GAU
Il n'est rien que leur art avidement ne tente ; Et chi plus innocent, toujours à leur profit, La bourse est crin\inelle et paye son délit.
Garder.
De trois choses Dieu nous gard; d'et cœtera de notaire , qui pro quo d'apothicaire, boucon de lombard frisquaire.
On comprend aisément les deux premières parties de ce proverbe, qui est tiré d'un sermon d'Olivier Maillard ; mais tous les mots de la troisième partie ont besoin d'explication.
Boucon signifie appât; lombard est synonyme de prêteur, parce que autrefois ceux qui faisaient en France métier de prêter à intérêt étaient Lombards; et /lis quaire veut dire fin , rusé.
Boucon peut aussi s'expliquer par poison. L'humeur vindicative des Lombards s'exerça sur plusieurs Français, pendant le séjour qu'ils firent, du temps de Charles VIII et de Louis xii , dans leur pays. Avaler le boucon, c'est s'empoisonner.
GARDER. {^Se)
de désirer j ( tu vois.
tout ce \ tu entends.
)de désirer ^ de croire {
( défaire ) [ tu peux.
Ce dicton proverbial se lisait autrefois dans un couvent de Franciscains , à Lyon.
Gautier-Garguille.
N'épargner ni Gautier ni Garguille.
C'est-à-dire, n'épargner personne, ni ami ni ennemi.
Au reste, n'épargnez ni Gautier ni Garguille.
( Regmek, sat. i3. )