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objets de peu d'importance, il ne put développer ses connaissances. Lors de la formation à Séville par des artistes de l'école de dessin , Xi menés fut chargé de suivre les études des jeunes gens-, il se prêta à ce ministère avec infiniment de zèle, et quand S. M. dota l'établissement, il en fut nommé secrétaire sous-directeur , ensuite directeur, après le décès de don Juan d'Espinal , et continua jusqu'à sa mort, qui eut lieu en 1792. — Les deux tableaux historiés de l'église de Saint-Philippe-de-Néri de Séville sont de lui : il se peignit dans l'un d'eux. — Ximenès travailla beaucoup pour les temples et les particuliers. S.
XIMENÈS (Michel), travaillait à Madrid au milieu du 17e. siècle. Palomino, sans signaler les ouvrages de cet artiste, dit qu'ils servent de panégyrique à son mérite et à son habileté. M.
XIMENÈS ANGEL( Joseph), peintre d'histoire et de fresques, élève d'Antoine Rubio à Tolède, eut le 4 junl i6g5 la place de peintre de la cathédrale de cette ville , à la mort de Claude Coello. Ximenès fit les fresques d'une partie de l'ermitage de Fonseca dans l'archevêché de Tolède , et sut y représenter avec succès quelques passages de la vie de la Vierge. 11 a fait aussi, en 1692, un Saint Antoine, abbé, que l'on voit dans la paroisse de Saint- Barthélemi de Tolède , et plusieurs autres tableaux sur l'Histoire Sacrée. M.
XIMENEZ DONOSO (Joseph), peintre d'histoire, de fresques et architecte, naquit dans la ville de Consuegra en 1628 , où son père, Antoine Ximenez, lui enseigna les élémens de la peinture. Il vint ensuite à Madrid, à l'école de François Fernandez; mais ayant perdu bientôt ce maître , Ximenez fut à Rome — Il assista , pendant sept ans, aux académies de cette capitale des arts. Mais s'étant dédié particulièrement à l'architecture et à la perspective ,
il ne s'occupa que très-peu de dessiner l'antique et de copier les grands maîtres. — Les sept années expirées, il revint à Madrid avec plus de présomption que de talent, n'ayant de mérite réel que dans la peinture à fresque , et possédant les règles générales de la perspective suivant le mauvais goût d'architecture qui venait de s'introduire à Rome ; c'est ce qu'il apporta et propagea dans la capitale d'Espagne. — Il n'avait que très-peu de pratique pour la peinture à l'huile, car il fut obligé de s'exercer quelque temps en ce genre sous Jean Carreno. — Ximenez fut ensuite à Valence , où il peignit deux grands tableaux pour l'église des Mercenaires. Il fut aussi à Ségorbe peindre le grand autel de la Chartreuse de Val de Christo , où il représenta sur les côtés Saint Jean-Baptiste et Saint Bruno 5 dessous , l'Adoration des Rois , et la Prière au Jardin des Olives ; au milieu , Notre-Dame , entourée de beaucoup de saints. — De retour à Madrid , il contracta une étroite amitié avec Claude Coello. Tous deux se lièrent d'intérêt , et travaillèrent ensemble à toutes les fresques publiques dont ils furent chargés, comme on peut le voir à l'article de Coello. — En 1673 et 167 4 ils peignirent la grande pièce du vestiaire de la cathédrale de Tolède. Donoso fit cependant seul un assez beau tableau de Saint Pierre d' Alcantara. Il restaura le maître autel de Saint-Gines qu'avait peint François Rizi, ce qui indisposa tous les professeurs contre Donoso. — Il peignit aussi le grand autel de Saint-Philippe-Néri , celui de la paroisse de Saint- Julien que l'incendie de 1720 dévora entièrement. — Il fut nommé peintre du chapitre de Tolède, le 1 4 août i685, en remplacement de François Rizi qui était mort depuis 1 653. Il fit beaucoup de fabriques , comme on le voit à son article du Dictionnaire des Architectes , et mourut à la suite d'une attaque d'apoplexie, qu'il eut en peignant à
