‹ Dictionnaire des proverbes françaisChapitre 226 sur 335 · REF · texte numérisé non relu

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choses, ou les choses elles-mêmes. C'étaient les hiéroglyphes de nos ancêtres, leur écriture symbolique, entre autres clans les almanachs des bergers. »

Par rébus , on entend aujourd'hui un assemblage de lettres ou de syllabes et d'objets figurés , qui compose un mot ou une phrase.

Un historien rapporte comme une chose tout-à-fait galante et des plus merveilleuses , qu'un de nos rois (Charles vi), n'étant encore que dauphin, fit faire une enseigne oii l'on avait peint un K, un cygne et une L, parce qu'il aimait une jeune fille appelée Cassignelle.

On trouve des rébus dans les armoiries ; par exemple , dans celles de la maison de Raconis , qui porte des choux cabus et ces deux mots Tout n'est, ce qui équivaut à la légende : Tout n'est qu'abus.

En rébus de Picardie ,

Une faulx , une étrille , un veau , Cela fait étrille Fauveau.

(Marot.)

Il fut un temps où les écrans étaient chargés de rébus : on en a mis, il y a quelques années, sur les sacs à ouvrage de nos dames. Celui que les brodeuses se plaisaient davantage à reproduire, offrait le nombre 1 00 , la lettre D, et une tour; ce qui voulait dire, sans détour.

Reconduire.

Il nous manque un proverbe sur le mot reconduire . Les Russes disent : On reçoit l'homme suivant son habit, et on le ré'co/z^/^z'^ suivant son esprit.

Refuser.

De bon ne refuse lettre ne gage ; Et du raeschant ne te fie , si tu es sage.

Namque ego ab indignis prœm'ui niilla peto.

(Catull. De Comd Berenic. ^

548 KEM

« De nieschantes gens jamais je ne prends rien. Rien jamais des gens de bien je ne refuse. »

(^Pantagruel, Liv. m, chap. 33.)

Qui refuse , muse.

C'est-à-dire , qui refuse est un niais, parce que souvent l'occasion d'avoir ce qui nous a été offert ne se * présente plus.

Molière avait peut-être ce proverbe en vue, quand il a fait dire à Gros-René :

Refuser ce qu'on donne est bon à faire aux fous.

Qui refuse y muse , s'applique particulièrement aux filles qui restent à marier, après avoir refusé de bons partis.

Son miroir lui disait, prenez vite un marij Je ne sais quel désir le lui disait aussi : Le désir peut loger chez une précieuse. Celle-ci fit un choix qu'on n'aurait jamais cru , Se ti'ouvant à la fin tout aise et tout heureuse De rencontrer un malotru.

(La Fontaime.)

RELEVÉE. {De)

Pour dire l'après-midi. Cette façon de parler tient à l'usage de dormir, après avoir pris le repas du milieu du jour.

REMÈDE, ( Tourmenter comme un) comme un lavement.

Sur la fin du règne de Louis xiv, le mot remède fut substitué à celui de lavement, par un motif singulier; on le trouva plus honnête, parce qu'il était équivoque.

Le mot clj stère , tiré du grec, comme presque tous les termes de médecine, avait précédé le mot lavement.

Dans le Bourbonnais, un médecin du moyen âge, nommé Maître-Jean, ordonnait toujours un clystère ou des pilules. Non seulement on le consultait comme

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