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d'admiration tous les religieux , il prononça ses vœux. — Le père Christophe Moreno , le père Yillegas , et Joachim Company , archevêque de Valence , ont écrit la vie de ce saint homme, dont la conduite fut vraiment exemplaire. Par ses vertus il illustra Tordre qu'il avait choisi , et par ses talens la peinture , qu'il cultivait avec assez de succès , quoiqu'il eût promis davantage par ses premiers essais. Il est vrai qu'il se livrait tout entier aux occupations religieuses. On reconnaît , par ses ouvrages , qu'il avait étudié le dessin par des principes réfléchis : aussi dessinaitil vigoureusement ; mais il n'eut jamais de couleur. — Il peignit entre autres un Saint Michel triomphant, qui prouve une grande intelligence. Il se dédia , par esprit de dévotion, à peindre des Enfans Jésus et des Vierges. — Le béat Factor mourut le a3 septembre i583; le pape Pie VI en ordonna la canonisation en 1786, et en 1787 l'académie de Saint-Charles lit frapper, en l'honneur de ce bienheureux , une médaille avec son buste , les armes de la ville de Valence , et les attributs de la peinture d'un côté 5 et sur le revers, l'inscription suivante :
« A la solemne beatificacion
» D'el V. P. F. Nicolas Factor,
» Professor de pintura,
» De la real academia
» De San-Carlos de Valencia. »
Charles III reçut avec bienveillance l'hommage de cette médaille. V»
FALCO (Félix), amateur, peintre de genre, né chevalier à Valence , apprit à peindre avec son ami Hyacinthe-Jérôme Espinosa , et concourut avec lui aux leçons de l'académie, que tenaient alors les amateurs du pays. Faîco se distingua par son habileté et son intelligence , comme il conste par les archives de cette réunion d'ar-
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tistes. On voit avec plaisir les tableaux de Falco décorer les collections de Valence. V.
FALCO (Nicolas) , peintre d'histoire , vivait à Valence vers 1 5 1 5 , et peignit le grand maître autel de Notre-Damede-la-Sagesse , qui est dans l'université de cette ville. — Falco avait le goût des artistes de son temps \ qui surtout n'avaient pas encore voyagé en Italie. V-
FAXARDO ( Alphonse , Jean et Nicolas ) , frères nés à Séville. Tous trois concoururent aux études de l'académie publique , qu'ouvrirent les professeurs de ce temps , et tous les trois participèrent aux frais de l'établissement, depuis l'année 1666 jusqu'en 1672. On ne peut rien dire des ouvrages d'aucun d'eux. S.
FELIPPE II, FELIPPE III, FELIPPE IV. Voyez l'article respectif de ces souverains , qui , pour mieux illustrer les arts , les ont cultivés , à la lettre P, Philippe II, Philippe III, Philippe IV.
FEMENIA (Gabriel) , paysagiste, peintre majorquin , florissait à Palma au commencement du 18e. siècle. Il y laissa plusieurs ouvrages , tant particuliers que publics , qui lui acquirent la réputation du meilleur paysagiste de son temps. Il peignit entre autres le salon de la seigneurie de Genève. T^o/ezToFiîso, Description des îles Baléares. V.
FERNANDEZ ou HERNANDEZ (Alexis). Voyez Hernandez (Alexis).
FERNANDEZ ( Jacques ) , peintre d'histoire. Les archives de la cathédrale de Séville portent un ordre, en i535, de payer à cet artiste les peintures qu'il fit pour le maître autel ancien de la chapelle de Saint-Pierre. Ces tableaux tiennent entièrement à la manière et au style du temps , et ne sont pas sans mérite , quoique secs.$.
