‹ Dictionnaire des proverbes françaisChapitre 111 sur 335 · GRA · texte numérisé non relu

GRA

strumcns et paré de fleurs , est un reste des sacrifices que les Gaulois faisaient aux divinités païennes.

A Paris, on met sur le bœuf un enfant; dans le moyen âge, cet enfant tenait un sceptre, et les bouchers l'appelaient leur roi ; chaque communauté donnant alors à son chef le titre de roi.

Dans Rabelais, on trouve bœuf mole, à cause du violon qui accompagnait autrefois la marche du bœuf gras.

Les Angevins disent bœuf'villé, et entendent bœuf promené par la ville.

GRAS, ( Tuer le veau )

C'est célébrer le retour de quelqu'un par une fête extraordinaire. Cette façon de parler est tirée de la parabole de l'Enfant prodigue.

GRASSE. (C^wje)

Avant la révolution de 178g, il était d'usage, au Parlement comme au Châtelet , de plaider ce qu'on appelait la cause grasse ^ c'est-à-dire , une cause où il était question de galanterie.

GRAT. [Envoyer au^

C'est envoyer paître. Le grat est l'endroit où gratte la volaille.

GRATTER. ( Qui naît poule aime a )

C'est-à-dire, il y a des penchans que l'on tient de son origine.

Tant gratte la chèvre que mal giste.

Proverbe gravé sur la tombe du duc de Brezé dans la cathédrale de Rouen.

Quand deux personnes de peu de mérite se louent réciproquement, on dit qu'wrt âne gratte Vautre, et en latin : asinus asinumfricat.

Page 1