 1667 et 1668 , Murillo dirigea les travaux de la salle capitulaire de la cathédrale. Il retoucha lui-même les hiéroglyphes qu'avait composés Paul de Cespedes , et, entre autres ouvrages , fit pour une coupole une superbe Conception **** . — Mais l'époque la plus glo-
* Saint Léandre est le portrait du licencié Alphonse de Herrera; et Saint Isidore, celui du licencié Jean Lopez de Talavan , que je cite pour la beauté de leurs traits.
** Le chapitre donna à Murillo , pour ce tableau , 10,000 réaux ; ce qui était une somme énorme relativement au temps , et relativement surtout au chapitre qui payait. Les connaisseurs regardent cet ouvrage comme un des meilleurs de Murillo, soit par l'harmonie et l'heureux contraste qu'on y retrouve en tout, soit par l'expression de la figure du saint , qui , à genoux , se dispose à recevoir , les mains ouvertes , l'Enfant Jésus descendant au milieu d'un foyer de lumière , soit pour i aérien qui en contourne tous les accessoires , ou pour l'heureuse indécision dans laquelle se perdent tous les épisodes de cette inimitable production.
Ai-je besoin de parler de ces ouvrages ? Ne répondirent-ils pas victorieusement à ces faux connaisseurs qui , pour déprécier Murillo , prétendent qu'il n'a rien que d'ignoble ?
*f Il avait faitcette Conception pour la coupole du monastère des Franciscains. Quand le tableau fut dans l'église, les révérens pères, effrayés des traits prononcés de la Vierge , prétendirent que Murillo se moquait d'eux, et ne voulurent pas le recevoir. L'artiste, sans rien observer , demande , avant de le remporter , qu'on lui permette seulement de le mettre un moment à sa place. Les religieux ne peuvent s'y refuser ; mais , au fur et mesure que la Conception s'élève , toutes les physionomies arrivant à cette aménité entraînante de Murillo , tout le couvent trouve la Vierge magnifique. Le peintre veut
reuse pour notre artiste fut depuis l'année 1670 jusqu'en 1680. — Il acheva en 1674 les grands tableaux de la Charité; parmi lesquels se trouvent la Sainte Elisabeth* et son Enfant Prodigue, l'un des chefs-d'œuvre sans contredit les plus classiques. Ce fut alors que Murillo se distingua comme naturaliste, comme coloriste, et comme un artiste versé de la manière la plus savante dans toutes les parties de l'art. Il sait faire admirer Tanatomie, les belles proportions, la noblesse des caractères, l'expression du sentiment, la composition, l'ordonnance, la perspective, les lois de l'optique , et surtout la philosophie avec laquelle il rend toutes les passions du cœur humain **. — A la suite de ces travaux , Murillo composa sa fameuse Conception, le Saint Pierre, l'Enfant Jésus donnant du pain aux pauvres. Ces trois morceaux, delà plus grande beauté, se voyaient dans l'hospice des Vénérables , dont son ami M. de Neve était le directeur , et dont il fit aussi le portrait***.— La Conception, dont je viens de parler, est le témoignage le plus authentique de la bonne manière de Murillo , de son goût délicat et de son intelligence, tant
la reprendre ; grands débats , et les amis de l'artiste arrangent cette affaire en faisant payer par les révérends une somme beaucoup plus forte que celle convenue.
* On a vu ce bel ouvrage au Musée. A-t-il aussi besoin d'éloges?
** Il reçut pour ces tableaux 78, 1 15 réaux (prés de 20,000 fr.) ; ce qui prouve la valeur que l'on donnait à ses productions , dans un temps où l'argent était à un taux très-élevé , et tous les besoins de la vie à un prix des plus médiocres , puisque la différence d'avec ce jour était peut-être de trois à un , et même plus.
***Dansle voyage que je fis avec M. Lebrun, je lui servais d'interprète. Il me chargea d'offrir pour ce seul morceau 30,000 fr. : on me refusa net. — « M. de Neve, tout en noir, est assis sur un fauteuil doctoral. Tout est obscur; la figure, les mains , une pendule sur une table, et un chien aux pieds de M. de Neve , reçoivent la lumière par une magie sans exemple. » Je puis faire voir un portrait du plus grand mérite , et dan* le genre de celui de M. de Neve.