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fresque la chapelle des marquis de Canillejas , dans l'église de Saint-Louis à Madrid. Sa mort arriva le i4 septembre 1690. — Donoso entra dans la carrière sous Fernandez , qui était un peintre correct et assez instruit; mais, quand Donoso aurait dû se fortifier à Rome par l'étude des bons modèles de l'antique et par l'examen des ouvrages des grands maîtres , il préféra , suivant la marche de Herrera le Jeune, arriver par les moyens les plus courts à posséder ce que la méditation et l'étude seules peuvent donner. — Malgré tout, ses teintes étaient pleines d'agrément, il savait donner du relief à ses figures, et possédait le génie de la peinture. Valence, \ al-de-Christo , la plupart des temples de Madrid , la Chartreuse du Paular, Salamanque, Corella, et beaucoup d'autres villes, ainsi que des particuliers, possèdent quelques-unes de ses productions. M,
XIMENEZ DE ILLESCAS (Barnabé), peintre d'histoire, naquit à Luceua, en i6i3 , et dès son enfance eut un penchant particulier pour copier des estampes. Trèsjeune, il suivit la carrière des armes, et passa en Italie où le goût de la peinture se réveilla chez lui de telle manière, que pendant six années de son séjour dans ce pays, il consacra tous ses loisirs à dessiner et à peindre sous de grands maîtres. — Ximenez revint dans sa patrie trèsavancé , et peignit divers tableaux pour des particuliers. Il était occupé à former son premier ouvrage public à Andujar, en 167 1 , lorsqu'il y mourut. — Léonard de Castro et Michel Parrilla furent ses élèves. S.
XIMENEZ DE ZARZOSA ( Antoine ), fut l'un des principaux étudians et en même temps l'un des soutiens de l'académie de Séville, depuis 1660 jusqu'en 1672. S.
XIMENO ( Mathias ) , peintre d'histoire, accrédité dans la Vieille-Castille, vers le milieu du 17e. siècle. Il peignit les quatre tableaux des quatre autels latéraux de Kiéro-
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nymites de Siguenza : ils représentent l'Incarnation, la Naissance, l'Epiphanie , et la Présentation an Temple. On y trouve un beau dessin et de la couleur. — L'amateur don Jean Caballero , qui vit à Cifuentes , possède une Chute de Saint Paul, signée en i652 , et qui passe pour le meilleur ouvrage de notre artiste. M.
YANEZ ( Hernand ou Ferdinand ), grand peintre d'histoire, né dans Almedina de la Manche, peut bien avoir été l'un des élèves de Raphaël d'Urbin à Rome, comme le dit Palomino , quoique les auteurs étrangers n'en fassent pas mention. Il est vrai que Yartez travaillait déjà, et jouissait en Espagne d'une très-grande réputation en i53i, onze ans après la mort de Raphaël. Le protonotaire trésorier de la cathédrale de Cuenca , don G ornez Carrillo d'Albornos , amateur , d'un profond savoir qu'il avait acquis à Rome et à Bologne , fait son testament cette même année , par pure précaution. Il y arrête que les peintures du grand autel de la Piété d'Albornos * seront exécutées par Hernand Yanez ( peintre d'un rare mérite ) , et que dans cet autel il n'y aura rien que de la main dudit Yanez. — Et comme ledit seigneur Gomez, au lieu de mourir en i53i , vécut jusqu'en i536, il conste par une addition au même testament , qu' Yanez avait scrupuleusement rempli les' conditions , puisqu'il avait lui seul terminé tous les tableaux de ce grand autel , savoir : la Nativité, un Pape et un Evêque , deux Prophètes, deux Saintes Martyres, Saint Pierre, Saint Paul, Saint Jeau-
* Je dois dire ici que ce même Albornos est le restaurateur de la belle chapelle des Albornos dans la cathédrale de Cuenca.