FERNANDEZ (François), peintre de portraits et d'histoire, élève de Vincent Carducho , naquit à Madrid
en i6o5. Ses grands progrès le firent bientôt choisir pour être l'un des artistes destinés à peindre tous les rois d'Espagne qui devaient orner le palais de Madrid. Plusieurs tableaux de lui , aussi conservés dans le couvent de la Victoria, prouvent, quoique maltraités, combien Fernandez savait dessiner. Il donnait l'espoir de devenir un assez bon peintre , lorsqu'un jour , ayant dîné avec son intime ami François de Varras , maître d'école , il s'éleva entre eux une dispute si vive , que Fernandez reçut de Varras un coup de poignard , dont il mourut surle-cliamp en 1646. Fernandcz fut le premier maître de Joseph Donoso , et fit une partie des eaux-fortes destinées aux Dialogues sur la Peinture , qu'écrivit et publia son maître Carducho à Madrid en i633. M.
FERNANDEZ (Louis), peintre d'histoire, né à Séville, où il se fit une grande réputation vers i58o. Herrera le vieux, Jean, Augustin d'el Castillo , et François Pacheco , l'eurent pour maître. Ce dernier élève assure que Fernandez se distingua particulièrement à peindre des serges 5 ce qui lui donna , comme à ses imitateurs , une grande facilité pour peindre ensuite à l'huile. On ne connaît pas ses ouvrages 5 mais on peut juger son genre, puisque pendant très-long-temps on a pris pour être de lui trois tableaux du monastère de Saint-Basile , et qui sont de Louis Zambrano. S. Voyez Zambrano.
FERNANDEZ (Louis) , peintre d'histoire et fresquiste, naquit à Madrid en 1596, fit honneur à son maître Eugène Caxes. Il le prouve par les tableaux qui sont dans le cloître de la Merci de la capitale , et qui représentent la Vie de saint Raimond. — Fernandez termina ces compositions en i6s5 , et suivit en tout le dessin , la couleur et le style de Caxes : il avait peint à fresque , à l'aquarelle et à l'huile, dans une chapelle de l'église de Sainte-Croix;
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mais un incendie dévora tout. Fernandez mourut à Madrid en i65/f. M.
FERNANDEZ (Louis) , peintre d'histoire, naquit à Madrid en 174$ > et mt un disciple très-distingué d'Antoine Gonzales Velasquez. Il concourut avec zèle à l'académie de Saint-Fernand , où il obtint, en 1766, le second prix de la première classe. Il mourut peu de temps après , et I on perdit avec lui l'espoir qu'on avait conçu de voir un grand peintre. M.
FERNANDEZ ( Manuel Santos ) , peintre d'histoire , né à Madrid au commencement du 18e. siècle, peignit en 17 19 le Saint François d'Assise et le Saint Antoine de Padoue , qui étaient au pont de Ségovie. Il fit encore un Saint Bruno, que l'on voyait dans l'hôtellerie du Paular ; il avait voulu rendre dans cet ouvrage la célèbre statue de Pereyra qui est à Madrid , et parvint à réussir. Fernandez était un élève d Ezquerra. M.
FERNANDEZ DE CASTRO (Antoine), peintre d'histoire , avait une prébende dans la cathédrale de Cordoue. Il manifesta son goût et son intelligence dans l'art de peindre , par deux tableaux qu'il fit pour la salle capitulaire de son église : dans l'un il représentait la Conception, et dans l'autre Saint Fernand. Il fit plusieurs autres compositions assez vastes. Le chapitre, sensible au mérite de Fernandez de Castro, qui l'avait illustré, fit mettre sur sa sépulture une épitaphe très-honorable le 22 avril 1739.*$.
FERNANDEZ DE GUADALUPE ( Pierre ) , peintre d'histoire et fresquiste, résidait à Séville au commencement du 16e. siècle, et travaillait à l'embellissement de la cathédrale. Il étoffa en 1^09 les vingt-deux statues de la coupole , et en i5io les cinq qui sont près de la cour des Orangers. — La Cène et les cinq statues en grisaille qu'il y a dans la même coupole sont aussi de lui. — Il fit en 1527
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le grand écusson pour le maître aulel principal , et l'autel antique de Saint-Paul dans la même cathédrale. On i çnore la mort de cet artiste. S .
