XI
et élève d'Alvar Perez de Villoldo , résidait à Tolède au commencement du 16e. siècle : il devait être considéré comme un bon peintre puisqu'en i5o8 le chapitre delà cathédrale le chargea de l'exécution de plusieurs tableaux pour la chapelle Arabe. Il commença et termina ce bel et rare ouvrage en 1 5 1 o , avec Amberes et Jean de Bourgogne. Villoldo fut, en i547, cnargé par l'évêque de Plaisance de lui peindre une chapelle que Son Eminence venait d'ériger à Madrid, et notre artiste sut mériter la satisfaction du prélat. Il est bon d'observer que la composition dont je viens de parler, et qui est encore bien conservée, était une entreprise assez considérable. La chapelle avait cinq espaces qui devaient chacune contenir neuf tableaux : Villoldo sut y représenter, avec une imagination? assez féconde, l'Histoire d'Adam, la Mort d'Abel , l'Entrée dans Jérusalem , la Cène, la Prise du Seigneur, le Christ à la Colonne, la Résurrection du Lazare , le Calvaire, le Christ descendu, le Sépulcre , etc. Dans cette large composition on admire le dessin et toute la noblesse que peut comporter le goût antique. — On ignore le temps et le
lieu de la mort de Villoldo, qui doit être considéré comme
un des grands artistes espagnols. M.
vS&fj (le père Cristophe), peintre de portraits et Franciscain, mourut à la fin du 17e. siècle à Madrid où il résidait en qualité de commissaire général des Indes. Tous les Saints de son ordre que l'on voit dans le couvent de Saint- François à Cordoue, sont du père Viso , et prouvent assez
de talent. M.
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XIMENÈS (François ) , peintre d'histoire et fresquiste , né à Tarragone en Aragon, en 1^98, se livra dans cette ville à l'étude de la peinture ; et jaloux de faire de plus
XI 397 grands progrès , partit pour Rome où il resta nombre d'années. Après y avoir acquis une grande pratique, il revint ensuite dans sa patrie , et plut à tout le monde par sa couleur ; alors on le chargea d'exécuter les deux grands tableaux qui sont dans la chapelle de Saint-Pierre d' Arbues , de la cathédrale de laSeu. Le chapitre de la cathédrale de Teruel lui demanda une Adoration des Rois d'après la magnifique de Rubens , qui orne le palais de Madrid. — Il paraît cependant que Ximenès ne composa ce tableau que sur une gravure : ce qu'il y a de certain c'est que ce bel ouvrage fit mourir Antoine Bisquert , inconsolable de n'en avoir pas été chargé par le chapitre de la cathédrale de Teruel. — Ximenès mourut à Tarragone, en 1666, pour avoir mis trop d'ardeur à terminer un tableau de beaucoup de détails , et laissa , par son testament , une rente pour les jeunes élèves , fils de peintres , ainsi qu'une autre pour marier des orphelines, filles d'artistes. — Ximenès eut un faire très-large , mais peu de dessin. Il travailla beaucoup en détrempe et à fresque; la majeure partie de ses ouvrages périt par le temps et par la destruction des édifices qu'ils ornaient. V*
XIMENÈS (François-Michel), peintre d'histoire et de genre, né à Séville, fut élève de Dominique Martinez , où l'on suivait la mauvaise méthode de composer et dépeindre d'après les estampes, plutôt que d'inventer et de dessiner avec correction. — Ximenès avait quelques principes d'architecture et de perspective. Martinez se servit de son élève pour quelques-uns de ses ouvrages dans la cathédrale de Séville. Il l'employa pareillement au cloître principal du grand monastère de Saint-François , où il ne peignit cependant que des accessoires. — La décadence de la peinture , à cette époque , empêcha François Ximenès de faire des progrès : car , occupé toujours de peindre des