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paysagistes de toutes les écoles. L'illustre Velasquez, chevalier, un des premiers personnages de la cour, et le plus connaisseur en Fart de peindre, fit un tel cas du mérite et des vertus de Mazo, qu'il donna sa fille à l'artiste, qui n'avait d'autre fortune que sa palette. — A la mort de son beau-père ,Mazo fut nommé peintre de Philippe IV le 19 avril 1 661. Il mourut à Madrid le 10 février 1687, laissant un nom des plus justement célèbres dans le genre qu'il avait adopté. Il faisait aussi de charmantes aquarelles. V.
MEDINA ( André de ) , peintre et graveur , élève de Jean del Castillo, à Sé ville , où il laissa , vers i663 , divers ouvrages assez bien dessinés, mais secs et durs. Voyez son article Graveur.
MEDINA (Moïse-Casimir), peintre de portraits, naquit à Saint-Philippe en 167 1. A la mort de sa femme il obtint un bénéfice , et se fit ordonner 5 il résidait à Valence , où le secours des estampes et des dessins des autres professeurs lui fit acquérir le nom de bon peintre. C'est avec cette honorable qualification que sans trop la mériter , il mourut dans la même ville en 1743. — Il a fait le portrait du père Gabriel Barbastro, prieur de la Merci , et de quelques autres religieux du même ordre. V.
MEDINA (Louis de), fresquiste, l'un des trois désignés pour peindre le théâtre de l'université D'Alcala. Il était tellement renommé dans Tolède pour peindre en détrempe et à fresque , que le chapitre le chargea de beaucoup d'ouvrages. Il paraît qu'il travailla au cloître en 1498 : mais , ce qu'il y a de sûr, c'est qu'en i5o8 il fut employé avec Jacques Lopez , et Alphonse Sanchez , pour tout le salon d'hiver , ainsi que pour la grande salle du chapitre , et que Jean de Bourgogne taxa leur ouvrage qui s'éleva à un prix considérable. M.
ME 2o5 MEDINA VALBUENA (Pierre de), fresquiste et décorateur , peintre très en crédit à Séville \ au milieu du 17e. siècle, fut l'un des fondateurs , et premier majordome en 1660, de l'académie de cette ville : il en fut président en 1667 en 1671 et consul en i6^4- S est facile de concevoir que ces nominations ne tombaient que sur les personnages les plus aptes à conduire un établissement aussi important. Medina restaura en 1667 et 1668 le grand monument de la cathédrale , et dirigea tous les ornemens de l'autel de Saint-Antoine de Padoue 5 où sont les fonts de baptême. C'est là qu'on a mis le chef-d'œuvre de Murillo , dont Medina était l'intime ami , et le compagnon inséparable. — Notre artiste eut une extrême facilité pour les aquarelles , et fut chargé en i6^3 et 1674 de peindre beaucoup de flammes pour les navires et galions de l'escadre royale destinée aux voyages d'Amérique. S.
MELGAREJQ ( le père Jérôme ) , peintre d'histoire j religieux de l'ordre de Saint- Augustin , habitait son couvent de Grenade , au milieu du 17e. siècle. C'est alors qu'il a fait pour son monastère un Saint Etienne , un Saint Laurent et une Procession, dans laquelle quatre religieux portent les reliques de Saint Augustin. Ce dernier a près de dix pieds de large. Il prouve que Melgarejo composait bien , et de plus était assez bon coloriste. S.
MENENDEZ ( François-A ntoine ) , peintre de portraits et de genre, naquit à Oviédo en 1682. Ses parens l'envoyèrent à Madrid près de son frère Michel , qui , apprenant lui-même la peinture , put donner quelques légers principes à son cadet. Mais comme il s'offrit une occasion d'envoyer Menendez en Italie, notre jeune artiste partit