NOE
NOCES. ( Tant qu'a des)
Autant qu'à des noces , aussi abondamment.
Un festin nuptial n'est pas seulement un repas d'amis, mais de parens ; deux familles se réunissent en une seule, et chacune d'elles croit devoir faire politesse aux parens et aux amis de l'autre; par là le nombre des convives se trouve doublé.
Dans la haute classe, l'usage Aejàire des noces se perd. Plus un homme est riche et puissant, plus il met aujourd'hui de réserve et de mystère dans la célébration de son hyménée. Cependant le mariage est un événement assez important pour qu'on l'entoure de toute la solennité possible; et si la prodigalité est déplacée chez un petit particulier, la stricte économie convient peu aux personnes que leur fortune ou leur rang placent au-dessus du vulgaire.
NOCESSALÉES.
Ce mot satirique, qui courut sous François i", était fondé sur l'impôt qu'occasionna le mariage de Jeanne d'Albret, nièce de ce prince , avec le duc de Clèves. On y avait mis un tel faste , que pour combler le déficit , plusieurs provinces méridionales furent grevées d'une taxe sur le sel.
Salé est , en mainte occasion , synonyme de cher.
Noël.
A été long-temps le cri de joie des Français; il était en usage, non seulement à la fin de l'A vent, mais dans maintes circonstances d'éclat; ce qui prouve qu'après avoir été le cri de joie de la naissance du Sauveur, il indiquait plutôt une nouveauté, qu'il n'avait rapport à sa nativité.