‹ Dictionnaire des proverbes français (volume 2)Chapitre 103 sur 176 · MOU · texte numérisé non relu

MOU

Au moral, il s'agit ici d*un homme firi; c'est la traduction burlesque du proverbe latin : Homo emunctœ naris.

Ce proverbe s'entend aussi d\in homme ijûi, en cas drattaque, saurait se faire respecter; alorè le sens est le même que celuidu proverbe : // n'est pas manchot

MOUE. ( Oncques veil singe nejît belle) Avis aux vieillards qui croient se rendre agréables en faisant des pasquinades.

MOUFLES. (// ne faut pas y aller sans^ C'est-à-dire , Haris avoir pris ses précautions. Anciennement on appelait moufles des gants épais ,

propres à garantir les mains de ceux qui se livraient à

certains travaux.

MOUILLÉ. (*fe cou^frir d'un sac)

Alléguer une méchante excuse, se conduire de manière à aggraver sa faute, auiieii de la rendre pardonnable.

MOULINS. {Jeter son bonnet parties sus les) Expression proverbiale emprunté^ des contes de fées : « Je jetai mon bonnet par-dessus les moulins , et je ne sais ce que tout devint. »

MOURIR. {Fous me Jerez)

Expression métaphorique. Mourir ^t aller de vie h trépas y étaietit jadis la' même chose; mais en amour, on ne l'entend plus ainsi :

La Mort ayec l'Amour Se rencontrant un jour, Us se firent caresse ; Et depuis ce moment On n'a plus vu d'amant •

y Mourir poitr ia maîtresse. ,

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MOUSSE. {^Pierre roulante n'amasse jamais) * C'est-à-dire , une personne qui change souvent d'établissement ne devient jamais riche.

Nos pères employaient aussi la comparaison d'un arbre trop souvent transplanté. Sœpius plantata arbor Jructum profert exiguum.

MOUTARDE. ( Sucrer la )

Signifie adoucir un reproche,. modérer son ressentiment.

MOUTARDE. ( S? amuser a la)

C'est-à-dire, faire des choses inutiles, s'occuper de • petites affaires, pendant qu'on néglige les grandes. Proverbe de table. Ce n'est pbint à rehausser avec de la moutarde le goût d'un morceau de bouilli, qu'un gastronome se borne ; il veut des plats fins et préparés par le cuisinier.

MOUTONS. ( Re\^enir 2l ses )

C'est revenir à un propos commencé et interrompu.

Cette expression est tirée de la farce de Patelin , où un marchand plaidant contre un berger qui lui avait volé plusieurs moutons, s'interrompait souvent pour parler d'une pièce de drap que l'avocat de sa partie adverse lui avait aussi escroquée. Le juge, qui ne comprenait rien à ce galimatias, lui cria plusieurs fois de revenir a ses moutons.

Rabelais a employé plusieurs fois ce proverbe : iîevenir a ses moutons ^ Livre i, chap. i et 2; Livre m, chap. 33.

C'est la condamnation de toute espèce de digression ; l'auditeur est avide de jouir.

MUE. [Tenir en)

PrQverbe tiré de la fauconnerie. Nos pères s'en ser-

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