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de Madrid en 1699. Après avoir vu Gênes, Milan, Venise , Rome et Naples , il se trouva dans cette dernière ville sans aucun protecteur , et réduit h une telle extrémité, que pour vivre il s*engagea, l'an 1700, dans l'infanterie espagnole. Il remplissait les devoirs de son état ; mais tous ses momens libres étaient consacrés à dessiner , à peindre , à visiter les artistes , à suivre les académies , ce qui lui fit obtenir de tres-heureux résultats dans l'art de peindre. Il avait su de même se concilier l'estime générale; mais les révolutions et l'abandon de ce royaume l'obligèrent de laisser Naples et de se transporter à Rome , où il suivit ses études avec tranquillité. — Voulant revenir en Espagne , il abandonna le bien de sa femme , et la conduisit avec ses enfans à Madrid , où il arriva le 19 octobre 17 17 , et se mit à faire la miniature. Mais ce qui lui fait le plus d'honneur, c'est sa représentation * vigoureuse en même temps que discrète , au roi , sur la nécessité d* établir une académie de dessin , de peinture , de sculpture et d'architecture. Cet ouvrage respire l'amour de la patrie : la candeur et la délicatesse le lui dictèrent en 1726. Ménendez ne vit pas de suite ses efforts couronnés ; mais en T744 on ouvrit un atelier de dessin dans la maison de la Panaderia, que lui-même avait signalée dans son ouvrage. Il fut directeur de cette académie primitive , qui servit de base à celle de Saint -Fernand , pour laquelle il avait tant travaillé. La mort l'empêcha de voir
* En voici le titre : Représentation au roi, à l'effet démettre sous les yeux de S. M. les avantages que I on peut tirer de rétablissement d'une académie des arts , du dessin , de la peinture , de la sculpture et de l'architecture, à l'instar de celles de Rome et d'autres grandes villes d'Italie, do France et de Flandres • le lustre cpii doit en rejaillir sur la ville de Madrid , et l'honneur qui doit en résulter pour la nation espagnole.
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le succès de son ouvrage ; mais c'est toujours à Menendez que l'on doit cet établissement honorable. — Il sut inculquer à ses trois fils les bons principes qu'il avait apportés d'Italie. Un de ses plus célèbres ouvrages est celui qui représente la Tempête qu'il essuya avec sa famille , à son retour d'Italie , et dont il a rendu les effets avec une vérité des plus frappantes. On a transporté ce beau tableau, d'Atocha au Rosaire de Madrid. M.
MENENDEZ ( Michel-Hyacinthe ) , peintre d'histoire, frère ainé de François - Antoine Menendez , naquit à Oviédo en 1679, et apprit l'art à Madrid, où il fit de grands progrès , autant dans le dessin que dans la figure , l'invention et la couleur. Philippe IV le nomma son peintre en 17 12, en remplacement de Manuel de Castro, qui venait de mourir. — Il a fait , pour les Carmes-Chaussés de Madrid , deux tableaux sur la Vie du prophète Elie } pour les Récollets , une Madeleine , et pour Saint-Gilles , un des Apôtres. — André de la Calleja, comme on peut le voir à son article , fut chargé de terminer , à la mort de Menendez , les ébauches que ce dernier avait tracées pour l'église de Saint-Philippe-le-Royal. Menendez inventa et donna une estampe , gravée par Jean-Barnabé Palomino , qui représente avec assez de talent Saint Isidore vêtu en pontife. Il est à cheval, exterminant les Maures. M.
MENESES OSORIO ( François) , peintre d'histoire , l'élève de Murillo qui le mieux approcha de son faire , et des grâces de sa couleur. C'est au point qu'il faut être exercé dans le style du grand maître pour ne pas se tromper sur quelques productions de ce disciple , surtout sur un tableau d'Enfans , qui paraît un vrai Murillo. Meneses se lia d'une étroite amitié avec Jean Garzon 5 ils travaillèrent ensemble. Meneses, majordôme de l'académie de
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Séville depuis 1668 jusqu'en 1669 , lui présenta une Conception qui fut reçue avec enthousiasme et placée de suite dans le salon d'assemblées. — Il vécut à Séville jusqu'au commencement du 18e. siècle , et mourut dans cette ville , où ses ouvrages l'emportent sur tous ceux des nombreux élèves de Murillo. Il a laissé encore, entre autres beaux tableaux , pour l'église de Saint-Martin de Madrid , un Élie fortifié par l'Ange dans le désert , et pour la Congrégation de Séville , un Saint Philippc-de-Neri adorant la Vierge. Mais l'ouvrage qui fait le plus d'honneur à Meneses , est le célèbre tableau du grand maître autel des Capucins de Cadix , que Murillo ne put achever , et que notre artiste sut terminer à la satisfaction de tous les amateurs ainsi que de tous les partisans de Murillo , que les arts venaient de perdre. S»
MERA ( Joseph de ) , peintre d'histoire , né à Villanueva de la Serena , et élève de Barnabe d'Ayala de Séville , où il mourut en 1734, savait parfaitement préparer les masses , avait une belle couleur 5 mais il était trop maniéré , et peignait sans beaucoup de correction. S.
MESA ( Alphonse de ) , peintre d'histoire , naquit à Madrid en 1628 , où il mourut en 1668. Quoiqu'il fût élève d'Alphonse Cano , il ne l'imita que dans les teintes , et ne s'occupa que très-peu du dessin , ainsi que l'on peut le vérifier par les tableaux de Saint François qu'il fit pour le couvent de cet ordre à Madrid , et que l'on transporta ensuite à Guadalaxara. — Il fit aussi , pour l'église de Saint-Sébastien, un Saint Antoine abbé, qui a les mêmes avantages et les mêmes défauts. M.
MESA ( Barthélemi de ) , fresquiste , peignit en 1 5 1 1 cinq Prophètes pour la coupole de la cathédrale de Séville , et dora la salle des Ténèbres. Le chapitre lui paya pour ces ouvrages des sommes considérables. <S.