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pour les contrastes que pour l'effet. Peut-être aussi trouverait-on peu de productions de l'école lombarde qui approchassent du mérite de cet ouvrage. — C'est aussi à cette époque que Murillo composa et termina pour le couvent des Capucins de Séville les vingt-trois tableaux qui faisaient de leur église l'un des plus beaux sanctuaires du monde : ces pieux catéchumènes ont emporté , dit-on , aux Amériques ces morceaux brillans , dont on ne peut définir le savoir. — Il fit aussi de très-belles choses pour le couvent de Saint-Augustin et pour beaucoup d'autres ordres. — Après avoir satisfait en partie à toutes les demandes qui l'accablaient, Murillo fut à Cadix peindre ses célèbres Fiançailles de Sainte Catherine, pour le grand autel des Capucins. Avant de terminer, il se blessa sur l'échafaudage , et il en résulta une indisposition si grave , qu'il passa le reste de sa vie dans des souffrances continuelles. Ses douleurs augmentant chaque jour, la mort vint l'enlever aux arts et aux artistes, le 3 avril 1682, à Séville , dont il ne sortit jamais que pour aller à Madrid *. — Ce grand homme mourut dans les bras de Pierre Nunes de Villa vicencio , chevalier de l'ordre de Saint- Jean, qui fut son ami intime , son élève de prédilection et l'un de ses meilleurs imitateurs avec Tobar **, — L'amabilité de MUr
* Le talent seul de Murillo a pu faire croire que cet habile artiste avait été visiter la terre classique des arts ; mais il est constant que jamais il ne fut plus loin que Madrid , où Velasquez , loin d'en être jaloux, comme la calomnie s'est plu à le répandre , employa les moyens les plus nobles , les plus généreux , en faveur de Murillo.
** Quelque temps avant sa mort, Murillo vivait très-prés de la paroisse Sainte-Croix, et très-souvent, depuis ses infirmités, il se faisait conduire dans cette église pour y prier. Il se mettait toujours devant la fameuse Descente de Croix de Pierre Campana , l'illustre Flamand. Le sacristain, voulant un jour fermer les portes plus tôt qu'à l'ordinaire, fj»t demander à Murillo pourquoi il restait si long-temps dans cette
riîlo répondait à la douceur et au style de ses compositions. Il fit preuve surtout des vertus les plus honorables. Les -jeunes gens accouraient de toutes parts, et briguaient l'avantage de travailler sous lui \ il les dirigeait avec une douceur sans égale, et , par les cheminsles plus faciles, les conduisait à l'imitation de la nature. — Pour eux Murillo se fit une occupation particulière de l'établissement d'une académie publique de dessin à Séville. A cet effet , il lutta contre la fierté de JeanValdesLeal, contre la jalousie d'Herrera le jeune, qui était son émule en talent et en mérite. Cependant il obtint par sa persévérance que tous les artistes concourussent avec lui à l'avancement des élèves. — Murillo fut le président ou directeur qui, le premier dans Séville, enseigna publiquement l'étude du modèle qu'il posait toujours lui-même, en se chargeant d'en expliquer les proportions et l'anatomie. — Il fut aussi le fondateur du style sévilien , qui , quoique défiguré , conserve encore des traces de son origine. Ce genre se compose d'une suavité sans mélange, qui classe son créateur parmi les plus grands naturalistes.il se distingue par un accord général dans les teintes , par des contours savamment conduits et plus sciemment perdus, par des jours heureusement ménagés , par des situations simples rendues avec! décorum , par des physionomies pleines de candeur , par des profils charmans, par des draperies largement arrondies , par le lumineux répandu dans la composition , et surtout par un colons qui n'a point d'imitateur. — Peu de
chapelle. « J'attends que ces pieux serviteurs aient fini de descendre Notre-Seigneur delà Croix , M repondit Murillo , qui par son testament voulut être enterré au pied de ce chef-d'œuvre. — On ne peut en effet se figurer le mérite de ce tableau , dont j'ai parlé à l'article Campafia , dans le Dictionnaire que je publie des Artistes étrangers qui ont orné l'Espagne de leurs travaux.
