SAU
SANTÉ. [Point ne faut demandera malade s' il veut)
Proverbe contre ceux qui mettent en question des cas tout résolus.
C'est une ennuyeuse maladie que de conserver sa santé par un trop grand régime.
Les malades disent que la sanlé est le plus grand des biens, et ceux qui en ont toujours joui n'en connaissent pas le prix; il y a une classe intermédiaire, assez nombreuse, c'est celle des malades imaginaires, qui s'effraient du plus léger cbangement qui s'opère chez eux.
SANTÉ. (^Netteté nourrit la)
Les principales villes de France eurent des étuves jusqu'au seizième siècle, c'est-à-dire, jusqu'à ce que Tusage du linge fût devenu général ; on y venait par raison de santé, et pour causer à l'abri du froid : on y dansait même.
Sapience.
Sagesse, prudence.
Ce mot a vieilli : on ne s'en sert que dans cette phrase proverbiale , le pays de sapience, la ci-devant Normandie. La coutume de cette province établissait la majorité à vingt ans, à cause du goût prématuré pour les choses solides , les affaires d'intérêt,
SAS. ( Tourner le )
Dans les campagnes , on met un sas ou tamis sur un pivot pour connaître l'auteur d'un vol. On nomme ensuite les personnes soupçonnées , et le sas tourne au nom du voleur.
SAUGE. {^Donner un bouquet de)
Nos pères donnaient un bouquet de sauge à celui qui avait perdu l'occasion d'épouser sa maîtresse.
La sauge ser à cicatriser les plaies.