‹ Dictionnaire des proverbes françaisChapitre 258 sur 335 · SOB · texte numérisé non relu

SOB

( Essai sur l'Histoire de la musique en Italie^ Paris , Dufart, 1822), un chœur de jolies femmes chanter à l'ombre des beaux ormeaux duPausilippe, près la tombe de Virgile, un air de Pergolèse ou de Gimarosa, sur des paroles de Métastase , et l'on verra, de nos jours encore, se changer en réalité la fable des sirènes. » Dépouillée de son enveloppe allégorique , la fable des sirènes atteste l'éclat et la puissance de la musique en Italie, dès la plus haute antiquité.

Sobriété.

Nos pères la recommandaient par ces proverbes : Nature est contente de peu. — Il faut lier le sac avant qu'il soit plein. — Gourmandise tue plus de gens qu'èpêe en guerre tranchant. Plures gula occidit quam gladius.

Sobriquet.

La cause générale des sobriquets , ou surnoms burlesques , existe dans le penchant qu'a l'homme à contrôler ses semblables.

Appliqué aux habitans d'un pays , le sobriquet entre dans la classe des proverbes.

Il y avait, avant la révolution de 1789, tant de cha- , pitres et de communautés religieuses dans la ville d'Angers, qu'on y entendait continuellement sonneries cloches; de là le sobriquet : Li sonneor d'Angers. Celui de li usuriers de Metz n'avait pour objet que les Juifs de cette ville. Si les Gascons furent appelés Juglor, c'était qu'ils passaient pour les meilleurs jongleurs.

Au sujet des bossus d'Orléans, La Fontaine a dit que la nature avait oté les montagnes de la Beauce pour les transporter sur le dos des habitans d'Orléans. Cette

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