FERNANDEZ DE LAREDO (Jean), peintre d'histoire et grand fresquiste , l'un des meilleurs peintres de son temps à l'aquarelle , dans Madrid , où il naquit en i63s. Il étudia sous François Rizzi , qu'il aida bientôt dans les ouvrages dont celui-ci fut chargé pour le Retiro. Ses talens lui méritèrent le titre de peintre du roi , sous Charles II, le ^4 janvier 1687 ; son maître Rizzi étant mort, il le remplaça dans la direction des ouvrages pour le théâtre du Retiro , tant il avait d'intelligence pour la perspective. Il peignit plusieurs monumens pour diverses églises de Madrid , où il mourut d'une manière très-malheureuse en 1695. M.
FERNANDEZ NAV ARRETE EL MUDO (Jean), grand peintre d'histoire, naquit à Logrono vers i526. Il ne vint au monde ni sourd ni muet, comme le dit le célèbre père Siguenza ; car un manuscrit très-curieux , relatif au testament de ce grand homme, prouve qu'une infirmité très-grave , qu'il eut à l'âge de 3 ans , lui fit perdre le sens de F ouïe d une telle manière que , ne pouvant rien entendre , il ne put rien apprendre. — De trèsbonne heure il manifesta son inclination pour la peinture , car dès son plus bas âge il copiait tout ce qu'il voyait avec du charbon ; c'est ce qui engagea son père à le mener au monastère de l'Etoile , ordre de Saint-Jérôme , peu distant de Logrono , pour que , selon le père Siguenza que je vais copier , « il apprît quelque chose d'un religieux qui était un peu versé dans l'art de peindre , et qui s'appelait le frère Vincent. Ce bon père , qui savait bien le peu qu'il savait , reconnut dans Fernandez de grands moyens , et engagea ses parehs à l'envoyer de suite en
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Italie. En effet, continue le père Siguenza, « Fernandez fut à Rome , à Florence , à Venise , à Milan , à Naples , et vit tout ce qu'il y avait de mieux. Il travailla sous le Titien et sous d'autres maîtres renommés de ce temps- On ne saurait dire s'il fit alors de lui-même quelque chose d'important ; mais ce qu'il y a de sûr , c'est que Peregrino Tibaldi , avec qui il avait été lié en Italie , voyant à TEscurial les productions de Navarrete , disait qu'il n'avait jamais rien fait de pareil ». — Il est cependant un fait qui prouve qu'à cette époque déjà Fernandez jouissait en Italie de quelque réputation , puisque c'est alors que Philippe II le fit appeler pour travailler à l'Escurial. Fernandez en effet vint à Madrid , et le 6 mars i5C8 le roi le nomma son peintre. C'est dans cette circonstance que , pour preuve de son habileté , Fernandez présenta à S. M. un petit tableau du Baptême de Notre - Seigneur , qui plut beaucoup au roi. — Le père Siguenza , continuant de parler, dit : « La première chose que peignit Fernandez fut quelques Prophètes en blanc et noir ; il fit ensuite plusieurs ouvrages, entre autres un Christ delà plus grande taille , qui plut tellement au roi que S. M., par une cédule du i5 août i55p, ordonna qu'on le mît dans une chapelle de Ségovie *, quoique Fernandez fût à Logrono pour sa santé , le roi lui fit payer ses honoraires comme s'il était présent, et les lui fit continuer jusqu'à son parfait rétablissement». — Fernandez vint à l'Escurial en 1 5^ i 5 il apporta son Assomption , le Martyre de Saint Jacques , que l'on a vus au Musée , et pour lesquels on le paya largement.— Navarrete , examinant son Assomption , voulait^ la détruire , sous le prétexte qu'elle était trop resserrée par les anges ; mais le roi lui ordonna de la laisser telle qu'elle était. Sa mère , qui était très-belle femme , lui servit de modèle pour la Vierge, et son père pour l'un