ETE
« seigneurs , étalent aux aiTets à la cour, car ils ne « pouvaient la quitter sans une permission spéciale du « maître, même pour visiter leurs domaines; aussi ne « voit-on pas de châteaux en Espagne ; particularité (c qui a donné naissance au proverbe français; seule- « ment on trouvait rà et là, dans les villes et les villages, « quelques vieux manoirs, en dehors desquels des chaî- « nés pendantes témoignaient qu'ils appartenaient au « maître de tout en Espagne. »
EXAMINE. {Passer par r)
C'est-à-dire, être exposé à la critique. Ce proverbe vient de la sorte d'étoffe dont s'habillaient jadis les vieilles femmes, et de la causticité qui leur est attribuée.
Ce proverbe peut encore venir de ïétamine , ou /amis y qui sert à passer des matières pulvérisées, quand on veut séparer les parties fines d'avec les parties grossières.
Éternument.
Dieu vous bénisse , dit-on à ceux qui éternuent. On dit aussi Dieu vous assiste, et Molière a fait usage de cette dernière expression :
Enfin il n'est rien tel que d'avoir un mari
Ne fût-ce que pour l'heur d'avoir qui vous salue D un Dieu vous soit en aide , alors qu'on éternue.
ÉTEUF. {RenvoferV)
Pour dire répliquer vertement, repousser une injure par une injure plus forte.
Ij éieufe?,i la balle du jeu de longue paume.
Courir après son èteuf q^X. encore un proverbe; il signifie prendre bien de la peine pour recouvrer un bien, un avantage qu'on a laissé échapper.
Anciennement, depuis le jeudi jusqu'au mardi gras ,