NOR
nom espagnol pour prendre celui de son époux, nommé Bonhomme.
Il nous reste à parler des noms d'amitié.
Dans les anciennes pièces de théâtre de Hardi, les amans appellent leur maîtresse ma sainte; comme on a dit depuis mon ange.
M' amour, mon cœur, ma poule , mon poulet , sont passés de mode ; mais le bon ton ne défend point à une maîtresse d'appeler son amant ma bonne, ma belle, et à l'amant de lui répondre par ma petite , ma mère, et souvent par les expressions dont elle se sert à son égard ; car il faut observer que dans ce joli patois il n'y a ni masculin ni féminin qui tienne , tous les genres sont confondus.
NORMAND. {^Adroit comme un prêtre^ C'est-à-dire, maladroit. Cette misérable équivoque roule sur le mot gaucher. Le bréviaire de Rouen fait mémoire de saint Gaucher, prêtre de Normandie; et on nomme gaucher celui qui a l'habitude de se servir de la main gauche pour faire ce que d'autres font avec la main droite.
NORMAND. ( Répondre en )
C'est avoir recours à des périphrases, au lieu de donner une réponse positive.
Il y a des gens qui ont autant d'horreur pour oui et non , que l'avare pour le mot donner : même dans les choses indifférentes, ils paraissent craindre de s'engager.
Un Normand a son dit et son dédit.
On a reproché comme un manque de parole ce qui n'était qu'une liberté laissée aux contractans , par la vieille coutume de Normandie, d'annuler ou de ratifier ■un contrat dans les vingt-quatre heures de sa signature.