ES ioj peintres espagnols purent rivaliser Murillo dans les fleurs * ou dans les paysages**. Peut-être Jean de Marinas le surpasse dans l'exécution des navires, quoique Murillo se soit aussi exercé dans ce genre. — Vers le temps de son séjour à Cadix, il peignit son beau tableau de la Sainte Famille, dont parle Palomino , et qui faisait partie du majorât des ducs d'el Pedroso. — On ne peut se figurer au surplus le nombre d'ouvrages de Murillo sortis d'Espagne au temps de Philippe V, et ce qu'on y trouve encore -, car , malgré toutes les mutations qui ont eu lieu , les couvens , les églises , les paroisses , les palais de Séville, de Madrid, de Saint- Ildefonse, Cadix, Victoria, brillent des productions de cet artiste, dont l'Espagne se glorifie d'autant plus , qu'il n'a jamais été en Italie, et que c'est sur le sol natal qu'il a puisé ainsi qu'exécuté ses brillantes conceptions. — Parmi ses nombreux élèves, il faut distinguer Antolinez , Villavicencio, Tobar,Meneses Osorio, etc.
* On peut voir à Paris une belle guirlande de fleurs , dont il a fait une composition on ne peut plus aimable.
** Yriarte était un artiste distingue'. Murillo l'affectionnait particulièrement ; il faisait si bien les paysages que Murillo disait « Qu'il les faisait d'inspiration divine. » Aussi l'employait-il souvent pour exécuter cette partie; le coloriste, en retour, mettait dans les tableaux d* Yriarte des figures que ce dernier ne savait pas faire. Un jour "Yriarte , chargé de paysages, avec la condition que son ami y mettrait les figures, chacun des deux voulut que l'autre commençât; tous deux se piquèrent. Murillo fit de suite paysages , figures , et remit les tableaux à la personne qui avait établi les conditions. L'amateur fut tellement satisfait , qu'il enflamma l'imagination de Murillo , au point que celui-ci , dès ce moment , exécuta toutes les parties de ses compositions : et l'art y gagna infiniment; car ses paysages sont, ainsi que toutes ses œuvres, inappréciables. — Au moment de la rupture , il y avait un grand ouvrage , dont le paysage , par Yriarte , se trouvait presque terminé , et les figures , par Murillo , seulement ébauchées. Ce tableau resta donc ainsi, et laisse des regrets bien naturels aux amateurs. La maison âfi Santiago possède cette ébauche.
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ESTEBAN MURILLO (Gaspard ), fils de Barthélémy , qu'il eut l'ambition d'imiter , comme amateur , car son père le destinait à la carrière des lettres : aussi ne parle-t-on du fils que pour rendre un hommage de plus au père. Gaspard mourut le 2 mai 1709. S.
ESTRADA (Jean et Ignace ), peintres de genre et de perspective. Ces deux frères vécurent toujours ensemble : c'est la raison qui me fait ne pas séparer leurs articles. Ils naquirent à Badajoz , savoir : Jean le 3o août 17 17, et Ignace le 11 mars 1724* Leur père, qui exerçait aussi la peinture , leur en inspira le goût dès leurs plus tendres années. Il n'avait pas lui-même fait de très-grands progrès ; mais il eut cependant assez de discernement pour ne présenter à ses fils que de bons modèles. Ayant perdu la vue , il ne put continuer l'éducation de ses enfants. — - Jean, désirant faire faire l'opération de la cataracte à son père , le conduisit à Madrid, et entra chez Paul Pernicharo, ancien ami et condisciple de ce dernier. — C'est là que Jean commença à déployer ses talens dans la peinture , de façon qu'en moins de trois ans , qu'il travailla sous Pernicharo, il put retourner à Badajoz avec son père, à qui l'opération avait réussi. L'aîné fut à même de donner alors des soins à son jeune frère : tous deux travaillaient indistinctement à tout ce qui s'offrait; ce qui rend leurs ouvrages assez difficiles à distinguer. Jean , il est vrai , d'une invention tardive , se complaisait à copier la nature , quand Ignace , au contraire , ardent pour l'exécution , et reconnaissant que tous les arts doivent se lier , s'était nourri l'esprit et l'imagination par la lecture des bons ouvrages. Habile à établir des comparaisons sur les ouvrages des anciens, et joignant le précepte aux exemples qu'il avait sous les yeux, il résulta de ses études qu'il était versé dans les mathématiques , l'architecture , la per-
