QUE
QUENOUILLE. {Tomber en)
Cette expression est la traduction de la formule ad Jusum a laiiceâ transire.
La losange qui forme l'écu des armoiries des filles est une représentation du fuseau et de la quenouille, qui sont leurs attributs.
Tomber en quenouille se dit figurément et proverbialement des états où la royauté est héréditaire pour les femmes comme pour les hommes.
Lorsque la reine Anne d'Autriche devint enceinte , après une stérilité de vingt années, le curé de Saint- Germain -l'Auxerrois , qui était un homme simple, monta en chaire pour annoncer la grossesse de la reine, et dit, dans son prône : « Mes frères, si la reine nous donne une princesse , nous n'en serons guère plus avancés, à cause de la loi salique : ainsi prions Dieu qu'elle ait un prince. Cependant, mes frères, ajoutat-il, il y a ce qu'il y a; prions Dieu pour son ame. »
Dans une famille , on dit que l'esprit est tombé en quenouille, lorsque les filles y ont plus d'esprit que les garçons.
QUENOUILLE. {Il a bien d'autres larifaix a sa)
Lanjaix est un mot populaire qui , dans quelques parties de la France, û^m^xejilasse.
Ainsi le sens du proverbe est : Jl a bien d'autres affaires a démêler.
{Lanfaix \\ex\\. du latin lana , laine, et àe/ascis, faisceau. )
QUEUE. ( Ecorcher l' anguille par la )
Faire une chose à rebours.
QUEUE, (// vient un temps que les vaches ont besoin de leur)
C'est-à-dire, il ne faut pas faire fi des petites ressources.
D'une vache perdue, c'est (Quelque chose de recou- K'rerla queue ^ ne fût-ce que pour faire un tirouera son huis (une poignée à sa porte).
Proverbe d'Olivier Maillard.
En chaire, ce cordelier, qui fut confesseur de Charles viii, en disait bien d'autres. Dans son sermon du jeudi de la seconde semaine de carême, il apostropha ainsi des femmes d'avocats qu'il trouvait trop richement habillées : « Vous dites que vous êtes vêtues suivant votre état; à tous les diables votre état et vous-mêmes, mesdemoiselles! Vous me direz peut-être : nos maris ne nous donnent point de si belles robes; nous les gagnons de la peine de notre corps : à trente mille diables la peine de votre corps, mesdemoiselles! »
Ses sermons , à l'exception d'un seul recueil , sont écrits en latin. Pour prouver de quelle manière la Samaritaine découvrit que Jésus-Christ était Juif, voici ses paroles : i°. Ad 'vestem quam portabat ; 2°. Ad sermoneni quo utebatur; 3°. Quia erat circumcisus .
Michel Menot, cordelier, a aussi écrit ses sermons en latin; et ils offrent, comme ceux du P. Maillard, un mélange barbare de sérieux et de comique , de burlesque et de sacré. «Les bûcherons, dit-il, coupent de grosses et de petites branches dans les forêts , et en font des fagots; ainsi nos ecclésiastiques, avec des dispenses de Rome , entassent gros et petits bénéfices. »
Selon lui, le moyen d'aller en paradis, c'est de faire comme aux hôtelleries d'Espagne, où l'on paie avant
que de manger, et d'où l'on sort ami de l'hôte Les
mauvais chrétiens font comme aux cabarets de France, où l'on est traité à bouche que veux-tu ; mais il faut payer quand on sort, et souvent on a dispute.
Menot se demandepourquoiJésus-Christ donna plutôt