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le ventre du clieval de ce favori. Le cheval étant venu à pisser, gâta le chapeau , et le roi en fut irrité , comme si c'eût été la faute du maître du cheval; depuis ce moment Baradat cessa d'être aimé.
Fosse.
Avoir un pied dans lajosse.
Tout le monde entend ce proverbe; nous le plaçons dans ce Dictionnaire pour faire remarquer que les anciens, suivant le témoignage de Plularque, disaient dans le même sens : Avoir besoin d'acné. Ils répandaient Tache sur les tombeaux, et croyaient cette offrande agréable aux morts.
Cette plante avait bien d'autres usages; on s'en servait pour faire des couronnes dans les cérémonies religieuses et dans les jeux solennels, Horace , dans ses odes, la compare aux lis, aux roses, aux myrtes et aux feuilles de lierre.
Fosse LU, F'osselue.
C'était le nom donné par nos pères à ceux qui avaient àesjbsseties , soit au milieu des joues , soit au menton,
Nicot (^Trésor de la Langue française ^ tant ancienne que moderne^ dit que les fossettes étaient regardées comme une marque d'agrèableté au visage Jéminin.
Les plus belles statues antiques n'ont de fossettes ni aux joues , ni au menton. Les Romains y attachaient plus de mérite, puisque Yarron nomme la fossette du menton un agrcmeni imprime par le doigl de V Amour.
Ce mot, sans doute, a fait naître à Bernis fidée <\c sa pièce intitulée les Petits Trous. Elle fut adressée )iar lui il !a femme de France (\\ù avait le plus de crédit:
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et celte première production de sa muse devint la première cause de sa haute fortune. Il v suppose que Venfant ailé vit dormir la jeune Pompadour, et que prenant pour des roses nouvelles les roses de son teint, il y porta une main hardie :
L'empreinte de son doigt forma ces jolis trous, Séjour aimable du sourire, Dont les plus sages seraient fous.
FOUARRE. {Faire a Dieujavbe de)
C'est-à-dire, tromper, donner en paiement ce qu'il Y a de moins bon, comme faisaient, à Tépoque oii Ton payait la dîme aux curés, certains cultivateurs, qui faisaient exprès des gerbes où il n'y avait presque point de grain.
Le vieux Tuolfouarre y\ç,x\\. Ae foderum ^ et signifie paille.
Tiejarbe, nous avons fait gerbe; l'ignorance des copistes a quelquefois substitué barbe à jarbe ; et il y a de vieux livres où l'on trouve : Faire a Dieu barbe de Jouarre. »
FOURGON. {La pelle se moque du)
Se dit d'une personne difforme qui reproche à une autre des défauts corporels.
Le proverbe suivant : Le chaudron mdchure la poêle , a trait au moral.
Mâchurer s^^x\'\i\e noircir^ et figurément décrier.
La poêle dit au cliaudron , retire-toi y cul noir.
(Proverbe espagnol.)
Qui te (leridet , caudam trahit.
(IIoHAT. Sat. 3.)
Tel qui se moque de vous a aussi son ridicule, littéralement, traîne sa queue y le chiffon que des polissons attachent au dos des passans.