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spective et la sculpture 5 que c'était lui qui inventait , et Jean qui exécutait. Ignace , vivant en philosophe , n'aspirait à aucun honneur -, mais son frère , un peu plus mondain , reçut avec plaisir le titre d'académicien de Saint-Fernand en 1754, celui de membre de la société des beaux-arts de Séville en 1756, et fut très-reconnaissant envers l'évêque de Badajoz , don Manuel Perez Minaya , de ce qu'il l'avait nommé peintre de son diocèse , en 1775. Ignace mourut à Badajoz le 19 décembre 1790. Jean lui survécut jusqu'en juillet 1792. Ignace, se livrant à la sculpture et à l'architecture , avait tracé le monument des religieuses Carmélites Déchaussées de Madrid, et levé des plans pour plusieurs provinces d'Espagne. Il a terminé aussi quelques ouvrages en sculpture que j'aurai occasion de citer à son article. Les ouvrages publics que l'on attribue aux deux frères , sans distinction , sont particulièrement à Badajoz , à Frégenal et à Montijo. *S.
ETHENARD DE ABARGA (François-Antoine), amateur , peintre et graveur , naquit à Madrid , et eut pour père George Ethenard , Allemand, chevalier de Calatrava. Il servit Charles II comme capitaine des gardes , dans la compagnie allemande, que Philippe V réforma en 1701, conservant à Ethenard son grade et ses honoraires , en considération de son mérite. Ethenard, en effet, avait le génie de la composition, et exécutait fort bien. Il a gravé aussi les planches de deux ouvrages qu'il avait lui-même composés , savoir : Compendio de los fundamentos de la verdadera destreza ; filosofia de las armas , imprimé in- 4°. à Madrid, en 1675 ; El Diestro Italiano y Espagnol, imprimé in-4°. en 1697 à Madrid, où Ethenard mourut vers 1 7 10. M.
EXIMENO ( Joachim ) , peintre de nature morte , Y alencien , élève distingué d'Hyacinthe-Jérôme Espinosa ,
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qui lui donna une de ses filles , dont il eut, en 1674 ^ un fils appelé aussi Joachim Eximeno. Le fils égala le père dans Fart de peindre les natures mortes , quoiqu'elles n'approchassent cependant pas de la force de clair-obscur que Thomas Yepes , leur compatriote , donnait à ses tableaux du même genre. — On trouve chez tous les amateurs distingués des œuvres des deux Eximeno. Notre-Dame d'el Pilar de Valence possède quatre grandes compositions , qui font honneur à ces deux artistes. Le fils mourut à Valence en 17 54- Jfi*
EZQUERR A ( Dominique ) , peintre de portraits , et élève de Carreno , donna le jour à Ezquerra, dont l'article suit. M.
EZQUERRA ( Jérôme- Antoine ) , peintre de genre , élève de Palomino. L'église de Saint-Philippe-de-Néry possédait , de cet artiste , une collection de Saints à mi-corps , qu'on a recueillis au Rosaire. Les divers ouvrages qu'il avait faits au Retiro ont été conduits an palais de Buenavista; toutes ces compositions étaient d'une assez belle pâte. Ezquerra excellait dans les intérieurs 5 mais il fut assez grand connaisseur pour que le conseil de Castille lui concédât, en 1725 , la faculté de pouvoir taxer les peintures anciennes , droit que le même tribunal avait , par une cédule , conféré seulement à Antoine Palomino et à Jean Garcia de Miranda. M,
FACTOR (le béat Nicolas), peintre de Vierges, naquit à Valence le 29 juin i52o. Son père, quoique peu fortuné , le destina à l'étude des lettres et de la peinture. Il y fit de très-grands progrès , mais il en fit encore de plus grands dans l'exercice de la vertu. Il fut reçu Franciscain en 1537. L'année du noviciat passée, ayant rempli