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étrange. On dirait en les voyant offrir une tête dépouillée de rornement naturel dont la beauté tirait un si grand avantage, qu'elles ont, ainsi que les hommes, compati à l'humiliation des coupables que la justice avait flétris d'une honteuse nudité, et qu'elles ont voulu leur en sauver l'ignominie en paraissant la partager. » (iîe- Jïexions morales sur les délits publics et prii^és.)
M. Geoffroy, au contraire, dans le feuilleton du Journal des Débats, se montra partisan de cette mode. «Les femmes, dit-il, qui sont encore tondues de plus près que les hommes, ne savent pas combien cet usage leur épargne d'inquiétudes et d'impatience ; combien l'élégant édifice des anciennes coiffures était difficile à bâtir; quel temps précieux on perdait à tourmenter des cheveux : les femmes de chambre y gagnent encore plus que leurs maîtresses. »
Dans le Distrait, comédie que nous avons déjà citée, Lisette dit, en parlant d'Isabelle, fille de madame Grognac , sa maîtresse :
Il m'a fallu trois fois réformer sa coiffure; Nous avons toutes deux enragé tout le jour Contre un maudit crochet qui prenait mal son tour.
SANCERRE. {Pistolets de)
Cent cinquante vignerons de la petite ville de Sancerre, dans le Berri, s'étant armés de frondes , contribuèrent beaucoup à dégager cette place que le maréchal de La Châtre assiégeait depuis huit mois. Ce furent les assiégeans eux-mêmes qui nommèrent ces frondes les pistolets de Sancerre.
SANGRADO. [Docteur)
Médecin sans instruction.
Ce sobriquet, devenu proverbe, vient du roman de