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POSADAS ( le frère Michel ) , peintre d'histoire , naquit dans le royaume d'Aragon en 1711 , prit l'habit chez les Dominicains de Segorhe à trente-un ans , passa le noviciat dans le couvent de Saint-Dominique de Valence , et peignit pour ce monastère sa belle \ ierge de Consolation. — Il revint à Segorbe , et fit pour la cathédrale un Saint Jean INepomucène , ainsi qu'un Saint Joseph et un Saint Blas. 11 mourut dans son couvent le 26 août
POZO (Pierre), peintre d'histoire, né à Lucena \ et descendant de l'école qu'y établit Barnabé Xi menés de Illescas. Lorsqu'il revint de Rome , malgré que Pozo eût étudié à Séville sous Louis Cancino , le roi approuvant l'établissement d'une école de dessin dans cette ville , on en nomma Pozo directeur principal-, son intelligence cependant ne correspondait pas à un tel emploi, qu'il remplit aussi bien qu'il lui fut possible. Il eut un fils , meilleur peintre que lui. Jeune encore , cet élève fut d'une expédition autour du monde , et est resté aux Amériques. S.
PRADO (Blas d'el), peintre d'histoire et de fleurs , naquit à Tolède , et fut , à ce qu'il paraît , disciple de François de Comontes , peintre de la cathédrale de cette ville. Antoine Palomino , et plusieurs autres écrivains d'un mérite distingué , rendent compte du séjour que fît Blas d'el Prado au royaume de Maroc. Ce fut lui que Philippe II choisit pour l'envoyer dans ce pays , dont l'empereur lui avait demandé un habile professeur , à . l'effet de le charger de différens embellissemens dans ses palais. — L'Africain reçut l'Espagnol avec tous les égards possibles , et lui fit de grands cadeaux en récompense du portrait des princesses dont Prado avait atteint la plus exacte ressemblance. Après être resté quelque temps à Maroc , Prado revint en Espagne très-riche , portant le