SO
chitectes espagnols : il avait même gravé déjà plusieurs planehes , et Ton attendait la publieation de cet ouvrage , lorsqu'à sa mort , arrivée le 25 septembre 1684 , le manuscrit disparut sans que jamais on ait pu savoir ce qu'il était devenu. — Les livres , les estampes , et les dessins deSolis se vendirent 6000 ducats d'or. On doit convenir cependant que Solis déjà riche , loin de s'occuper de sa réputation , s'occupa seulement d'augmenter sa fortune ; et qu'il sacrifia tout à un coloris mensonger, qui lui amenait toutes les petites maîtresses espagnoles. Toutes voulurent avoir de lui des Conceptions qui pouvaient alors briller , mais qui sont toutes devenues blafardes. De-là celte immense quantité de Vierges de notre artiste. M.
SORDILLO DE PEREDA(EL). Voyez Arco (Alonso d'el ).
SOTO ( Jean de ) , peintre d'histoire et fresquiste , naturel de Madrid, fut un des plus savans élèves de Barthélemi Carducho, qu'il aida dans beaucoup d'ouvrages. Quoique très-jeune encore , il fut choisi parmi les grands professeurs de son temps pour peindre à fresque le cabinet de toilette de la reine au palais du Pardo. Il fit à l'huile d'autres ouvrages qui le mirent en grand crédit. Soto donnait les plus brillantes espérances , lorsqu'il mourut à Madrid, en 1620, à 28 ans. Dans ses oeuvres on retrouve tout-à-fait son maître pour la correction , pour les brillans contours d'un dessin pur, et pour l'harmonie des couleurs. M.
SOTO (don Laurent), peintre de genre et paysagiste, naquit à Madrid en 1 634- Ses parens jugeant de bonne heure son penchant pour la peinture , le mirent à l'école de Benoît Manuel de Aguero. Soto sut imiter son maître dans les paysages , qu'il rendait avec vérité, en y ajoutant avec esprit des épisodes historiques. Il ne se livra point
su 559
seulement à ce genre, mais il fit aussi de très-grands tableaux , comme le prouve la Sainte Rosalie , qui , de l'église d'Atoclia est venue au Rosaire de Madrid. — Quand Soto jouissait d'une réputation que lui avait donnée son talent , on vint à susciter un procès au corps des peintres ; on voulait l'imposer à des contributions d'argent, et à fournir un soldat. Soto, piqué de cette offense , abandonna palette et pinceaux, et sollicita de l'emploi qu'il obtint dans les rentes. — Ce ne fut qu'à 5o ans passés, que, de retour à Madrid, le goût de la peinture lui revint, maii le talent du jeune âge avait disparu. Aussi, réduit à la dernière misère , vendait-il ses ouvrages aux portes de Guadalaxara , et sur la place du palais de Madrid , où il mourut en 1688. M*
SOTOMAYOR (Louisde) , naquit à Valence en i635. Il y fut élève d'Etienne Mardi, le peintre des batailles. Ne pouvant supporter la rudesse et l'extravagance de son maître , il vint à Madrid à l'école de Jean Carreno. Se trouvant assez habile , il revint dans sa patrie , et s'y fit un nom par un goût pur , une belle couleur et surtout un beau talent pour la composition. Il composa pour les Augustines de Saint-Christophe ce Saint Titulaire , et un Saint Augustin au milieu de Jésus et de la Vierge : pour les Carmélites Chaussés , deux grands tableaux représentant l'histoire de la découverte d'une Vierge. Sotomavor revint de nouveau dans Madrid, où il mourut en 1673, à 38 ans, regretté des professeurs, qui virent déçues les justes espérances que ce laborieux jeune homme donnait d'être un très-grand peintre. V.
SUAREZ ou JUAREZ (Laurent) , peintre d'histoire, condisciple de Christophe d'Acebedos, avec qui il peignit plusieurs ouvrages dans la ville de Murcie , sa patrie, savoir : un Saint Martyr de Saint Angelo pour les Carmes