CAR T
dans un couvent. Celle-ci franchit avec une autre poule les murs du jardin.
Caquet-bon-bec, lasse de toujours vivre En automate, et sous l'œil des argus, Ira du monde apprendre enfin les us.
Le sort bientôt la sépare de sa compagne ; elle se glisse dans la chaumière de mère Michelle, joue son rôle de cajoleuse, de prude, et fait une seconde escapade.
Nous ne parlerons point de l'aventure qui fait dire à l'auteur :
C'était donc là le dernier coup enfin Que tu tramais dans ton âme intrigante Contre l'honneur de la poule à ma tante, Fripon d'amour !
Matante, au retour de poulette, ne se possède pas; Dieu sait comme on en fait accroire aux bonnes vieilles!
Caquet-bon-bec allait de son histoire Faire un récit ajusté de son mieux, Quand tout à coup elle s'écrie : O dieux ! . . . Ahi. . . je sens une colique affreuse. . . Je n'en puis plus. . . La bonne officieuse Lui fait chauffer bien vite un peu de vin, Puis doucement la frotte avec la main ; Un second cri derechef l'inquiète ; Ma tante alors croit sentir sous poulette Je ne sais quoi de rond comme un éleuf; Elle le tire , et trouve. . , ah ciel ! un œuf.
Caquet'bon-bec a toujours raison.
On finit par se taire auprès des bavards.
CARÊME PRENANT. ( Tout est de)
Proverbe sur la licence du carnaval, et principalement du mardi qui précède le carême.
L'usage de se dire publiquement des injures à certaines époques, est fort ancien. Les fêtes Eleusines et