MIT
à la rime, il était nécessaire que les trois dernières lettres du second vers fussent les mêmes que les trois dernières du précédent. Le bon homme retint bien cette leçon, et, après s'être long-temps évertué, il mit au jour le quatrain suivant :
Ci-gît mon ami Mardoclie :
Il a voulu être enterré à Saint-Eustache; Il a porté tieate-deux ans la hallebarde :
Dieu lui fasse miséricorde.
Il fit graver cette sublime épitaphe sur la pierre tumulaire ; et de là vint le proverbe : Cela rime comme hallebarde et miséricorde. »
MITAINE. ( Onguent miton )
Remède qui n'a pas grande vertu , expédient peu profitable.
Le miton ne garantit du fi-oid que l'avant-bras, et la mitaine laisse à découvert le bout des doigts.
MITAINE. {Plus gai qu'une)
Le Ducliat pense que c'est par corruption que l'on parle ainsi. Au lieu de mitaine, il faudrait dire misaine. Cette voile, presque toujours agitée par un petit vent, a des ondulations agréables.
MITAINES. {^Cela ne se prend pas sans) Pour, sans précautions , comme on à\\. prendre des gants, pour, user de précautions.
La discipline ecclésiastique a sans doute donné lieu à cette façon de parler. Avant d'avoir reçu le soudiaconat , un sacristain ne peut pas toucher immédiatement les vases sacrés.
Mitron.
On donne ce nom aux garçons boulangers, parce
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qu'ils portaient autrefois des bonnets faits en forme de mitre.
MODE. ( Chaque pays sa)
C'est-à-dire, son costume particulier, ce qui ne doit s'entendre que des classes inférieures ; car non seulement en France , mais dans presque toute l'Europe , les beaux messieurs et les belles dames copient les élégans et les élégantes de Paris.
De tous nos départemens ceux qui offrent les costumes les plus variés, sont, la Seine-Inférieure, la Manche, le Calvados et l'Orne. M. Lanté, peintre, y a dessiné, en 1820 et 1821, cent trois figures en pied. Cette suite de costumes de femmes, gravée au burin par M. Gatine, vient d'être terminée; elle se vend chez l'éditeur, boulevard Montmartre, n° i.
(A la même adresse se trouve une suite de costumes hambourgeois , tyroliens, suisses, hollandais, espagnols et napolitains.)
Il y a autant de faiblesse a fuir la mode qu'a Vajfecter.
La mode assujettit le sage à sa formule ; La suivre est un devoir, la fuir un ridicule.
( De Bernis. )
Les fous inventent les modes, les sages les suivent; ou, comme dit La Bruyère :
Un philosophe se laisse habiller par son tailleur.
Toujours au plus grand nombre il faut s'accommoder.
Et jamais il ne faut se faire regarder.
L'un et l'autre excès choque, et tout homme bien sage
Doit faire des habits ainsi que du langage ,
N'y rien trop affecter , et sans empressement
Suivre ce que l'usage y fait de changement.
Mon sentiment n'est pas qu'on prenne la méthode
De ceux qu'on voit toujours enchérir sur la mode ,